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Défilé du 14 juillet : UNE UNITÉ MÉHARISTE SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES

   

Trente six éléments de notre Garde nationale ont défilé aux côtés des troupes de 12 autres pays africains invités à participer à la célébration de la fête nationale française.

La pluie s’est invitée hier au défilé militaire sur les Champs-Élysées à Paris à l’occasion de la célébration du 14 juillet, fête nationale de la France. Tôt le matin, les Parisiens ont pris d’assaut les tribunes installées le long de cette avenue (que l’on dit la plus belle du monde) longue de 1880 m de la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle. La tribune officielle place de la Concorde a accueilli aux environs de 10 h (8 h GMT) les douze chefs d’État d’Afrique francophone invités et leurs épouses parmi lesquels le président de la République Amadou Toumani Touré et Mme Touré Lobbo Traoré. Le président Touré très sollicité par les médias français lors de cette fête, a exprimé ses sentiments de fierté à la presse avant de regagner sa place à la loge officielle. Peu de temps après, le président de la République française, Nicolas Sarkozy longeait les Champs-Élysées dans un véhicule de couleur noire. Il était accompagné par les éléments de la cavalerie de la garde nationale. Avant de s’installer près de ses homologues africains, le chef de l’État français a reçu les honneurs du 1er régiment d’infanterie de la garde républicaine sous le son de la fanfare avec la participation de deux éléments de l’unité méhariste de la garde nationale du Mali.
Le défilé aérien et celui des troupes à pied ont constitué le temps fort de la cérémonie. Ce sont les avions de patrouille (Alpha jet) qui ont ouvert le défilé aérien commandé par le général de division aérienne Patrick Charaix. Ensuite ont successivement survolé les Champs-Élysées des avions de combat et de transport des troupes. Le défilé aérien a impliqué au total 117 aéronefs, dont 79 avions et 38 hélicoptères.
La fête nationale de la France a coïncidé cette année avec la célébration des 100 ans de l’aéronavale française. Le défilé des troupes à pied, dirigé par le général de brigade Patrice Caille, a été ouvert par les détachements du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de Madagascar, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo. Ces anciennes colonies françaises qui fêtent cette année le cinquantenaire de leur indépendance avaient été invités le président français à participer au défilé du 14 juillet.
L’on retiendra de ce défilé, le passage remarqué des 36 méharistes de la Garde nationale du Mali avec en tête le lieutenant-colonel Rhissa Ag Sidi Mohamed. L’absence des chameaux n’a entamé en rien le charme de nos braves militaires qui ont attiré la sympathie du public parisien par leur tenue typiquement du désert saharien. "Je suis très fier de défiler à Paris. Les choses se sont bien passées et je peux dire qu’on a été à la hauteur", nous a confié le sous-lieutenant Michel Kamaté.
Après le passage des contingents africains, le défilé s’est poursuivi avec les militaires français de l’armée de terre, de la gendarmerie, du service de santé des armées, de la brigade des sapeurs-pompiers. La liste n’est exhaustive. Ces différentes unités ont gratifié l’assistance de très belles prestations.
La cérémonie du défilé militaire a pris fin par le largage de 8 parachutistes qui ont atterri devant la tribune officielle avec les drapeaux des pays invités. Le président de l’Association des anciens combattants du Mali, le colonel Issa Ongoïba, s’est dit très fier de la présence de ses collègues africains à ce qu’on peut appeler « le défilé du cinquantenaire des pays africains à Paris ».
" Je suis aminé à la fois d’un sentiment de joie et de fierté. Cette invitation rappelle ce qui a existé entre la France et certains pays africains. Aujourd’hui, j’ai eu l’impression que la France veut reconstituer un monde beaucoup plus rassemblé, fort et uni", a-t-il déclaré. La joie du colonel Issa Ongoïba est d’autant plus grande que le président français Nicolas Sarkozy avait annoncé mardi devant nos chefs d’État l’alignement des pensions des anciens combattants des ex-colonies de la France ayant servi le pays aux deux guerres mondiales sur celles de leurs frères d’armes de nationalité française.
Selon la presse française, cette mesure s’appliquera aux 30.000 anciens combattants, pour la plupart africains, et vivant dans leur pays d’origine. Son coût serait évalué à environ 150 millions d’euros par an (environ 90 milliards Fcfa). "Il est des dettes qui ne s’éteignent jamais. C’est le cas de celle que la France a contractée envers vos pays, où commença à briller voici soixante-dix ans la flamme de la France libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France. Il était temps de reconnaître avec toute la solennité qui convient", avait commenté le président français lors du déjeuner de travail organisé mardi.
Les troupes africaines ayant défilé à Paris commencent à regagner leurs pays aujourd’hui.
Envoyé spécial M. KÉITA
L’Essor n°16735 du jeudi 15 juillet 2010

 
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