Fil RSS du site

Abonnez-vous à la lettre d’information de Koulouba
 

   
Contactez la rédaction
ACCUEIL | ACTUALITES

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail title=


Projet d’autoroute Bamako-Ségou : UN PAS DECISIF EST FRANCHI

   

La Chine apporte une enveloppe de 75 milliards Fcfa à la réalisation de cette importante infrastructure.

Les choses s’accélèrent pour le projet d’autoroute Bamako-Ségou. La République Populaire de Chine qui a promis d’aider à la construction de cette route, concrétise son engagement. Elle vient d’accorder un important financement à cet effet. Les documents relatifs à l’accord-cadre ont été signés hier par le ministre de l’Économie et des Finances, Sanoussi Touré, assurant l’intérim de son homologue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et l’ambassadeur de Chine dans notre pays, Zhang Guoqing.
La cérémonie de signature s’est déroulée dans la salle de conférence du département des Affaires étrangères à Koulouba. C’était en présence du ministre de l’Équipement et des Transports, Ahmed Diane Séméga, et de plusieurs responsables de services centraux, dont le directeur national des routes, Issa Assimi Diallo.
Par cet accord, la Chine met à la disposition de notre pays un prêt préférentiel équivalant à environ 75 milliards de Fcfa, pour lui permettre de réaliser l’un de ses projets majeurs en matière d’infrastructures routières.
La route Bamako-Ségou constitue un axe vital pour le développement économique durable et social de notre pays, a souligné le ministre de l’Économie et des Finances. Son aménagement en autoroute s’inscrit dans la suite logique de la première réunion de la Commission mixte de coopération qui a lieu entre les représentants des deux gouvernements à Beijing en juin dernier, a rappelé Sanoussi Touré. Le projet consiste en la construction d’une nouvelle route en deux voies. L’élargissement et la réhabilitation de la route existante en 1X2 voies et le revêtement des deux en béton bitumeux de 7 cm figurent parmi les travaux de la nouvelle autoroute qui aura toutes les caractéristiques d’aménagement requises : vitesse de référence (110 à 130 km/h) ; chaussée (2X2 voies de 3,5 m de large chacune), terre-plein central (10,30 m), bande d’arrêt d’urgence (2,30 m de part et d’autre) et surlargeur de plate-forme (0,5 m de part et d’autre).
Pour le ministre Touré, la réalisation de ce projet constitue un pas important vers le développement socio-économique de notre pays en général et des populations riveraines de la voie en particulier. La nouvelle route aura aussi comme avantage de réduire les encombrements aux entrées et sorties de Bamako sur la rive droite du fleuve Niger et d’assurer une meilleure fluidité du transport routier entre la capitale et la Région de Ségou, tout en assurant une meilleure connexion avec les régions du Nord par un niveau de service beaucoup plus adapté. "Elle favorisera également le développement socio-économique des régions bénéficiaires, la réduction du coût des transports et des risques d’accidents de la circulation et améliorera le cadre de vie des populations riveraines, tout en contribuant au renforcement des infrastructures routières et à l’augmentation du niveau de service des routes principales", a détaillé le ministre Touré qui n’a pas manqué de saluer l’engagement constant de la Chine aux côtés notre pays dans son processus de développement. La Chine est un allié sûr du continent africain. La tenue, en novembre 2006 du sommet sur le Forum de la coopération sino-africaine marque un tournant décisif dans ses relations avec l’Afrique. Un sommet à l’issue duquel la Déclaration de Beijing et un Plan d’action furent adoptés. Ces différents documents, a souligné le ministre de l’Economie et des Finances, traduisent la volonté des autorités chinoises de se rapprocher davantage de l’Afrique et d’établir avec le continent un partenariat stratégique de type nouveau, un partenariat gagnant-gagnant.
Sanoussi Touré a, par ailleurs, saisi l’occasion pour réitérer l’engagement résolu de notre pays aux côtés de la Chine pour mettre en œuvre les huit nouvelles mesures annoncées par les plus hautes autorités chinoises lors de la 4è Conférence ministérielle du Forum, tenue à Sharm El Sheik en Egypte en novembre 2009. Il a également souligné l’identité de la politique de développement de nos deux pays qui partagent une vision commune sur les questions de paix, de sécurité, de droits de l’homme, de changement climatique et de réforme des Nations unies.
L’ambassadeur de Chine dans notre pays, Zhang Guoqing, a décrit l’accord de prêt préférentiel comme un symbole de la bonne poursuite de la coopération d’amitié entre nos deux pays et entre nos deux peuples. Le diplomate s’est félicité d’avoir contribué à la signature de ces accords-cadres de prêt qui intervient deux ans après un premier financement en faveur du projet Sukala.
"La signature de l’accord-cadre de prêt n’est donc qu’un premier pas de la réalisation des projets", a-t-il indiqué avant d’exhorter la compagnie chinoise CRBC (China Road and Bridge Corporation), chargée de réaliser le projet, de faire en sorte que les conditions soient réunies à temps pour que les travaux commencent. Cela afin que ce projet important du Projet pour développement économique et social soit réalisé le plus tôt possible.
Lassine Diarra
L’Essor n°16784 du mardi 28 septembre 2010

 
© Equipe de Développement du Site de Koulouba - 2009