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Le président Touré à Dakar : POUR LA CAUSE DES TOUT-PETITS (L’Essor n°16568 du du 12 novembre 2009)

   

Malgré les conventions internationales, l’éducation et la protection de la petite enfance ne constituent toujours pas une grande priorité dans bien des pays en développement.

Le président de la République, Amadou Toumani Touré était mardi à Dakar où il était l’invité d’honneur de la 4è conférence africaine sur le développement de la petite enfance et dont il a présidée l’ouverture des travaux avec son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade.
Les tout-petits, puisqu’il était question d’eux, ont réservé à cette occasion un accueil enthousiaste aux deux chefs d’État particulièrement attachés à leur cause. Alors que le président Touré a créé une fondation pour venir en aide aux enfants en situation difficile, le président Wade a, lui, eu l’idée de construire un peu partout dans son pays (et aussi à Sikasso) « la case des tout-petits » qui est un établissement préscolaire où les enfants sont initiés aux technologies de l’information et de la communication.
La conférence présente la particularité de se tenir pour la première fois dans un pays francophone, a expliqué le président sénégalais. Me Abdoulaye Wade s’est dit particulièrement heureux de la présence du président Touré. "Le Sénégal et le Mali forment un empire et moi, je suis l’empereur", a énoncé avec humour le chef de l’État sénégalais avant de constater qu’il s’agit de "deux pays et un même peuple » résolument engagés dans le développement de la petite enfance. Le président Touré dont l’intervention avait précédé celle de Me Abdoulaye Wade, a évoqué son engagement pour la cause des enfants, les relations affectives qu’il entretient avec eux.
Auparavant, le ministre d’État, ministre de la Famille du Sénégal, Mme Ndèye Khady Diop, le secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’Éducation en Afrique (ADEA), Ahlin Byll-Cataria, la représentante de l’Unesco, Mme Ann Thérèse Ndong-Jatta, avaient plaidé avec un bel ensemble pour la promotion de programmes destinés au développement de la petite enfance sur le continent.
Le secrétaire exécutif de l’ADEA estime que depuis la dernière conférence africaine sur le développement de la petite enfance en 1999, beaucoup a été fait dans les domaines de l’éducation et de la santé même si les objectifs sont loin d’être atteints dans ces deux domaines, surtout en ce qui concerne les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il a noté que les enfants africains sont toujours exposés à la pauvreté, à la déscolarisation, à la malnutrition et à beaucoup de maladies. "Plus de 30 millions d’enfants en Afrique vivent dans la pauvreté et n’ont pas accès à l’éducation et au système de santé", a déploré Ahlin Byll-Cataria, avant d’estimer que nos États ne doivent plus justifier le manque de moyens pour ne pas investir dans le développement de la petite enfance. "Investir dans la petite enfance, c’est garantir la paix, la cohésion et l’unité nationales", a-t-il plaidé.
La représentante de l’Unesco n’a pas dit autre chose : "investir dans la petite enfance, c’est lui donner une bonne base éducative et une meilleure santé". Mme Ann Thérèse Ndong-Jatta relève qu’en dépit des conventions internationales comme celle de l’ONU sur les droits de l’enfant, les OMD et le cadre d’action de Dakar pour l’éducation pour tous, l’éducation et la protection de la petite enfance ne constituent toujours pas une priorité dans beaucoup de pays en développement. "La protection anténatale et postnatale ainsi que la nutrition reçoivent généralement une infime partie du budget national et beaucoup moins de la part des partenaires au développement", a-t-elle critiqué en soulignant que les résultats de la recherche sur le développement de l’enfant ne sont pas très connus.
Le ministre d’État, ministre de la Famille du Sénégal a souligné que cette conférence constituait une occasion de booster l’investissement sur le développement de l’enfant. Mme Ndèye Khady Diop a rendu hommage au président Touré pour son amour envers les enfants et surtout pour avoir soutenu l’implantation d’une case des tout-petits à Sikasso.
Pendant trois jours, les participants dont les ministres en charge de l’Éducation, de la Santé et des Finances et les experts en provenance d’une trentaine de pays africains débattront des moyens d’influencer les politiques de développement des jeunes enfants de 0 à 6 ans.
Notre pays est représenté à cette rencontre par le ministre de l’Éducation, de l’Alphabétisation et de Langues nationales, Salikou Sanogo. La conférence est l’occasion de réfléchir à des solutions permettant d’augmenter les investissements dans les programmes destinés aux jeunes enfants dont le développement est crucial pour l’avenir des nations.

Envoyé spécial
M. KEITA

 
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