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Finale de la coupe du Mali : Le trophée du cinquantenaire au Réal

   

Les Scorpions ont fait preuve d’engagement et de réalisme pour s’adjuger le titre devant des centristes moins saignants.

Un collectif rôdé, de la solidarité dans l’effort, de l’allant au milieu de terrain, une dose de réalisme, il n’en fallait pas plus aux Scorpions pour être récompensés à l’issue de 90 minutes acharnées de la finale de la coupe du Mali. Vainqueur à l’arraché (1-0) devant une formation du CSK généreuse, mais en déficit de réalisme, samedi après midi au stade Modibo Keïta, le Réal a renoué son idylle avec "dame coupe du Mali ", après 19 ans de sevrage.
Et si c’était le signe du renouveau ? En tout cas les Scorpions semblent avoir bouclé leur traversée du désert et ce trophée est le symbole de la réconciliation réussie au sein de toute la famille des Noirs et blancs. Voilà donc une génération de dirigeants, supporters, administrateurs et surtout de joueurs du Réal qui fera parler d’elle dans le futur. A commencer d’ailleurs dès la saison prochaine, avec le trophée national qui ouvre à l’équipe les portes de l’Afrique. Première équipe championne du Mali (1979-1980), le Réal a disputé 17 finales de coupe du Mali depuis sa création, le 19 septembre 1960 jusqu’à nos jours. Alors que son adversaire se présentait samedi pour la première finale de son histoire. Le Centre Salif Keïta, crée le 24 août 1993 et trois fois demi-finaliste, (1998, 2006 et 2002) peut poursuivre sa course pour le trophée et espérer toujours prendre sa revanche dans un proche avenir.
Et pourtant, d’emblée, les hommes du président Sékouba Keïta affichent leurs ambitions dans ce match en tentant de proposer, comme à leurs habitudes, un jeu fluide à une touche de balle. Bien regroupés défensivement, les Scorpions subissent pourtant la loi de leurs adversaires et sont même à deux doigts de se faire surprendre à la 6è minute lorsque Cheick Fantamady Diarra, idéalement servi par Adama Diarra, voit son coup de tête passé à côté de la cage vide. Une première alerte qui ne semble pas alarmer outre mesure Mohamed Camara et ses camarades, trop attentistes, qui laissent, Cheick Tidiani Berthé filer à la limite du hors jeu et obliger le keeper Almamy Sogoba à faire une parade, pour extraire le cuir, (13è min). La riposte des Réalistes intervient deux minutes plus tard suite à une situation standard. Un coup franc exécuté magistralement à près de 25 mètres, par Ibrahim Kader Coulibaly, perfore le mur défensif centriste pour se loger au fond de la cage du portier Cheick A. Sy, qui n’avait pas vu le départ du ballon, (25è min, 0-1). La suite des opérations n’est alors qu’une formalité pour le Réal qui poursuit son pressing incessant dans le camp adverse sous les yeux d’un onze centriste médusé par la tournure des événements qui, jusqu’à la fin de ce premier acte se contente alors de repousser les vagues offensives des Scorpions sans pouvoir frapper au but. Et le pire, le CSK aura été incapable de faire honneur à son statut de centre de formation, en rentabilisant les nombreuses situations "standard" qui se sont offertes à lui. Les poulains de Drissa Kanté dit Gorgui, ont produit beaucoup de déchets. Le Réal aurait pu aller à la pause fort d’un second but, si la retournée acrobatique de Kalifa Coulibaly, n’avait été réduite au néant par la claquette du gardien Cheick A. Sy, à une minute de la fin.
Le CSK revient des vestiaires, dopé par la pause et avec l’envie réelle de refaire son handicap. Un retour en force et en forme des camarades du capitaine Idrissa Nama Laïco Traoré qui ne semble a contrario pas être du goût des Scorpions qui repartent immédiatement au combat. Les pensionnaires du CSK par deux fois, voient l’arrière garde réaliste s’employer pour repousser le danger, (51e et 56e). Néanmoins, ce forcing du CSK semble avoir décuplé les forces en présence des poulains de Moussa Keïta dit Dougoutigui qui, peu à peu, prennent le jeu à leur compte et posent des difficultés à leurs adversaires. À ce moment du match, bien heureux est celui capable d’avancer un quelconque scénario à cette fin de rencontre. Les deux formations se livrent ainsi une lutte sans merci, le cuir passant rapidement d’un camp à l’autre. On se dit alors que le K.O réaliste ou la parité centriste peut intervenir à n’importe quel moment. Une égalisation qui, sans une parade de grande classe du portier Almamy Sogoba devant Cheick Fantamady Diarra, qui reprit un tir repoussé par la barre transversale de son capitaine Idrissa Laïco Traoré, aurait bien pu apporter du bonheur aux nombreux supporters du Centre et relancer les débats de cette finale, à la 66è minute sous les regards admiratifs du chef de l’État, Amadou Toumani Touré, entouré du Premier ministre Modibo Sidibé, des membres du gouvernement et du président de la Fédération malienne de football Hammadoun Kolado Cissé.
Mais la récompense de la débauche d’énergie du CSK se fait désirer en vain. Et c’est le Réal qui était à deux doigts de réaliser le K.O, si son avant de pointe Kalifa Coulibaly n’avait manqué de promptitude devant la cage de Cheick Sy, dans les arrêts de jeu, (90+2). Le coup de sifflet final du référé Ousmane Sidibé, crédité d’un bon arbitrage, annonçait donc le triomphe pour une génération dorée qui ramène les Scorpions sur le devant de la scène nationale. "J’ai assisté à une belle finale. J’ai vu une équipe du Réal solide, physiquement engagée et qui a fait preuve de réalisme. Je salue la fédération et ses partenaires pour la bonne organisation. Notre pays regorge de joueurs talentueux. Je pense qu’il va falloir vaincre le signe indien au niveau des sélections nationales. J’attend que le nouvel entraîneur des Aigles impose un nouvel état d’esprit au sein de l’Équipe nationale ", dira le président de la République Amadou Toumani Touré.
La fédération et son sponsor "Orange-Mali ", ont saisi l’opportunité de cette finale du Cinquantenaire pour décerner des diplômes de reconnaissance pour service rendu au football malien, au président de la République, Amadou Toumani Touré, au ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, au DG de l’ORTM, Sidiki N’Fa Konaté, aux 22 acteurs de la finale de la 1ère édition de la coupe du Mali et surtout au premier sponsor officiel de Malifoot, la Sonatam et son partenaire Craven A, dirigé par l’ancien capitaine de l’équipe nationale et du Réal, Idrissa Maïga dit Métiou.

Samedi 31 juillet a stade Modibo Keïta Réal-CSK :1-0 But d’Ibrahim Kader Coulibaly (25è min) Bon arbitrage de Ousmane Sidibé assisté d’Ibrahim Sambou Bagagah et Fousseyni Traoré.

CSK : Cheick A.C Sy, Mahamadou Kondo, Seydou Mbaye, Oumar Koné, Cheick Fantamady Diarra, Cheick Tidiane Berthé, Adama Diarra, (Mamadou Diawara), Idrissa Nama Laïco Traoré (cap), Mamoudou Simpara, Aboubacar Magassa et Moustapha Kondé (Yacouba Niaré).

Entraîneur : Idrissa Kanté dit Gorgui.

Réal : Almamy Sogoba, Nfa Séry Koné, Mohamed Camara, Mohamed Koumaré, (Oumar Sidibé), Faran Coulibaly, Kalifa Coulibaly, Salif Ballo, Moriba Diop (cap) Jean Paul Oulaï Hinako, Malamine Mariko et Ibrahim Kader Coulibaly (Aboubacar Koné).

Entraîneur : Moussa Keïta dit Dougoutigui.

Modibo Naman Traoré
L’Essor n°16747 du lundi 2 août 2010

 
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