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Recensement à vocation d’état-civil : LE TOP EST DONNE A BAMAKO

   

L’enrôlement hier du chef de l’Etat, marque le véritable coup d’envoi de l’opération dans la capitale

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L’enrôlement du Chef de l’Etat par l’équipe du RAVEC
Photo AMAP

C’est parti pour le recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec) à Bamako ! Le président de la République Amadou Toumani Touré, accompagné de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré, a donné hier à Koulouba, le coup d’envoi du processus d’enrôlement dans le district.

C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, du gouverneur du District Ibrahim Féfé Koné, et des proches collaborateurs du chef de l’État. Il était exactement 10 heures 25 minutes lorsque le président de la République fit son entrée dans le salon Mali du palais de Koulouba. Après avoir salué les personnalités présentes, Amadou Toumani Touré s’est installé dans un fauteuil juste en face de l’équipe du Ravec qui était arrivée un peu plus tôt.

L’opération d’enrôlement consiste à poser le pouce, l’index et le majeur des deux mains sur la valise d’enrôlement deux fois de suite. La prise des empreintes digitales est suivie par la capture d’une photo d’identité. Après le président de la République, ce fut le tour de Mme Touré Lobbo Traoré de se plier à l’exercice.

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Après le président de la République, ce fut le tour de Mme Touré Lobbo Traoré de se plier à l’exercice
Photo AMAP

Auparavant, l’équipe d’enrôlement, munie des pièces d’identité des deux personnalités avait rempli les formulaires qui doivent comporter entre autres renseignements le lieu de naissance, le domicile, la fonction et la situation matrimoniale.

En acceptant de se conformer à l’exercice d’enrôlement au cours d’une cérémonie publique, le président de la République a envoyé un signal fort à l’endroit des citoyens appelés au même exercice.

Evoquant les enjeux du Ravec, Amadou Toumani Touré a présenté celui-ci comme l’un des projets les plus importants que notre pays a initiés depuis son accession à l’indépendance. Le recensement administratif à vocation d’état civil est effectivement une grande première chez nous. "Il nous permettra de faire un recensement crédible de l’ensemble de la population. À partir des données du Ravec, nous pourrons avoir beaucoup de documents fiables : les listes électorales, la carte d’identité, l’extrait d’état civil", a ainsi énuméré le président Touré.

Le chef de l’Etat a lancé un appel à la population pour que chacun réserve bon accueil aux agents recenseurs. Il a demandé aux citoyens de comprendre que personne ne doit rester en marge de l’opération. Cette première phase du recensement concerne les régions de Kayes, Koulikoro et le district de Bamako. L’enrôlement a débuté à Koulikoro mardi dernier.

Le Ravec a pour but principal est de recenser tous les citoyens maliens y compris ceux qui n’ont pas de pièces d’état-civil en recueillant leurs données biométriques (photo et empreintes digitales) pour constituer un ficher central ouvert à diverses applications avec attribution d’un identifiant unique. L’opération consiste, à court terme, à collecter les données individuelles relatives à l’état-civil de chaque citoyen, à moyen terme à attribuer une identité unique à chaque personne recensée à partir des données biométriques. A long terme, il s’agira de mettre en place un système d’état-civil sécurisé, fiable et moderne sur l’ensemble du territoire et des juridictions du Mali à l’extérieur.

Le Ravec permettra par exemple, à deux millions d’enfants de 0 à 5 ans de recevoir un acte de naissance. Tout comme elle donnera la possibilité de connaître avec précision le nombre des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur.

L’opération a été confiée à la société SAGEM sécurité qui intervient dans 60 pays à travers le monde. Elle coûtera plus de 9 milliards Fcfa à l’État et à ses partenaires dont le Canada, la France et les Pays-Bas. Plus de 3000 personnes seront impliquées dans l’exécution du Ravec qui va durer sept mois, voire plus en fonction des zones et de la réalité du terrain.

Le Ravec avait été officiellement lancé le 25 octobre dernier au cours d’une cérémonie symbolique présidée déjà par le chef de l’État. Le 18 novembre, une opération test avait démarré simultanément au quartier Darsalam de Bamako et dans quatre localités de l’intérieur du pays. Il s’agit des villages de Sido et Tiéfala dans le cercle de Bougouni et des fractions nomades d’Ag Abaganga (commune d’Alafia) et de Kouloutane (commune de Lafia) dans le cercle de Tombouctou.

S. DOUMBIA

 
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