Fil RSS du site

Abonnez-vous à la lettre d’information de Koulouba
 

   
Contactez la rédaction
ACCUEIL | ACTUALITES

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail title=


Campagne de vaccination du bétail : SUR LA BASE DE RESULTATS TANGIBLES

   

Depuis des années, le cheptel est vacciné de façon régulière pour le protéger contre des maladies dévastatrices

Le président de la République Amadou Toumani Touré a procédé samedi à Nonsombougou (une localité située à 60 kilomètres de Bamako sur la route de Kolokani) à l’inoculation de la première dose de vaccin aux bovins. Ce geste du chef de l’Etat consacre le lancement officiel de la campagne annuelle de vaccination du cheptel sur toute l’étendue du territoire.
Notre cheptel est vacciné de façon régulière pour le protéger contre les maladies dévastatrices pour les animaux que sont la péripneumonie contagieuse bovine, la pasteurellose bovine ou des petits ruminants, la fièvre aphteuse, les charbons bactéridien et symptomatique, la maladie de New Castle de la volaille et la clavelée.
Depuis quelques années, le président de la République a institué une tradition en donnant symboliquement le coup d’envoi de la campagne de vaccination du cheptel. La campagne de l’année dernière avait été lancée à Dilly, un village du cercle de Nara. Cette année, c’est Nonsombougou (cercle de Kolokani) qui a eu l’honneur d’abriter la cérémonie. Les habitants de la localité et des villages environnants ont fait massivement le déplacement pour être les témoins privilégiés de ce geste symbolique. Surtout que c’était la première fois qu’un président de la République foulait le sol de la localité, a précisé le maire de la commune rurale, Boubacar Sène.
La commune dont Nonsombougou est le chef-lieu, compte une population de 17.313 habitants composée essentiellement de Bambaras, Soninkés, Peulhs, Sénoufos. Ceux-ci vivent d’agriculture, d’élevage, de pêche et de pisciculture. La localité est une importante zone de transhumance du bétail en toute période de l’année. Ce qui fait d’elle une zone où les maladies animales se rencontrent régulièrement avec le brassage de troupeaux venus de tous les horizons.
Le maire qui a fourni ces explications a remercié le président Touré et le gouvernement pour tous les efforts déployés pour la promotion de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de toutes les autres activités connexes. Evoquant la situation socio-économique d’ensemble de la commune, Boubacar Sène a révélé que la taxe de développement régional et local (TDRL) est payée à hauteur de 85%. Toutefois, la collectivité manque cruellement d’équipements collectifs comme un centre de santé moderne, un réseau d’adduction d’eau potable, et souffre comme d’autres parties du pays du chômage des jeunes. Il a souhaité un projet de développement de l’élevage dans la zone en raison de sa position stratégique de zone de transhumance par excellence. Deux autres souhaits exprimés par l’édile concernent l’électrification et l’inscription du site historique de Kôdialanda sur la liste du patrimoine historique de l’humanité.
Le président Touré a évoqué la bravoure, le courage et la fierté de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur en défendant héroïquement la patrie, leur terre natale contre la pénétration coloniale. « Ils sont tombés les armes à la main et en défendant le 7 mars 1915 leur honneur et leur dignité contre l’occupation française. A ces héros, la Nation doit respect, obéissance et reconnaissance. Aucun pan de notre héroïque histoire ne doit être oublié », a indiqué Amadou Toumani Touré qui s’est dit favorable à l’inscription du site de Kôdialanda sur la liste du patrimoine national.
Le président de la République Touré a également accepté d’examiner les doléances évoquées par le maire et promis au représentant des éleveurs, qui est en même temps, secrétaire général de l’Organisation des éleveurs et marchands de bétail du Mali, Aboubacar Ba. Et d’étudier la possibilité d’une subvention relative à l’aliment-bétail à l’image de celles accordées au secteur agricole.

UNE FILIERE DE FORMATION DES CADRES VETERINAIRES

Le chef de l’Etat a demandé au gouvernement d’examiner la procédure pour créer une filière de formation des cadres vétérinaires dans notre pays. Et cela, dès la rentrée prochaine. Cette doléance avait été évoquée par le président de l’Ordre des vétérinaires, Oumar Tounkara. Celui-ci a rappelé que le lancement de la campagne de vaccination du cheptel de cette année se tient dans un contexte particulier avec les festivités du Cinquantenaire du pays.
Oumar Tounkara s’est réjoui de la présence constante du président Touré aux côtés des éleveurs et de la profession d’élevage. Il a révélé que l’Ordre des vétérinaires du Mali a été désigné membre du conseil d’administration de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Il est également le porte-parole de l’Association des vétérinaires africains pour défendre les intérêts de la profession au niveau des instances internationales.
Tounkara s’est félicité de la bonne collaboration existant entre le Laboratoire central vétérinaire (LCV) et la structure qu’il préside. Il a expliqué que le LCV est un partenaire privilégié de la profession vétérinaire et un fleuron de la politique nationale de la santé animale. Il propose sa délocalisation de son site actuel, car il est assailli par l’urbanisation effrénée du District qui menace son patrimoine foncier.
Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, a remercié au nom du monde rural, le président Touré et le gouvernement pour tous les efforts déployés en faveur de la promotion du secteur. Il a conseillé à tous les éleveurs de faire vacciner leurs animaux. De la volaille aux plus grands animaux. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ s’est félicité des résultats obtenus lors de la dernière campagne de vaccination des animaux.
Le taux de couverture vaccinale a en effet progressé de 83 à 86,5% et le nombre de foyers de maladie a baissé de 6 à 3. Les vétérinaires privés ont contribué à la réalisation de ces résultats remarquables à hauteur de 70%, a-t-elle précisée. Malgré tous ces efforts, les maladies animales constituent encore un défi de taille à relever pour le département. Le programme de lutte contre la fièvre aphteuse qui démarrera l’année prochaine permettra de lever un obstacle majeur qui handicape l’exportation de notre viande sur le marché international. Un plan de communication sur la grippe aviaire pour renforcer la prévention est en cours dans le domaine de l’aviculture.
Mme Diallo Madeleine Bâ s’est réjouie du fait que notre pays n’ait enregistré aucun cas de grippe aviaire. Elle a promis que les services vétérinaires et les mandataires privés ne ménageront aucun effort pour la réussite de la présente campagne.
M. COULIBALY et A. SISSOKO
L’Essor n°16818 du lundi 15 novembre 2010

 
© Equipe de Développement du Site de Koulouba - 2009