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REUNION DE RECONSTITUTION DES RESSOURCES DU FONDS MONDIAL : Discours de de Son Excellence Monsieur le Président de la République (New-York, le 05 octobre 2010)

   

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;

Monsieur le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA ;

Monsieur le Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, vous exprimer toute ma gratitude pour l’honneur que vous me faites et au Mali, de pouvoir m’adresser ce jour à votre auguste assemblée.

C’est aussi pour moi, un privilège de porter la parole de toutes celles et de tous ceux qui, grâce au formidable élan de solidarité internationale impulsé par le Fonds Mondial, ont pu accéder à des services et des interventions de santé qui ont souvent changé le cours de leur vie, leur procurant plus de dignité et fierté.

Je prends donc, l’exacte mesure de notre rencontre et l’espoir qu’elle suscite auprès de millions de personnes.

Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames, Messieurs, Il s’agit aujourd’hui, d’œuvrer à la durabilité des programmes que nous mettons en œuvre sur le terrain en leur garantissant les financements.

Cet enjeu est primordial, car plus de 70 % des fonds attendus seront destinés au Continent Africain, qui supporte de façon excessive le poids des 3 maladies, que sont le Sida, la tuberculose et le paludisme, dans un contexte économique difficile.

Le Fonds, depuis sa création, a permis d’atteindre des résultats importants et les investissements consentis, ont largement contribué au renforcement de nos systèmes de santé, ainsi qu’aux progrès obtenus, dans les OMD 4 et 5 relatifs à la réduction de la mortalité infantile et à l’amélioration de la santé maternelle.

Mesdames, Messieurs,

Le Mali, grâce au Fonds Mondial et à nos autres partenaires, a réalisé des performances appréciables, dans les domaines de la santé et du développement.

Dans mon pays, en l’espace de 5 ans de 2004 à 2009 :

- Le nombre de centres de dépistage volontaire est passé de 26 à 260,
- Le nombre de sites de traitement est passé de 9 à 67,
- Le nombre de sites de prévention de la transmission mère-enfant est passé de 34 à 229,
- Le nombre de patients initiés au traitement ARV est passé de 3 300 à 27 333 soit environ 80% des personnes malades à prendre en charge.

Un organe national de coordination, directement rattaché à la Présidence de la République, a été créé et les trois secteurs clés de notre société, y sont représentés à parité égale le secteur public, le secteur privé et la société civile.

De nombreuses campagnes de sensibilisation et d’éducation des populations ont été menées, une loi de protection des droits des personnes infectées et affectées adoptée, du personnel médical formé, des politiques sectorielles développées, les activités décentralisées dans toutes les régions, un mécanisme de suivi évaluation a été mis en place.

Le budget national du Mali, alloue au programme plus de 5 millions de dollars chaque année, depuis 2004 et un fonds national de lutte contre le sida, verra le jour avant la fin de cette année 2010.

Ces efforts combinés, qui ont permis au Mali de mettre plus de 80% de ses malades sous traitement ARV, et de faire baisser le taux de prévalence de 1,7% à 1,3% entre 2001 et 2006 ; et si ces efforts seront soutenus dans les années à venir, nous pensons descendre en dessous de la barre de 1%, lors du recensement démographique et de santé prévu en 2011. Ces résultats permettent au Mali de se placer dans les pays leaders de la lutte contre le sida.

Mesdames, Messieurs,

Je vous parle de l’exemple du Mali, mais les Chefs d’Etat africains auraient témoigné, ici, des résultats tangibles des programmes financés par le Fonds Mondial, dans leurs pays.

Je voudrais donc, de cette tribune, inviter solennellement les pays et organismes contributeurs au Fonds Mondial, à s’engager encore plus fortement, dans la reconstitution de ses ressources.

Nous exhortons de nouveaux partenaires à se joindre à ce vaste mouvement, pour la mobilisation de ressources additionnelles indispensables, pour garantir au Fonds ses capacités de subventionner les programmes Pays.

Au regard des progrès réalisés dans la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, nous ne pouvons pas nous arrêter en si bon chemin. Nous sommes obligés d’avancer en améliorant les conditions d’une utilisation optimale des ressources.

Dans certains pays, dont le mien, nous avons été confrontés à des manquements dans la gestion des financements, mis à la disposition des programmes.

Les dossiers font l’objet du traitement judiciaire approprié. Mais au-delà, il nous faut réévaluer le mode de financement décentralisé des ressources octroyées par le Fonds Mondial à nos pays, pour plus de transparence et encore plus d’efficacité.

Monsieur le Secrétaire Général,

Mesdames, Messieurs,

Cette réunion est une occasion privilégiée, pour remercier le Secrétaire Général de l’ONU, pour son invitation et pour l’intérêt tout particulier qu’il porte à l’Afrique.

Je veux aussi saluer le Docteur Michel Kazatchkine, directeur du Fonds Mondial et Michel Sidibé, Directeur Exécutif de ONUSIDA pour le travail remarquable accompli à la tête des deux Organisations. Nous leur réaffirmons nos encouragements et notre soutien.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 
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