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Activités du Chef de l’Etat
13ème Sommet de l’UA à Syrte : UN NOUVEAU DEPART POUR POUR LE CONTINENT

   

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, a pris part au 13ème Sommet de l’Union Africaine qui s’est déroulée à Syrte, en Libye, du 1er au 03 juillet 2009.

Outre l’hôte du Sommet, le Guide de la Grande Jamahiriya Arabe libyenne, une cinquantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement étaient présent à la réunion de Syrte. Le ommet de Syrte a aussi enregistré la présence d’invités de marque, notamment le Président de la République Fédérative du Brésil, Luis Inacio Lula Da Silva, et l’Emir du Qatar Son Altesse Royale Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

Le thème de ce 13ème sommet était « Investir dans l’agriculture pour réaliser la croissance économique et la sécurité alimentaire ».

D’importantes décisions ont sanctionné la rencontre de Syrte. Il s’agit de la transformation de la Commission de l’Union africaine en Autorité, la création d’un poste de président, d’un autre de vice président et de huit (8) secrétariats. De même, les prérogatives de certains secrétaires ont été renforcées. Ainsi, le secrétaire au commerce, à l’industrie et à la coopération internationale s’occupera aussi du dossier du Nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD).

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Ce sommet a constitué une étape importante dans la marche du continent vers l’intégration
Photo Présidence de la République du Mali

Cependant, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont maintenu, en plus de l’Autorité, la structure actuelle de l’Union africaine qui comprend la Conférence, le Conseil Exécutif, le Conseil de Paix et de Sécurité, le Parlement panafricain, la Cour africaine des droits de l’homme, l’Autorité, le Comité des Représentants permanents…

Le rapport des Chefs d’Etats souligne par ailleurs la nécessité de procéder à la révision du cadre institutionnel de l’Union pour permettre à ces organes de jouer un rôle majeur dans l’accélération du processus d’intégration continentale.

D’autres sujets ont été abordés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement notamment la crise financière internationale et ses répercussions sur nos économies ainsi que les conflits qui endeuillent le continent.

Dans le domaine de l’économie, la Conférence a salué la célérité avec laquelle le Fonds Monétaire International (FMI) a commencé à mettre en œuvre pour le déblocage de certaines ressources via l’allocution des Droits de tirage spéciaux et en anticipant sur les résultats escomptés de la vente d’une partie de ses réserves d’or. Cependant, les chefs d’Etats ont insisté sur la nécessité de débloquer rapidement les sommes restantes, comme indiqué dans le plan de sauvetage.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont, dans la perspective de la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques, ont adopté une position commune face au G8. Il s’agit notamment de l’augmentation du financement consenti dans le cadre du mécanisme d’adaptation et d’atténuation qui reste statique, ; les compensations pour dommages indirects aux économies africaine en réponse à la crise, un accès accru et qualitatif au marché financier du carbone et l’accès aux technologies nouvelles ainsi que les trois projets phares transfrontaliers que sont l’initiative grande muraille verte du Sahara, les bassins du lac Tchad et du Nil et l’initiative du Bassin du Fleuve Congo.

La partie africaine soulèvera également la question du financement durable, fiable et souple des opérations de soutien à la paix de l’Union Africaine. Cette démarche de front uni concernera également les négociations dans le cadre de l’harmonisation de la position des Etats membres de l’UA dans les APE et les négociations de l’OMC (Organisation Mondiale du commerce).

En ce qui concerne l’agriculture, les Chefs d’Etats et de Gouvernement ont adopté une politique agricole commune.

Sur le plan des conflits, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réaffirmé leur préoccupation voire inquiétude avec notamment la rémanence du fléau de changements anticonstitutionnels et de tentatives de coups d’Etat sous toutes les formes, la détérioration et l’accentuation de certains conflits, l’expansion des menaces transnationales comme le fléau de la drogue, le terrorisme, la prise d’otages… Le transfert du pouvoir anticonstitutionnel en Madagascar, la vague d’assassinats politiques en Guinée Bissau ont été condamnés. La situation politique au Niger a suscité également quelques inquiétudes.

En marge de ce 13ème Sommet de l’UA, s’est tenu le 21ème Sommet du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement chargé de la mise en œuvre du NEPAD. La cérémonie officielle d’ouverture était présidée par M Meles ZENAWI, Premier Ministre de la République Fédérale et Démocratique d’Ethiopie et Président en exercice du Comité.

Pour sa part, le Président ATT a eu l’honneur de présenter le rapport du Mali dans le cadre du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP). Notre pays a été fortement apprécié pour sa politique de développement et de bonne gouvernance. Selon les Experts du MAEP, le Mali dispose de tous les atouts pour devenir un pays émergent à l’horizon 2025.

Kader MAIGA
Envoyé spécial à Syrte

 
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