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HYMNE NATIONAL EN BAMBARA : ATT dans la symbolique

   

2010, année du Cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, s’achève dans quelques heures. Mais, jusqu’aux ultimes moments de cette année de célébration, le Président de la République marquera nos esprits par la force de la symbolique des actes qu’il a posés.

En effet, après la délocalisation du Conseil des Ministres à Sikasso, première du genre en cinquante ans d’indépendance, le message à la Nation du Chef de l’Etat à 20 heures ce 31 décembre 2010, sur le réseau synchronisé de l’ORTM, à l’occasion du Nouvel An 2011, sera illustré par l’hymne national exécuté en langue nationale bambara (bamanankan).
Cet hymne, commandé par le Président Touré et exécuté publiquement pour la première fois pour la montée des couleurs lors de l’imposant défilé militaire du 22 septembre 2010, est une co-production Ministère de la Culture / Ensemble Instrumental National du Mali / ORTM. 
Le chef-d’œuvre porte la signature de Massamou Wélé Diallo. Au Mali, cet homme n’est pas à présenter. Sa signature artistique est une référence qui traverse les âges. Chef du Département Musique au Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté et Directeur artistique de l’Ensemble Instrumental National du Mali, Massamou Welé Diallo a commencé cette œuvre avec une quarantaine de personnes, essentiellement les éléments de l’Ensemble renforcés par des artistes (griots) de la place.
Selon M. Diallo, il a rencontré quelques difficultés dans cette adaptation. La première a été de jouer les mélodies par les instrumentistes. Une autre difficulté aura été de faire chanter les artistes en trois tons, comme dans une vraie chorale.
Pour contourner cette difficulté, M. Diallo a donc du recourir aux jeunes de l’INA (Institut National des Arts) et du Conservatoire, déjà habitués aux techniques vocales.
Une dernière difficulté qu’on pourrait supposer, c’est l’adaption du texte français en bamanankan. A ce sujet, M. Diallo s’est montré amusé : « le texte de l’hymne national en bamanankan existe depuis l’indépendance. Moi-même, jeune pionnier, je l’ai chanté en français et en bamanakan dans les années 1964-1965 ».
Plus aucun obstacle ne pouvait alors empêcher la production de l’œuvre qui fut enregistrée dans les studios de l’ORTM à Bozola le 20 novembre 2010.
Quid de l’œuvre finale ? M. Diallo se dit très satisfait. Satisfaction du créateur d’avoir réalisé une œuvre qu’il estime majeure, mais qui va se soumettre à la critique de ses pairs et des autres.
Même sentiment de satisfaction partagé par le Chef de l’Etat qui, malgré sa charge, a assisté à une ultime séance de répétition le 20 septembre au Palais des Congrès. Et M. Diallo de poursuivre : « Notre plus grande richesse est notre culture. Or, le premier vecteur de cette culture, c’est la langue. Réussir cette adaptation en cette année du cinquantenaire ne peut que procurer de la satisfaction.
Une autre adaptation de l’hymne national, celle-là en huit langues, existe et a été exécutée pour la première fois le 23 septembre 2010 à la faveur du défilé civil du Cinquantenaire au Stade Modibo Kéïta. Elle est l’œuvre d’un autre homme de culture, M. Kardjigué L. Traoré. Cette œuvre a été exécutée également par plusieurs centaines d’élèves à l’ouverture de la Biennale Artistique et Culturelle le 19 décembre dernier au Stade Babemba Traoré de Sikasso.
M. Traoré précise que dans cette composition, il y a à peu près deux phrases dans chacune des langues retenues. "Je suis parti du principe que chaque région de notre pays doit se sentir concerné par l’hymne national", déclare Kardjigué L. Traoré. "Or, le français ne favorise pas cette prouesse", conclut-il.
Chapeau bas !
Diarra Diakité

 
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