Fil RSS du site

Abonnez-vous à la lettre d’information de Koulouba
 

   
Contactez la rédaction
ACCUEIL | ACTUALITES

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail title=

VOEUX 2011
Réponse de Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République, Chef de l’Etat, aux vœux de la Presse (Koulouba, le 27 décembre 2010)

   
JPEG - 76.7 ko
SEM Amadou Toumani Touré, Président de la République, Chef de l’Etat

Monsieur le Président du Comité National de l’Egal Accès aux Médias d’Etat ;

Madame la Présidente du Conseil Supérieur de la Communication ;

Mesdames, Messieurs les membres des Instances de Régulation ;

Monsieur le Président de la Maison de la Presse ;

Mesdames, Messieurs les Responsables des Associations Professionnelles ;

Mesdames, Messieurs les Professionnels des Médias,

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie pour les vœux que vous venez, tour à tour, de formuler pour mes collaborateurs, ma famille et moi-même, au nom de la grande famille de la Communication au Mali, à travers la Presse dans toutes ses composantes ainsi que les Instances de Régulation des Médias. Je vous prie d’accepter, en retour, les miens de bonne santé et de bonheur pour vous et vos Familles et de succès pour vos entreprises.

Monsieur le Président du Comité National de l’Egal Accès aux Médias d’Etat,

Je mesure à leur juste valeur les nombreuses initiatives que vous avez prises dans la perspective des élections générales que notre pays organise en 2012.

En vous y préparant, dès maintenant, vous avez engagé l’exécution d’un programme d’activités qui devrait vous permettre de mieux jouer votre rôle dans la gestion de la couverture médiatique de ces rendez-vous politiques importants.

Dans un contexte de pluralisme médiatique, les séances de formation, les voyages d’études ainsi que les échanges d’expériences avec vos homologues d’autres pays sont une source d’enrichissement et contribuent à l’amélioration de votre travail.

Je vous réitère, une fois de plus, ma ferme volonté de doter notre pays d’un organe de régulation unique des médias. La création d’un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, dans le cadre des réformes envisagées constituera une innovation majeure.

S’agissant de la couverture totale du territoire national par le service public de l’audiovisuel, le Gouvernement poursuivra les efforts en pour l’extension du signal de la Radio et de la Télévision nationales au profit de nos compatriotes, de l’intérieur comme de l’extérieur.

C’est le lieu d’exprimer toute ma satisfaction à la direction et à l’ensemble des cadres et agents de l’ORTM pour l’excellente couverture des différentes manifestations du Cinquantenaire de notre Indépendance nationale.

J’associe à ces félicitations la presse écrite et audiovisuelle privées pour le remarquable travail accompli.

Madame la Présidente du Conseil Supérieur de la Communication,

Je me réjouis du respect et de la considération dont jouit le Conseil Supérieur de la Communication du Mali auprès des instances de régulation de la sous-région et qui se reflète par la fréquence des visites de vos pairs à Bamako.

Je veux y voir, Madame la Présidente, un hommage à votre action personnelle à tête du Conseil. Je vous en félicite !

J’ai pris bonne note de vos réflexions que vous inspirent le déficit de formation, les conditions économiques précaires dans lesquelles évoluent nos médias.

Vous soulignez tout aussi justement les conséquences de cet état de fait sur l’exercice du métier, le respect des codes éthiques et déontologiques.

L’instauration d’une aide directe à la presse depuis près de 15 ans est l’expression de la volonté de l’Etat de contribuer à la solution des problèmes que vous mentionnez.

Ces ressources ne suffisent évidemment pas d’où la nécessité pour les professionnels des médias de bâtir de vraies entreprises offrant des « produits » de qualité et gérées selon des normes de rentabilité.

Sous ce regard, ce qui apparaît comme la force de nos médias (multiplicité de journaux et de radios) et en réalité une faiblesse. Cet émiettement ne favorise pas l’émergence de groupes de presse dotés d’un minimum de moyens.

Mais il appartient aux hommes et femmes de médias de réfléchir à l’évolution globale du secteur. L’Etat reste ouvert à toutes les propositions.

Vous avez insisté sur le passage à la radio diffusion numérique à l’horizon 2015. Le Gouvernement redoublera d’ardeur pour que le Mali soit à ce rendez-vous de cette mutation technologique importante.

Monsieur le Président de la Maison de la Presse,

Je voudrais tout d’abord vous adresser mes vives félicitations suite à votre réélection à la tête de la Maison de la Presse. Je suis sûr que vous mettrez tout en œuvre, durant ce nouveau mandat, afin que votre structure réponde aux aspirations de vos membres dans le sens d’une professionnalisation accrue de la Presse malienne.

Au fil des années, je constate avec bonheur que la Maison de Presse s’affirme de plus en plus comme un haut lieu de rencontres. Elle est ainsi devenue un cadre d’échanges entre journalistes et personnalités maliennes ainsi qu’avec des Intellectuels venant de divers horizons.

Cette vocation d’espace de formation est à consolider à tout prix. Dans la même continuité, la création de l’Ecole de journalisme de Bamako est plus que jamais pertinente.

J’engage le Gouvernement et toutes les personnes-ressources intéressées au projet à œuvrer à sa réalisation, dans un délai raisonnable, en vue du renforcement des capacités des personnels des médias.

Je me réjouis du classement du Mali dans le peloton de tête des pays (26è rang sur 178 pays classés) qui respectent la liberté de la presse à travers le monde. Nous devons constamment consolider les acquis pour continuer à mériter l’estime ainsi témoignée à notre Pays et à notre Démocratie.

C’est le lieu d’inviter l’ensemble des acteurs de nos médias à plus de respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle.

L’Etat, en ce qui le concerne, ne ménagera aucun effort dans son accompagnement. Ensemble, les pouvoirs publics et les professionnels des médias devront engager des réflexions communes en vue d’améliorer, de l’aide publique à la Presse.

Monsieur le Président du Comité National de l’Egal Accès aux Médias d’Etat ;

Madame la Présidente du Conseil Supérieur de la Communication ;

Monsieur le Président de la Maison de la Presse ;

Mesdames, Messieurs les Professionnels des Médias,

Il me reste à vous renouveler ainsi qu’à vos Familles mes vœux d’une bonne et heureuse année 2011.

Je vous remercie de votre attention !

— -

Réponse du Chef de l’Etat à la question du Président de la Maison de la Presse qui l’interrogeait sur la prétendue intervention de la BCEAO Mali dans le paiement des salaires du mois de décembre en Côte d’Ivoire

Mesdames, Messieurs de la Presse,

A partir d’un pays, ami et voisin pour ne pas le nommer, un quotidien privé dénommé « Le Nouveau Réveil », dans sa parution du vendredi 24 décembre 2010, titrait : « La Mali paye les salaires des fonctionnaires : Le Président ATT vole au secours de GBAGBO ».

Autrement dit, que la Mali, à travers la BCEAO, a payé le salaire des fonctionnaires ivoiriens.

Je n’ai pas encore fini de mesurer la profondeur de ce mensonge et surtout de gérer les conséquences graves de tels propos sur le quotidien de nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire sur lesquels pèse une atmosphère malsaine, tant sur leur personne que sur leurs biens. (Nous avons frôlé dans certains lieux l’agression physique et la destruction de biens).

Cette « information » (si c’en est une) a crée une situation d’émoi et chez les maliens de l’extérieur et de surprise chez les pays amis du Mali et dans les médias.

Un démenti formel a été apporté par la BCEAO qui a insisté n’avoir reçu aucune instruction allant dans ce sens. D’ailleurs, un tel scénario, visant un mouvement de fonds de cette nature entre les agences nationales de la BCEAO Mali et de Côte d’Ivoire, est impossible.

Des Interrogations, cependant, subsistent à mon niveau :

-  Pourquoi une telle malveillance ?
-  A qui profite-t-elle ?
-  A-t-on mesuré les conséquences d’une faute grave ?

Une telle information devait à mon sens faire l’objet d’une réelle vérification avant toute publication.

Je me demande comment l’on a pu croire que je puisse poser un tel acte ?

Mon rôle de Président en exercice des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, est seulement politique.

Je ne peux prendre une décision aussi importante sans en référer à mes pairs.

Sur cette question souveraine ayant trait à la BCEAO, la position du Mali ne peut s’affirmer en dehors des limites nationales.

Personnellement, ma préoccupation principale est la protection des maliens, de tous les maliens et de leurs biens, partout dans le monde et singulièrement dans les situations de crise.

Aussi, quelque soit la situation interne, nous ferons tout pour préserver le corps et les biens de nos hôtes.

Je me demande pourquoi tant de méchanceté et à quelle fin ?

|Précédent|Suivant|

 
© Equipe de Développement du Site de Koulouba - 2009