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SALON INTERNATIONAL DES TRANSPORTS D’AFRIQUE DE L’OUEST : Discours d’ouverture du Chef de l’Etat (Bamako, CICB, le 12 mars 2009)

   

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Honorable Président de l’Assemblée Nationale du Mali ;

Madame, Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Monsieur le Commissaire chargé de l’Aménagement du Territoire Communautaire, des Transports et du Tourisme ;

Mesdames, Messieurs les Ministres ;

Monsieur le Ministre de l’Equipement et des Transports du Mali ;

Messieurs les Ministres de la sous-région en charge du transport ;

Mesdames, Messieurs les membres des établissements publics, à caractère professionnel du Secteur des Transports ;

Messieurs les Directeurs des ports de la sous-région ;

Mesdames, Messieurs les experts ;

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, au nom du peuple malien et de l’ensemble de nos institutions, vous souhaiter la plus fraternelle bienvenue à Bamako, pour prendre part à ce Salon International du Transport en Afrique de l’Ouest (SITRAO).

Dans l’espace UEMOA, il existe de nombreux cadres d’échanges sur divers sujets entre les professionnels de différents secteurs, mais l’organisation de ce Salon sur les Transports est une première.

Je voudrais féliciter le Ministre de l’Equipement et des Transports du Mali, ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs pour cette initiative dont la pertinence n’échappe à personne.

Mes vifs remerciements s’adressent aussi à la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine, qui parraine la rencontre.

J’exprime, par la même occasion, notre reconnaissance à tous les participants (Organismes et Professionnels du Secteur des Transports) qui nous font l’amitié de rehausser l’éclat de ce Salon.

Mesdames, Messieurs,

Bamako est un lieu indiqué pour abriter une manifestation d’une telle envergure. Pays sans littoral, d’une superficie de 1.241.238 km2, partageant ses frontières avec sept autres pays, le Mali est une plateforme idéale pour mesurer les besoins et les enjeux liés au transport dans notre sous-région.

En effet, dans notre pays, le transport routier draine à lui seul 95% des exportations et des importations et 90% du transport intérieur. Plus de 35% du coût de revient de la plupart des produits de première nécessité et des biens de consommation sont constitués de coûts d’approche.

C’est pourquoi, convaincu que le développement du Mali passe par le développement des routes et des autres moyens de transport, nous nous sommes engagés dans un ambitieux programme de construction d’infrastructures de désenclavement intérieur et extérieur.

Cette politique volontariste nous a permis de relier le Mali aujourd’hui, par voie bitumée, au Sénégal, au Niger, à la Guinée, à la Mauritanie, en plus de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso.

Au plan interne, ces infrastructures routières contribuent à relier les zones de production aux zones de consommation et à dynamiser l’espace économique national.

Les routes du Mali sont aussi un maillon important des voies de communication terrestre au sein de l’UEMOA. De par sa position centrale, le Mali assure la connexion entre les pays membres de l’Union.

Le transport ferroviaire, qui a joué un rôle pionnier dans l’intégration de nos pays, reste également au cœur de nos priorités. Les Gouvernements du Sénégal et du Mali sont conscients des difficultés que traverse la Société Transrail, qui exploite l’axe Dakar-Bamako, et ne ménageront aucun effort pour accompagner le processus de redressement en cours.

Le Mali est, tout aussi résolument, engagé en faveur de la réalisation du Projet d’Interconnexion avec les réseaux ferrés du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

Le développement du transport aérien revêt aussi pour nous un caractère stratégique, pour permettre à Bamako de tirer le meilleur profit de sa position de HUB de l’Afrique de l’Ouest.

Je tiens à encourager la Compagnie Aérienne du Mali (CAM), société de transport de droit malien, les opérateurs privés et toutes les compagnies africaines et internationales de transport aérien qui assurent la desserte de notre pays.

La construction d’une nouvelle aérogare et la modernisation des équipements de l’Aéroport de Bamako-Sénou, dans le cadre des financements du Millenium Challenge Account, vise à rendre notre Plateforme ééroportuaire encore plus attractive et plus performante.

Mesdames, Messieurs,

On prête à un homme d’Etat américain d’avoir tenu ces propos : « l’Amérique a une économie forte parce qu’elle a de bonnes routes. L’Amérique a de bonnes Routes parce qu’elle a une économie forte ».

Cette réflexion campe avec justesse l’impact des infrastructures de transport en général, la route en particulier, sur le développement économique et social.

Nous avons pu mesurer, au cours des dernières années, combien, dans une ville, une route pouvait, à la fois, changer le décor urbain et contribuer au dynamisme de l’économie locale.

A ce titre, nous devons rendre hommage aux professionnels du transport, aux opérateurs économiques qui, sur terre, mer et air, œuvrent à la consolidation de l’économie de notre Union.

Il convient, toutefois, d’attirer l’attention des usagers des routes de l’UEMOA sur le respect scrupuleux des normes en matière de pesage. La route coûte cher. Son entretien aussi. Il est donc impératif d’observer le poids autorisé à l’essieu pour éviter une dégradation trop rapide de nos infrastructures routières.

La sécurité routière reste également une préoccupation des Etats, à cause des menaces réelles que sont le trafic de stupéfiants et le banditisme transfrontalier. Les postes de contrôle institués dans les pays de l’UEMOA ont vocation à lutter contre ces phénomènes.

Des dérives sont couramment observées dans l’accomplissement de cette mission, se traduisant par des contrôles intempestifs et une entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Nous devons combattre plus efficacement ces mauvaises pratiques.

Et je suis heureux de noter que tous ces sujets et bien d’autres figurent parmi les thèmes que vous aborderez à Bamako, au cours du Salon. Je suis persuadé que la Commission de l’UEMOA sera attentive à vos recommandations, visant à améliorer la qualité des Moyens et des services de transport dans l’Espace Communautaire.

En souhaitant pleins succès à vos travaux et un agréable séjour à Bamako, je déclare ouvert le Premier Salon International des Transports d’Afrique de l’Ouest.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 
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