Fil RSS du site

Abonnez-vous à la lettre d’information de Koulouba
 

   
Contactez la rédaction
ACCUEIL | ACTUALITES

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail title=


Flintlock 2010 : UN PARTENARIAT D’ENVERGURE CONTRE LA CRIMINALITE DANS LA ZONE SAHELO-SAHARIENNE

   

Cet espace de 8 millions km2 dont 700 000 au Mali, est devenu un théâtre d’activités illicites menées par des bandes appartenant au crime organisé.

L’opération Flintlock 2010 s’est achevée lundi au polygone de tir de Kati sous la présidence du chef de l’État, Amadou Toumani Touré. Il était accompagné à cette fête militaire par un hôte de marque Jacob-Jack Lew, le secrétaire d’État adjoint américain pour la gestion et les ressources. Une présence qui atteste de l’importance que les États-Unis accordent à la lutte contre la criminalité dans la bande sahelo-saharienne. Vêtu d’une tenue léopard, chaussures basses et casquette noire floquée des cinq étoiles du général d’Armée, le président Touré avait visiblement des fourmis dans les jambes. "Si j’avais su que le général Haas allait sauter aujourd’hui, j’aurais complété un stick", a-t-il confié.
À cette cérémonie, on notait la présence du président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, représentant son homologue de la Défense et des Anciens combattants. Étaient également présents le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, lui aussi en tenue de combat, le général Haas représentant le général Ward, le patron d’Africom, les ambassadeurs du Burkina Faso et du Sénégal.
L’exercice Flintlock 2010 s’inscrivait dans le cadre de la lutte contre l’insécurité frontalière dans la bande sahelo-saharienne. Cet espace est devenu un théâtre d’activités illicites menées par des bandes appartenant au crime organisé. L’espace concerné couvre 8 millions km2 dont 700 000 au Mali.
Pour Amadou Toumani Touré au regard de cette étendue et de la floraison exponentielle des menaces, aucun pays à lui seul ne peut circonscrire le phénomène d’où la nécessité de fédérer nos efforts. C’est cette prise de conscience collective qui a suscité l’intérêt et l’accompagnement de partenaires stratégiques sous l’impulsion des États-Unis.
Le général Gabriel Poudiougou, le chef d’Etat-major général des armées, a ainsi décrit Flintlock comme un outil important du partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme destiné à renforcer les capacités et l’interopérabilité des forces avec une réelle volonté de regrouper les ressources nationales pour faire face aux préoccupations communes de sécurité.
L’opération qui a duré trois semaines a regroupé le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad avec l’accompagnement déterminant des États-Unis et de certains pays de l’Union Européenne comme l’Allemagne, la France, l’Espagne, les Pays-Bas et la Grande Bretagne. La Tunisie était représentée au centre de coordination multinational basé à Ouagadougou au Burkina Faso.
Comparé aux exercices précédents, Flintlock 2010 bat des records par sa taille, par l’engouement suscité chez les participants et par l’armada logistique déployée. Ainsi, des postes secondaires étaient installés au Mali, au Nigeria et au Sénégal. Des sections de forces spéciales de tous les pays participants étaient prépositionnées à travers l’espace sahelo-saharien et ont participé en temps réel à l’exercice. Pendant trois semaines les habitants de Bamako, Banankoro et Gao ont suivi de jour comme de nuit, des manœuvres aéroportées et motorisées des forces spéciales.
Ce partenariat exemplaire a permis de couvrir un large spectre de modules pour l’atteinte des objectifs civilo-militaires et tactiques de l’exercice. Selon le général Poudiougou, le PC de Bamako a permis de renforcer les capacités de planification de nos officiers et du centre opérationnel inter-armées de l’État-major général des Armées.
Le rendez-vous du Mali a permis la cohésion et l’interopérabilité entre les troupes du Mali, du Sénégal, du Nigeria et du Burkina Faso. Un bon point dans la perspective des forces en attente de la CEDEAO.
Les forces armées de l’air ont aussi gagné en aptitudes opérationnelles grâce à des modules de formation de pilotes, de techniciens de maintenance et de fusiliers commandos. La composante « air » a ainsi réussi en 191 sorties soit 350 heures de vol, à transporter 758 combattants et 30 tonnes de fret entre les différentes basés du pays.
Les actions civilo-militaires menées à Kolokani, Banankoro et Gao ont permis d’offrir des consultations médicales à 3000 personnes et une prise en charge vétérinaire à 3500 animaux. En sa qualité de chef militaire et ancien chef de mission d’opérations de maintien de la paix, Amadou Toumani Touré a particulièrement apprécié ces actions civilo-militaires.
Aux activités de clôture au polygone de Kati, toute la population du camp Soundiata Keïta et des milliers d’écoliers venus de Bamako avaient investi le côté Est de la ville. Ils étaient venus pour la clôture de ce Flintlock qui coïncide avec les cinquante ans de l’accession du Mali à l’indépendance.
La foule a assisté avec intérêt au largage des parachutistes, aux exhibitions des commandos maliens et de ceux d’autres pays, notamment à leur descente d’hélicoptère au bout d’une corde. Les éléments du 33è régiment des commandos para et leurs homologues sénégalais ont exécuté un exercice de réduction d’une résistance et sont montés à l’assaut. Jumelles aux yeux, le président Touré a suivi dans les moindres détails tous les exercices.
Le général Poudiougou tirera la leçon de l’opération : « l’heure est à la concertation pour donner des directives précises, soutenues par des moyens adéquats permettant à nos forces armées et de sécurité de mieux faire face aux menaces transnationales comme le terrorisme, le trafic illicite de drogue, d’armes, de cigarette et d’humains ».
Sibiri Konaté
L’Essor n°16699 du mercredi 26 mai 2010

Flintlock 2010 : UN « GRAND QUELQU’UN »
Notre pays avait toutes les raisons de s’enorgueillir de la présence de Jacob-Jack Lew, le secrétaire d’État adjoint pour la gestion et les ressources. Considéré comme l’alter ego de Mme Hillary Clinton, Jacob-J. Lew a été nommé par le président Obama et confirmé par le Sénat américain le 28 janvier 2009. Il a alors prêté serment vingt-quatre heures après sa nomination sous la conduite du secrétaire d’État Hillary Clinton.
Il était directeur général et directeur des opérations de City Alternative Investments (CAI) au moment de sa nomination. À la CAI, Jacob Jack Lew était responsable des opérations de la technologie, des finances, des ressources humaines et de la coordination juridique et régionale. Il a également présidé le comité des opérations de la CAI.
De 2001 à 2006, J.J. Lew a été vice-président exécutif et directeur des opérations de New-York University où il était responsable du budget, des finances et des opérations. Il fut également professeur d’administration publique.
Il a servi dans le cabinet du président Clinton en qualité de directeur du Bureau de management et du budget. Assistant spécial du président Clinton de 1993 à 1994, Lew a aidé à concevoir Americorps, le programme de service national.
De 1988 à 1993, il a été un associé au cabinet d’avocats de Washington Van Ness, Feldman spécialisé dans les questions liées au développement des centrales électroniques.
Jacob-Jack Lew a entamé sa carrière en 1973 à Washington comme assistant législatif. De 1979 à 1987, il a été un conseiller principal en politique intérieure du président de la Chambre des Représentants, où il a servi au comité directeur et politique. De 2004 à 2008, Jacob-Jack Lew a été membre du conseil d’administration de la coopération pour le service national et communautaire et en a présidé la gestion, l’administration et le comité de gouvernance. Avant son poste actuel, il a co-présidé le conseil consultatif de la City Yeur New York et a été membre de divers conseils.
Il est détenteur d’un diplôme AB Magna Cum Laude d’Harvard et d’un autre de Juris Doctor de l’Université de Georgetown. L’hôte du Mali arbore un CV aussi impressionnant que ses deux mètres sous la toise et aussi remarquable que la grande discrétion qu’il affiche.
 
© Equipe de Développement du Site de Koulouba - 2009