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Activités gouvernementales
CONSEIL DES MINISTRES DU 09 JUILLET 2008
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 09 juillet 2008

   

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 9 Juillet 2008 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Présidence de son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 9 Juillet 2008 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Présidence de son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :

* AU TITRE DU MINISTERE DU LOGEMENT, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’URBANISME :

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation d’une parcelle de terrain au Ministère de l’Elevage et de la Pêche.

La parcelle dont il s’agit est sise à Sotuba en Commune I du District de Bamako et fait l’objet du Titre Foncier N°27408 d’une superficie de 14 hectares 78 ares 24 centiares.

Ce terrain abrite le Laboratoire Central Vétérinaire (LVC) créé en 1979 et dont la mission est, entre autres, de contribuer à la prévention et à l’éradication des maladies animales par le diagnostic et la recherche médicale, d’assurer le dépistage des maladies transmissibles à l’homme, d’assurer la production de vaccins et de participer à la formation des cadres.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

* AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE :

Chef de Cabinet :

Monsieur Mamadou FOFANA, Journaliste ;

Chargés de Mission :

- Monsieur Amadou Saly CISSE , Interprête ;
- Madame Ramatou Adiawiakoye KONE, Planificateur.

Inspecteur à l’Inspection de la Santé :

Monsieur Badjigui TRAORE, Pharmacien.

Directeur Général du Centre de Recherche, d’Etudes et de Documentation pour la Survie de l’Enfant (CREDOS) :

Monsieur Hamadoun SANGHO, Médecin.

Directeur Général de l’Hôpital de Sikasso :

Monsieur Mamadou DOLO, Médecin.

Directeur Général de l’Hôpital de Tombouctou :

Monsieur Jérome DAKOUO, Médecin.

Directeur Général de l’Hôpital de Gao :

Monsieur Dounanké DIARRA, Médecin.

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE :

Chargé de Mission :

Monsieur Boubacar CAMARA, Attaché de Recherche.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :

* AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE : Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative aux résultats de la visite d’Etat effectuée par le Président de la République en République du Ghana, du 17 au 19 avril 2008.

Le Président de la République, accompagné d’une forte délégation, a effectué une visite d’Etat au Ghana du 17 au 19 avril 2008.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre des concertations régulières entre les Chefs d’Etat du Mali et du Ghana en vue de consolider les liens séculaires d’amitié et de coopération qui existent entre nos deux pays.

Au cours de la visite, les deux Chefs d’Etat ont examiné les questions relatives au renforcement de la coopération bilatérale, au rôle du secteur privé dans le développement des économies, à l’impact de la fluidité du transport sur les économies des deux pays, à la sécurité dans la sous-région et à la coopération décentralisée en tant que facteur de rapprochement des deux pays.

La visite d’Etat a été sanctionnée par la signature de deux Accords et d’un communiqué conjoint dans lequel sont consignées des recommandations visant au raffermissement des relations et notamment l’intensification des échanges entre les deux pays.

L’un des accords porte sur le jumelage entre les villes de Mopti et de Kumassi.

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative à la lutte contre les feux de brousse.

Les formations forestières naturelles couvrent près de cent (100) millions d’hectares dans notre pays.

Les ressources forestières et fauniques qui tiennent un rôle primordial dans la vie socio-économique et culturelle du monde rural sont en situation de péril du fait de la pression sur les terres avec l’extension des superficies cultivées, du déboisement et des feux de brousse.

Les incendies de forêt ou feux de brousse sont une pratique très ancienne dans notre pays et comportent une dimension culturelle dans certaines zones. Cependant, avec les sécheresses et la diminution des précipitations, les feux de brousse sont devenus plus violents et plus destructeurs.

De 1996 à 2006, il a été recensé 1 327 cas de feux avec une superficie totale brûlée de 1 567 858 hectares. 11% de ces feux étaient contrôlés, 89% des cas sont tardifs et dans 90% des cas les auteurs n’ont pas été identifiés.

Quelle qu’en soit l’origine, accidentelle ou délibérée, les feux de brousse sont une cause importante de déforestation, de dégradation des sols, de disparition des pâturages, de disparition des animaux dont les habitats sont détruits. Ils peuvent parfois faire des victimes, entrainer des pertes de récoltes et détruire des habitations.

Afin de lutter contre le phénomène, un certain nombre de textes législatifs et règlementaires ont été adoptés depuis 1968 et des mesures comprenant la mise en place de pare-feux et la création de brigades anti-feux dans les villages ont été mises en œuvre.

Toutefois, la faiblesse des résultats obtenus et la persistance du phénomène qui fait peser une hypothèque sur le milieu écologique et notre développement économique et social ont amené le Gouvernement à inscrire la lutte contre les feux de brousse dans les composantes majeures de la politique de protection de l’environnement.

La stratégie de lutte contre les feux de brousse vise à circonscrire le phénomène et ses effets en privilégiant la lutte préventive. Celle-ci fera appel à l’information, à la sensibilisation, à la formation, à la concertation et à la responsabilisation des communautés villageoises et des collectivités locales qui sont les premières concernées. En outre, le cadre législatif et règlementaire sera adapté et des mesures spécifiques comme les aménagements, les mises à feu précoces, la création de pare-feux seront mises en œuvre.

Concernant la lutte active qui vise à éteindre le feu, les moyens des services forestiers seront renforcés par l’acquisition de certains équipements comme les niveleuses et les camions citernes. De même, il est prévu à titre expérimental d’équiper 20% des villages concernés en petits matériels de lutte contre les feux.

Koulouba, le 9 juillet 2008

Le Secrétaire Général du Gouvernement

Fousseyni SAMAKE

 
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