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NOUVEL AN 2010 : Discours à la Nation de Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali, Chef de l’Etat

   

Mes chers compatriotes,

Frères africains,

Hôtes du Mali,

Au seuil du nouvel An, c’est toujours pour moi un agréable devoir de présenter mes vœux les meilleurs à chaque Malienne et à chaque Malien, à nos frères africains et aux hôtes du Mali.

L’aube d’une année est un moment de prières pour nous-mêmes, pour tous ceux qui nous sont chers afin que s’accomplissent nos aspirations les plus ardentes à une vie toujours meilleure.

Au moment où finit l’année 2009, nous sommes tous heureux de vivre cet instant particulier qu’est l’entame du cinquantenaire du Mali indépendant. Notre pays aura cinquante ans le 22 septembre 2010.

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Adresse du Chef de l’Etat à la nation à l’occasion du Nouvel An 2010
Photo Présidence de la République

Ce parcours est sans doute infime dans la vie d’une Nation multiséculaire comme la nôtre. Mais cinquante ans, cela représente une étape importante dans la vie du Mali contemporain. Plus de la moitié de nos compatriotes n’ont pas connu les premières heures qui ont suivi notre accession à l’indépendance.

Ce soir, mes pensées profondes et respectueuses vont à tous les résistants à la pénétration coloniale, aux combattants de la liberté et aux pionniers de l’indépendance dont l’engagement dévoué a permis à la Nation malienne de survivre et de se libérer.

Je voudrais leur exprimer en ces instants solennels l’émotion que suscite en nous le souvenir de leurs combats héroïques et notre fierté d’être leurs héritiers.

Durant l’année qui commence, nous allons célébrer des hommes et des femmes, les repères, symboles et temps forts de ces cinquante ans d’un jeune État avec la volonté de les assumer et de les dépasser dans l’espérance d’un Mali plus prospère, un Mali fort de ses atouts ainsi que de l’engagement de tous ses enfants.

Le moment me paraît plus que jamais propice à une réflexion collective sur l’importance de la République et des symboles de l’État comme l’emblème national, la devise de la République, l’hymne national, le sceau et les armoiries qui expriment notre identité nationale et qu’il importe de préserver de la banalisation.

Il nous faut promouvoir les outils d’un réarmement moral et civique de notre jeunesse. J’engage à cet égard les autorités compétentes à restaurer, aux niveaux appropriés de l’éducation formelle et informelle, l’instruction civique et morale ainsi que le salut quotidien au drapeau national.

Des initiatives seront prises pour réformer et relancer le Service national des jeunes (SNJ), pour donner une vocation et un statut précis au corps des Volontaires du Mali afin d’assurer l’éducation à la citoyenneté pour tous.

Nous vivons, plus que jamais, une période-charnière de notre marche en avant, une période de défis majeurs face auxquels il importe de réaffirmer, pour les mettre au cœur de nos préoccupations, les valeurs cardinales de la Nation malienne fondées sur le patriotisme, le civisme, l’intégrité et la dignité, la solidarité et la générosité, l’abnégation et le courage, la paix et la tolérance.

Il est heureux de constater que face à l’adversité, nous nous retrouvons toujours, dans la communion des cœurs, pour surmonter les difficultés et préserver l’essentiel. Cette conscience du devoir envers la communauté qui constitue le ciment de notre Nation demeure vivace en dépit de toutes les contraintes qui jalonnent notre parcours commun.

Nous devons la renforcer en cette phase de construction nationale, d’aspiration au développement durable et à une meilleure maîtrise de notre environnement.

Je reste profondément optimiste, car le Mali, j’y crois.

Je ne doute pas, un seul instant, de la capacité des Maliennes et des Maliens à penser et à engager les réformes indispensables pour accélérer notre développement.

Mes chers compatriotes,

La consolidation de notre démocratie est au cœur de cette ambitieuse quête de renouveau. En février 2008, j’ai fait engager une réflexion dans ce sens par un comité d’experts présidé par le ministre Daba Diawara.

L’objectif visé était d’obtenir des propositions dont la mise en œuvre permettrait entre autres :

- de clarifier les compétences des institutions de la République et leurs relations ;
- de corriger les lacunes et les insuffisances révélées par la pratique institutionnelle et d’améliorer le système électoral et le mode de financement des partis politiques ;
- de donner à l’opposition les moyens politiques, juridiques et financiers lui permettant d’exercer pleinement son rôle et de garantir ses droits.

Le Comité d’Experts a procédé à une analyse approfondie des conclusions et recommandations des différentes rencontres organisées sur le processus électoral au Mali et la gouvernance démocratique au Mali, des rapports des administrations et des organisations de la société civile sur les différentes consultations électorales organisées depuis 1992 et des travaux de recherche réalisés sur les mêmes questions par des chercheurs nationaux et étrangers.

Il s’est entretenu avec de nombreuses personnalités, notamment des chefs et anciens chefs d’institutions de la République, des responsables des partis politiques et d’organisations de la société civile, des représentants des confessions religieuses, des syndicats, des légitimités traditionnelles, des hommes et femmes des médias et d’autres observateurs avisés de la vie politique de notre pays.

Il a aussi entrepris une série de missions à l’extérieur pour s’imprégner de l’expérience de pays considérés comme modèles dans les domaines qui constituaient ses centres d’intérêt.

Mes chers compatriotes,

À l’issue de ce processus de larges concertations, j’ai décidé de soumettre au peuple malien les propositions qui, à mon sens, peuvent contribuer fortement à consolider notre démocratie.

Dans ce cadre, je prendrai très prochainement l’initiative d’une révision de la Constitution du 25 février 1992. Elle sera l’occasion de se prononcer sur d’importantes innovations qui redéfiniront les contours de l’architecture institutionnelle de notre système démocratique pour son meilleur fonctionnement.

Il s’agit, entre autres :

- du réaménagement du pouvoir au sein de l’Exécutif ;
- de la création d’un Sénat ;
- de la réorganisation de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, du Conseil économique, social et culturel, de la Haute cour de justice et du Conseil supérieur de la magistrature ;
- De la création d’une Cour des comptes et d’un organe unique et indépendant de régulation de l’audiovisuel ;
- Du renforcement des droits et libertés avec l’extension des attributions du Médiateur de la République ;
- Et de l’institution du contrôle de constitutionnalité par voie d’exception.

Mes chers compatriotes,

Dans la même lignée, l’une des réformes les plus ambitieuses à mener par notre administration au cours des prochaines années reste celle du découpage administratif du territoire dans le souci d’une meilleure gouvernance du pays.

Le découpage administratif actuel, avec 8 régions, 1 district, 49 cercles, 286 arrondissements et 36 communes urbaines, était conçu pour la gestion d’une administration centralisée. Son fonctionnement au quotidien a mis en exergue des faiblesses telles que :

- l’importance des distances séparant les chefs lieux des régions des différents cercles ;
- l’inefficacité dans l’encadrement des populations.

Le nouveau découpage administratif devra prendre en compte le souci d’une plus grande proximité avec les populations. Il se traduira par la création de nouvelles régions, de nouveaux cercles et de nouveaux arrondissements.

Après dix ans, nous devons donner une nouvelle vitalité à notre politique de décentralisation en faisant des régions de véritables collectivités porteuses de croissance et de développement tout en ouvrant la voie à une meilleure administration du territoire.

Mes chers compatriotes,

La relecture de la loi portant statut particulier du District de Bamako s’inscrit dans la même volonté d’adapter nos entités administratives aux exigences d’une gestion plus efficace et moderne.

La modification à apporter au statut actuel est d’ériger la ville de Bamako en une commune subdivisée en arrondissements. Ainsi, les six communes actuelles deviendront des arrondissements avec possibilité de créer de nouveaux arrondissements dans le cadre de la nouvelle réorganisation du District de Bamako. Ce projet sera prochainement examiné par le Conseil des ministres.

Toutes ces réformes, relatives à la consolidation de la démocratie, au redécoupage de la carte administrative et la réorganisation du District de Bamako, participent du renouveau de l’Action publique, une condition essentielle de succès dans les autres domaines.

On peut y ajouter la nouvelle carte judiciaire visant à améliorer les services rendus aux justiciables et le projet de code des personnes et de la famille appelé à baliser notre marche continue vers une société enracinée dans ses valeurs de civilisation et ouverte sur le monde.

Mes chers compatriotes,

Tout au long de l’année 2010, nous commémorerons à travers des activités culturelles et socio-éducatives les 50 ans du Mali indépendant. Je suis sûr que de nombreuses initiatives rivaliseront dans nos villes, villages et fractions pour donner à la fête un éclat populaire.

Le temps des festivités sera aussi celui du travail et de la poursuite des nombreux chantiers qui symbolisent chaque jour le progrès et le développement de notre pays.

Le Projet pour le développement économique et social (PDES) condense la vision et les stratégies à conduire. Il nous faut poursuivre le renforcement de la sécurité alimentaire ainsi que la qualité de l’éducation et de la santé, les actions structurelles dont le développement institutionnel, social, celui des infrastructures, des mines, du secteur privé, des arts et de la culture, du tourisme et de l’artisanat.

Voilà les piliers du Mali des cinquante ans à venir. Car l’horizon pour nous, c’est désormais le centenaire de notre pays.

Mes chers compatriotes,

L’année 2009, qui s’achève a été celle de l’accélération dans la mise en œuvre de projets et programmes visant à asseoir les bases de notre développement et à améliorer les conditions et les commodités de la vie. Je suis tout particulièrement heureux, de la poursuite de la politique de l’habitat notamment dans sa composante de « logements sociaux ».

La convention de partenariat signée au début de ce mois entre le gouvernement et la compagnie saoudienne d’investissement Foras est une bonne nouvelle pour nous et pour tous les Maliens qui aspirent à un toit à des conditions favorables, comme en témoigne l’engouement jamais démenti pour les logements sociaux. L’accord avec Foras porte sur la réalisation de 20.000 logements. 3.400 unités seront réalisées au cours de l’année 2010. Cette première phase coûtera 62 milliards de Fcfa sur un financement global de 365 milliards de Fcfa.

Je veux exprimer aux dirigeants de la société ainsi qu’au président de la Banque islamique de développement, notre frère Mohamed Ali, nos sincères remerciements pour leur confiance dans notre politique de l’habitat social.

Au total, avec le programme gouvernemental, c’est 5.400 logements sociaux qui seront construits au cours de cette année. Je tiens à rassurer tous nos compatriotes sur le choix fait de réaliser une partie des 20.000 logements dans chacun de nos cercles.

En matière d’infrastructures routières, l’année a été marquée par la poursuite des travaux des tronçons :

- Sékokoto-Bafing-Falémé du corridor Bamako-Dakar par le sud ;
- Kayes-Diamou-Bafoulabé ;
- Bougouni-Sikasso ;
- Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso ;
- Sévaré-Douentza ;
- Bamako-Kangaba ;
- Niono-Gomacoura-Nampala-Léré-Niafunké-Tonka-Diré-Goundam et Tombouctou.

La construction du 3è pont se déroule à un bon rythme. L’échangeur multiple est sorti de terre et reconfigure jour après jour le rond-point de la Colombe.

La construction de l’autoroute à péage Bamako-Ségou sur 226 km représente un projet-phare. Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour le bouclage de son financement au cours de l’année 2010. La réalisation de l’Autoroute Bamako-Koulikoro, avec un pont à Koulikoro, relève du même ordre de priorité.

Le Parc national du Mali réalisé par le Groupe Aga Khan préfigure le nouveau visage d’un Bamako qui combine harmonieusement le passé et la modernité tout en préservant ce poumon vital de la ville de Bamako.

L’aménagement du canal de Diafaranako qui touche bientôt à sa fin est un projet urbain à plusieurs volets. Il permettra la maîtrise du drainage des eaux pluviales et l’amélioration du cadre de vie des populations urbaines avec la création d’espaces d’agrément et de loisirs.

Mes chers compatriotes,

En matière de télécommunications, l’année aura aussi été marquée par des investissements très importants pour améliorer la qualité et le coût des services dans un cadre compétitif. Nos progrès sont fascinants dans ce domaine et notre pays compte aujourd’hui près de 4.300.000 abonnés au téléphone mobile, contre 3.500.000 en 2008.

La télé densité est passée de 27,6 % à 33,6 %.

Mes chers compatriotes,

S’agissant des infrastructures énergétiques, l’achèvement des travaux de construction de deux centrales thermiques à fioul lourd à Sirakoro et à Balingué va accroître l’offre énergétique et renforcer le réseau de distribution électrique.

L’interconnexion des réseaux électriques du Mali et de la Côte d’Ivoire sera effective cette année dans sa première phase avec une production initiale de 80 Mégawatts.

Au plan sous-régional, la réalisation du barrage de Félou permettra d’augmenter les capacités énergétiques des pays membres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.

Le barrage de Taoussa, dans ses composantes énergétiques et agricoles, représente un grand espoir pour le développement dans les régions Nord du Mali. Je suis heureux d’annoncer que son financement est bouclé. Les travaux de construction démarreront au cours du premier trimestre 2010.

L’éclairage public continue de s’étendre à de nombreuses localités : Goundam, Kati, Douentza, Djenné, Bandiagara, Markala, Yanfolila et Niono sont désormais au nombre des villes desservies.

L’accès à l’eau potable s’est amélioré en 2009 avec, entre autres, l’achèvement des stations compactes de Magnambougou et la réalisation de l’adduction en eau potable des villes de Hombori, Fana, Ouélessébougou et Yanfolila.

L’année 2010 verra le démarrage des travaux de construction de la station compacte de Missabougou et d’adduction d’eau de Macina, Barouéli, Niono, Konobougou et Dioro.

Mes chers compatriotes,

Les ressources humaines demeurent la première richesse de notre Nation. La place primordiale accordée à la santé et à l’éducation, dans les investissements de l’État, procède de cette conviction.

De nouvelles infrastructures viendront renforcer la couverture sanitaire. L’hôpital régional de Sikasso sera inauguré dans les prochains jours.

Les travaux de construction de l’hôpital national de Yirimadio, symbole de l’amitié entre le Mali et la Chine, se déroulent normalement.

Toutes les conditions sont réunies pour le lancement des travaux de l’hôpital régional de Mopti. 18 centres de santé de référence seront construits ou réhabilités ainsi que 44 centres de santé communautaires dans diverses localités de notre pays.

L’opération « Milagro », fruit de la coopération Mali-Cuba, s’est renforcée au fil des années en rendant la chirurgie ophtalmologique accessible à de nombreux patients.

Dans le souci constant d’améliorer nos plateaux techniques et la qualité des prestations médicales, notre pays va se doter d’un centre de chirurgie cardio-vasculaire, d’un centre de transplantation des reins et d’un centre de soins de la drépanocytose.

Mes chers compatriotes,

L’éducation est une dimension importante de la valorisation des ressources humaines. La mise en œuvre des conclusions du Forum national sur l’éducation doit continuer à retenir toute notre attention.

La création de l’Université de Ségou qui démarre ses enseignements à la prochaine rentrée s’inscrit dans la voie du renouveau de la formation universitaire, avec de nouvelles filières orientées vers nos besoins.

La construction du Campus universitaire dont nous poserons bientôt la première pierre vise à améliorer les conditions d’accueil des étudiants de l’Université de Bamako.

Je me réjouis également du choix d’installer une connexion haut débit à l’Université, tout en la reliant aux moyens des nouvelles technologies de l’information, aux instituts de formation universitaire.

En ce qui concerne les enseignements fondamental, secondaire, technique et professionnel, l’État continue à consentir les mêmes efforts de réalisation d’infrastructures.

Des lycées publics ont ouvert leurs portes dans de nombreuses villes secondaires. Un institut de formation professionnelle sera construit à Kayes et des instituts de formation de maîtres à Kati, Nioro et Ségou. L’enseignement secondaire s’enrichira d’un nouveau lycée technique.

En soutien à nos efforts, l’Organisation internationale de la francophonie a mis à la disposition de notre pays douze centres de lecture et d’animation culturelle, lesquels sont en voie de finition. Je tiens à exprimer au secrétaire général de l’OIF, le président Abdou Diouf, notre sincère gratitude.

Notre politique d’assistance à mes amis, « les tout-petits », se renforce avec l’ouverture des 10 Maisons de la femme et de l’enfant, construites dans chacune de nos régions et à Bamako ainsi que d’un nouvel orphelinat.

Mes chers compatriotes,

Le seuil d’engagement social de notre État est si élevé qu’il nous faut constamment rechercher les voies et moyens de sa viabilité économique.

C’est le sens à donner aux actions de soutien à une croissance économique accélérée dans l’affectation des ressources exceptionnelles tirées de la vente de 51 % des actions de la SOTELMA pour un montant de 180 milliards de Fcfa. 19 % des 49 % restant dans le portefeuille de l’État seront vendues au grand public dans le cadre de l’actionnariat populaire.

L’assainissement des finances publiques, le soutien aux réformes économiques structurelles et le financement des investissements publics, sont autant de mesures destinées à accélérer le rythme de notre croissance économique.

Le secteur minier constitue un des poumons de cette croissance. La production industrielle de l’or a atteint 49 tonnes et demie en 2009. Les recettes pour les finances publiques sont de l’ordre de 130 milliards de Fcfa. La production artisanale de l’or est estimée à 4 tonnes.

La promotion du secteur privé contribue également à la consolidation des bases de notre économie. Elle sera favorisée par le Plan d’action pour l’amélioration du cadre des affaires et l’opérationnalisation de l’Agence pour la promotion des investissements, la relance du secteur industriel, à travers la restructuration et la mise à niveau des entreprises ainsi que la mise en place de zones industrielles de Bamako et de Ségou.

La cimenterie intégrée de WACEM à Gongotéry, dans le cercle de Bafoulabé, celle de Hombori, dans le cercle de Douentza, dont la convention d’établissement a été signée, entre l’État et la société Mandé Construction et la réhabilitation de l’usine de phosphate de Tilemsi, sont autant de projets structurants pour réduire notre dépendance des marchés extérieurs pour l’importation de ciment et d’engrais. Ils représentent aussi des mines d’emplois pour les jeunes.

Mes chers compatriotes,

Les Maliens de l’extérieur ont toute leur place dans cette politique de dynamisation du secteur productif. Le Forum des investisseurs de la diaspora malienne qui vient de se tenir à Bamako est une opportunité pour mobiliser leurs ressources vers l’industrie et les services.

Je saisis l’occasion pour saluer leur engagement en faveur du développement de leurs villages, de leurs régions et du pays tout entier.

Mes chers compatriotes,

Le développement du Mali, pour lequel nous œuvrons tous au quotidien, a besoin d’un environnement de stabilité et de sécurité. Je me réjouis donc du retour de la paix dans le Nord-Est de la Région de Kidal. Les « combattants » ont déposé les armes pour retrouver leurs familles et leurs communautés.

Des rencontres inter-communautaires regroupant de nombreuses fractions, de grands chefs traditionnels, de leaders de confessions religieuses, des représentants de l’administration d’État, des organisations de la société civile, des personnes-ressources, des « anciens combattants » se sont tenues à Agouni, puis à Kidal.

Elles ont permis, de débattre de la situation sécuritaire et du développement des Régions du Nord Mali, dans la réconciliation des cœurs après tant d’épreuves. Ces assises ont enregistré les messages de ralliement des derniers chefs de la rébellion à la paix et à sa consolidation.

La reprise des actions de développement, avec l’accompagnement de nos partenaires, rassure nos populations. Il nous faut renforcer cette dynamique notamment en faveur des jeunes qui restent l’enjeu véritable de la stabilité.

Cette évolution favorable nous permet d’unir nos forces pour combattre les nombreuses menaces dans la bande sahélo-saharienne notamment la présence de groupes divers qui se livrent à des prises d’otages et au trafic de drogue.

Le Mali, conscient de l’ampleur des menaces, tout comme les autres pays riverains, a proposé une conférence pour la paix et le développement dans la bande sahélo-saharienne.

Après la réunion des experts et des ministres des Affaires étrangères et de la sécurité, nous réitérons notre invitation pour la tenue du sommet des chefs d’État afin de dégager une vision et des actions communes autour des questions de paix, de sécurité et de développement.

C’est le lieu, de réaffirmer notre condamnation sans réserve des prises d’otages et notre détermination en faveur de la libération des personnes injustement privées de leur liberté.

Mes chers compatriotes,

L’intégration africaine fait partie de notre identité nationale comme le stipule clairement notre Loi fondamentale. Le Mali sera toujours solidaire de toutes les initiatives visant à renforcer la coopération sous-régionale et régionale.

Au plan international, nous réaffirmons notre constante solidarité au peuple palestinien et regrettons profondément le gel du processus de paix ainsi que la poursuite de la violence contre les populations civiles.

Mes chers compatriotes,

En cette veille de fête, j’ai une pensée fraternelle, comme toujours, pour nos malades et tous ceux qui souffrent. Je leur souhaite de recouvrer la santé et la quiétude.

Je n’oublie pas toutes celles et tous ceux qui, pour des raisons diverses, vivent ces instants d’allégresse dans la solitude loin de leurs familles. Nous les associons à nos prières.

Mes chers compatriotes,

Frères africains,

Hôtes du Mali,

Il ne me reste plus qu’à vous renouveler mes vœux d’une bonne et heureuse année 2010 et à souhaiter un très joyeux anniversaire à notre très cher pays.

Vive le Mali dans une Afrique unie et en paix !

Je vous remercie de votre aimable attention !

 
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