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Discours du Président Idriss Déby Itno à l’ouverture du 12ème Sommet des Leaders et Chefs d’Etat de la Communauté des Etats de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD)

   

Frère Guide de la Révolution d’El-Fateh ;

Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat, Chers Frères et Chefs de Délégations ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame, Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République ;

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques et Consulaires ;

Messieurs les Anciens Présidents ;

Monsieur le Secrétaire Général de la CEN-SAD ;

Monsieur le Secrétaire Exécutif du CILSS ;

Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Majestés, Rois, Sultans et Chefs Traditionnels ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs.

C’est avec une grande fierté que mon pays le Tchad accueille aujourd’hui la Conférence des Leaders et Chefs d’Etat de la Communauté des Etats Sahélo- Sahariens (CEN-SAD).
Aussi voudrais-je vous exprimer nos plus vifs remerciements pour avoir bien voulu braver les distances, délaisser vos lourdes charges respectives afin d’être des nôtres.
Je voudrais souhaiter au nom du peuple tchadien, de son Gouvernement et en mon nom personnel, la cordiale bienvenue et un beau et agréable séjour en terre tchadienne à toutes les délégations.

Frère Guide ;

Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et chefs de délégations,

La 12ème session de la Conférence des Leaders et Chefs d’Etat de la CEN-SAD se tient dans un contexte régional et international perturbé, notamment, par l’insécurité transfrontalière, la crise alimentaire, la persistance de la sécheresse dans la bande sahélienne et le retard accusé par nos pays dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015.
En effet, la crise alimentaire, comme l’insécurité transfrontalière, n’épargnent pas les Etats membres de notre Communauté, menaçant ainsi la paix sociale et la paix tout court dans nos pays respectifs.
La conjoncture que nous vivons aujourd’hui, caractérisée par la hausse des prix des denrées alimentaires de base sur les marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux, nous oblige à une meilleure performance de nos agricultures et une bonne circulation de nos produits alimentaires à l’intérieur de notre espace communautaire. La gravité de la situation impose des solutions adaptées et rapides pour soulager nos populations et garantir leur bien-être. Il est vrai que notre Communauté fait montre, au vu de son bilan et du rythme de son élargissement aux Etats du continent, d’un dynamisme soutenu qui lui permet de consolider sa place sur l’échiquier africain.
Permettez-moi de citer entre autres :
- Le Programme Régional de Sécurité Alimentaire, assorti de projets spéciaux de sécurité alimentaire déjà mis en œuvre dans plusieurs pays membres ;
- Le déploiement opérationnel de l’Autorité de l’eau, de l’Autorité de l’Agriculture, de l’Autorité des semences et de l’Autorité de mise en valeur du Sahara.
- Au plan financier, l’une de nos réussites est incontestablement la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) qui a réalisé son implantation dans plusieurs pays.
- Au plan politique, la CEN-SAD contribue de manière fort encourageante au rétablissement de la paix et du dialogue entre protagonistes dans plusieurs pays membres confrontés à des conflits.
A cet effet, je voudrais ici, saluer le rôle joué par notre organisation sous-régionale dans la consolidation de la paix dans notre continent. C’est dans ce cadre que nous devons apporter notre soutien au processus de Doha. Pour ce qui me concerne, je lance un appel à toutes les parties pour qu’elles adhèrent au processus de Doha en vue d’une solution de paix juste et durable.
La liste des actions engagées par notre Communauté est longue. La CEN-SAD a fourni des efforts considérables pour atteindre ces résultats en si peu de temps, malgré les difficultés financières rencontrées. Depuis sa naissance, la CEN-SAD a connu une croissance exemplaire. Qui eût cru qu’en douze (12) ans, nous aurions enregistré la présence aujourd’hui de 29 Etats. Notre espace Sahélo-Saharien va de l’océan indien à l’océan atlantique.

Frère Guide ;

Excellences, Chers Frères, Messieurs les Chefs d’Etat et chefs de délégations,

Notre Communauté doit et peut aller loin. Elle peut faire davantage si elle veut se poser en un pilier de l’Union Africaine, forte, dynamique et à la dimension de nos légitimes ambitions.
Je suis heureux de relever à ce niveau que l’un des points de notre ordre du jour est la redynamisation de notre organisation, la CEN-SAD.
A cet égard, le Tchad compte sur la solidarité agissante de la Communauté qui permettra à notre continent de faire un grand pas vers la transformation de la Commission de l’Union Africaine en une Autorité.
Mais quel sera le poids de nos arguments, s’ils ne sont pas fondés sur l’exemple d’intégration que nous aurons donné au reste de l’Afrique ? Il convient de reconnaitre humblement que sur ce chapitre, l’évolution de la CEN-SAD n’est pas à la hauteur de nos attentes. C’est le cas par exemple de notre espace géographique, le Sahel et le Sahara, où la question de l’environnement constitue une préoccupation quotidienne. Il s’agit de l’avancée du désert, de l’ensablement des cours d’eau comme c’est le cas du fleuve Niger, du tarissement du Lac-Tchad du fait de la rareté des pluies.

- Où en sont nos politiques communes de développement dans les domaines agricole, halieutique, industriel, énergétique mais aussi et surtout de l’environnement ?

- Où en est-on avec la suppression des frontières entravant la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux ?
- Qu’en est-il de nos projets communs dans les domaines des infrastructures, des transports et de la communication ?
- Où en est la coordination de nos politiques de lutte contre l’insécurité transfrontalière et les trafics de tout genre dont l’espace sahélo-saharien est entrain de devenir l’épicentre ?
- Quelles sont les réalisations et les projets véritablement intégrateurs dont nous nous sommes dotés ?
Ce sont là quelques interrogations qui illustrent le chemin qui nous reste à parcourir, si nous voulons constituer une vraie force de proposition pour contribuer efficacement à la réalisation de l’Union Africaine.
Et pour jouer efficacement ce rôle, la CEN-SAD doit elle-même subir une réforme de ses structures et de son fonctionnement, à travers une profonde révision de ses textes constitutifs. Elle doit recentrer ses objectifs, en se dotant d’un plan d’action et d’une feuille de route permettant d’atteindre le but qui lui a été assigné à sa création, à savoir l’intégration économique.
Les attentes des populations des pays membres sont fortes, nombreuses et pressantes. La CEN-SAD doit savoir tirer tous les enseignements des faiblesses qui ont plongé la plupart des organisations sous-régionales dans la léthargie. C’est pourquoi, elle doit agir avec méthode et efficacité pour se donner les moyens de son ambition.

Frère Guide ;

Frères, Chefs d’Etat et Chefs de délégations,

Sur ce mot, je vous remercie.
Vive la Coopération Sahélo-Saharienne !

 
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