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Discours de Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République, Chef de l’Etat, au XIIIéme Sommet de la Francophonie (Montreux, le 23 octobre 2010)

   

Excellence, Madame la Chancelière de la Confédération Suisse ;

Excellence, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Cher Aîné ;

Mesdames, Messieurs les Chefs de Délégation ;

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais joindre ma voix à toutes celles qui ont déjà rendu un hommage mérité, à Son Excellence Madame la Présidente de la Confédération Suisse, à la Chancelière de la Confédération, ainsi qu’au gouvernement suisse, pour leur accueil chaleureux et la parfaite organisation de notre Sommet.

J’associe à cet hommage mon aîné, notre Secrétaire Général le Président Abdou DIOUF, pour la sagesse et la clairvoyance avec lesquelles, il dirige l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Je tiens aussi, à le remercier pour l’honneur fait au Mali et à ma personne, d’introduire un des thèmes de notre Conférence, à savoir « le rôle et la place de la Francophonie dans les Relations Internationales et la Gouvernance mondiale ».

Cette réflexion est utile au moment où nous célébrons les 40 ans de la création de notre Organisation commune et les 10 ans de la Déclaration de Bamako.

Tout au long de ce parcours, la Francophonie, sous la direction de ses différents Secrétaires Généraux, a su s’adapter aux mutations d’un monde en constante évolution.

Le projet culturel et linguistique, qui était au cœur de la démarche des Pères Fondateurs, s’est progressivement élargi aux questions politiques, économiques et sociales.

Dans cette évolution, nous devons saluer la remarquable contribution du Président Abdou DIOUF qui, après son élection au Sommet de Beyrouth en octobre 2002, a eu la lourde mission de mettre en œuvre la Déclaration de Bamako, adoptée deux ans plus tôt par notre Communauté.

Depuis, l’Organisation Internationale de la Francophonie est très présente, dans l’accompagnement des processus démocratiques, la promotion des Droits de l’Homme et le règlement de toutes les crises politiques, au sein de ses Etats membres.

Cet engagement se manifeste en particulier aujourd’hui en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Niger, trois pays frères qui, après des moments difficiles, s’apprêtent à retrouver le chemin des urnes, de la légalité et de la légitimité.

Je veux rendre, ici, hommage à leurs classes politiques respectives, pour leurs efforts en faveur du retour à une vie constitutionnelle normale.

Excellences, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, de nouveaux défis interpellent notre Communauté. Au nombre de ces défis, il me paraît important de citer les problèmes de sécurité comprenant notamment le Terrorisme, la criminalité transfrontalière, la piraterie maritime.

Vous me permettrez, de m’étendre un peu plus sur la Bande Sahélo-Saharienne, qui représente un enjeu de sécurité, bien au-delà des frontières des pays traversés.

Je tiens à réaffirmer, ici, ma solidarité avec le Président Nicolas SARKOZY et tous les autres Chefs d’Etat, dont les ressortissants sont détenus actuellement par le groupe Al Qaida au Maghreb Islamique. Ils peuvent compter sur la disponibilité totale du Mali à œuvrer, en faveur de leur libération.

La Bande Sahélo-Saharienne concentre un ensemble de menaces que sont les prises d’otages, le trafic de cigarettes, les passeurs d’immigrés clandestins vers l’Europe, la drogue venant du continent sud-américain et les agissements des groupes terroristes. L’ampleur de ces menaces, exige une réponse collective de notre part. Et le temps est un facteur déterminant du succès de tout ce que nous devons entreprendre pour faire face aux périls sécuritaires.

Dans ce sens, je me réjouis des initiatives en cours à travers notamment la mise en place d’un état-major commun au Mali, à l’Algérie, au Niger et à la Mauritanie pour une meilleure coordination des actions de lutte contre les groupes criminels.

Le Mali prendra toute sa part dans les opérations sécuritaires conjointes.

Parallèlement aux initiatives des Pays de la zone, nous apprécions à sa juste valeur la volonté de nos Partenaires à coopérer avec nous pour contenir ces fléaux.

A cet égard, je salue la tenue à Bamako de la Réunion du Groupe d’Action du G-8 contre le Terrorisme, les 13 et 14 octobre derniers.

Je suis heureux de signaler, que l’Union Européenne manifeste un soutien appréciable, au programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement, dans les régions du Nord du Mali.

Je voudrais demander à la Francophonie, de s’engager avec les pays de la Région, en vue de faire face aux menaces grandissantes. Il s’agira pour notre Organisation de :

- Soutenir les mesures et politiques visant au renforcement de capacités nationales et régionales de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée,
- Contribuer avec les autres Organisations Internationales, les partenaires au développement, les Elus et la Société Civile à promouvoir le développement des Zones en proie à l’insécurité.

L’insécurité dans cette zone se nourrit de la précarité des conditions de vie des populations. C’est par le développement local, et c’est ma profonde conviction, que nous donnerons aux communautés, singulièrement à la jeunesse l’espoir d’une vie meilleure. Nous comptons sur la Francophonie pour relayer largement ce plaidoyer. Excellence, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Mesdames, Messieurs,

Au-delà des questions de sécurité, la Francophonie dispose de tous les atouts, pour jouer un rôle encore plus important dans la gouvernance mondiale.

Au cours des dernières années, le monde a été confronté à une succession de crises (économiques, environnementales) qui ont révélé les vertus du multilatéralisme. La création d’une entité comme le G-20 apparaît comme une ouverture à des propositions multiples pour une solution globale, aux problèmes de la planète.

Dans ce contexte propice, la Francophonie peut et doit faire entendre sa voix sur la marche du monde.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 
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