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Cinquantenaire à Tombouctou : EN TOUTE BEAUTÉ

   

ATT a assisté à une course de chameaux, visité le chantier de la salle des spectacles de la Cité des 333 saints et l’école Bahadou I.

La grande course de chameaux du Cinquantenaire a bouclé en beauté la 11è édition du festival d’Essakan samedi dernier sur la dune de la Paix située à deux kilomètres de la ville de Tombouctou.
L’événement a été présidé par le président de la République, Amadou Toumani Touré. C’était en présence de nombreux spectateurs locaux et de touristes venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.
45 chameaux repartis en trois catégories de quinze compétiteurs ont pris part à la course : les petits, les demi-cracks et les cracks. Dans la catégorie des cracks, le premier prix dénommé Prix de la nation a été remporté par, Azad Ag Allassane.
Son trophée lui a été remis par le président de la République. Il a aussi empoché un million de Fcfa auquel le chef de l’État a personnellement ajouté 500 000 Fcfa. Les autres compétiteurs de cette catégorie ont reçu chacun dans l’ordre décroissant 500 000 et 250 000 Fcfa auxquels le président a ajouté respectivement 400 000 et 300 000 Fcfa.
Les gagnants de la course demi-cracks ont eu chacun dans l’ordre : 500 000 ; 250 000 et 125 000 Fcfa auxquels Amadou Toumani Touré a ajouté respectivement 300 000 ; 250 000 et 200 000 Fcfa.
Les lauréats de la course des “petits” ont empoché dans l’ordre 250000 ; 125 000 et 75000 Fcfa auxquels s’ajoutent respectivement 200000 ; 150000 et 100000 Fcfa offerts par le président Touré.
Avant de se retirer, Amadou Toumani Touré a assisté à quelques prestations des artistes invités au festival, sous la houlette du maestro Habib Kouyaté. Dans une belle mélodie, Habib Kouyaté et ses collègues ont salué les actions et le leadership du président Touré à la tête de notre pays.
Auparavant les élus municipaux du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal s’étaient concertés pour décerner une clé au président de la République en reconnaissance à ses actions en faveur de notre processus de décentralisation. La clé lui a été remise par le président du Haut conseil des collectivités, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara.
Il faut signaler que durant trois nuits, la Cité des 333 saints avait vibré au rythme d’artistes maliens de renom comme Khaïra Arby, l’enfant du terroir, Batrousékou Kouyaté et son épouse, Oumou Sangaré et une pléiade d’artistes en herbe auxquels s’étaient joints des artistes européens et américains, tous sous la conduite de Habib Kouyaté.
Les trois jours du festival ont été une aubaine pour les artisans de Tombouctou, les festivaliers, les organisateurs de l’événement, les opérateurs d’art, les promoteurs d’hôtels les restaurateurs, ainsi que les voyagistes. Tous y ont eu gain de cause. Le festival a permis de remettre en marche les compteurs du tourisme même si c’est timide encore. Côté sécurité, les touristes rencontrés assurent n’avoir jamais été inquiétés durant leur séjour. Rendez-vous a été pris pour l’année prochaine.
En marge de la course des chameaux le président Touré a visité le chantier de la salle de spectacle de Tombouctou. Le contrôleur du chantier, Yacouba Fané a expliqué au chef de l’Etat que les travaux sont exécutés à environ 80 %. Démarrés en mai 2009, ces travaux ont connu quelques retards dus à l’importante couche de sable qui couvrait le site.
Le déblayage du terrain a pris une grande partie du délai contractuel. Mais, d’ici à la fin du mois de janvier, les 20 % restants seront terminés a t-il assuré. La nouvelle salle de spectacle de Tombouctou aura une capacité de 700 places assises. Elle comprend deux vestiaires (hommes et femmes), des bureaux pour l’administration et des toilettes intérieures et extérieures. La salle de spectacle est à la fois aérée et climatisée. L’ouvrage a coûté 181 millions de Fcfa. Le président Touré a ensuite visité la direction de l’École Bahadou I, précédemment appelée École nomade de Tombouctou.
Le président Modibo Kéita a été un des premiers directeurs de cette école qui a soufflé cette année ses 63 bougies. L’École nomade a été créée en 1948 avec feu Garba Touré comme premier directeur. Il a été remplacé en 1951 par feu Modibo Kéïta. L’école a plusieurs fois été transférée avant d’être installée sur son site actuel.
L’École nomade, actuel Badou I a formé plusieurs cadres de notre pays. Cependant, le président Touré a tenu à préciser qu’il n’a pas fréquenté cette école quand il était à Tombouctou. "J’étais à l’école de la République, mais j’y venais fréquemment partager des soupes à la cantine avec mes camarades de l’école. C’était des moments merveilleux de ma vie" a dit Amadou Toumani Touré qui a proposé aux anciens élèves où qu’ils se trouvent de contribuer à sa réhabilitation.

Envoyés spéciaux
A O. DIALLO et A. SISSOKO


Contre le terrorisme et le grand banditisme : ATT PROPOSE LE DÉVELOPPEMENT

Dans son intervention, à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de notre indépendance à Tombouctou, Amadou Toumani Touré, parlant de la sécurité dans la bande sahelo-sahélien, s’est tout d’abord félicité que notre pays constitue aujourd’hui un modèle en matière de décentralisation en Afrique.
Cette avancée a-t-il dit n’est point surprenante. Le Mali abrite les vestiges de nombreux anciens grands empires et royaumes de la sous-région : empires du Ghana, du Mali et Songhoï, les royaumes bambara de Ségou, de Kénédougou, de Bélédougou, le royaume théocratique de Amadou Sékou, etc. C’est sur cette terre déjà civilisée que l’islam a fait son entrée depuis le IXe siècle après le Christ. Les actions violentes qui caractérisent l’islam actuel sont inconnues de notre peuple.
Elles nous sont imposées d’ailleurs. Le Mali n’a rien à voir avec ces violences a souligné le président Amadou Toumani Touré.
Pour le chef de l’Etat, l’arme la plus efficace pour combattre les terroristes et les bandits qui se livrent à des brigandages et des enlèvements de véhicules dans le désert est l’arme de la population. C’est l’enjeu principal à la fois pour les autorités que pour les terroristes, qui profitent du désespoir des jeunes pour les recruter. “La meilleure manière de gagner la bataille de la paix est de gagner la bataille de la population. Car, elle peut passer du statut de victime à celui d’auteur, selon qu’elle soit oui ou non sujette à manipulation ” a dit ATT.
Il faut aider les populations à surmonter les besoins élémentaires : nourriture et eau potable. Au Mali, ces éléments suffisent pour avoir la paix. C’est pour cette raison que le Mali est engagé dans la voie de la lutte contre l’extrême pauvreté. Sur ce chantier, le président Touré invite les autres pays de joindre leurs efforts aux nôtres pour barrer la route au terrorisme et au grand banditisme qui se nourrissent, tous les deux, de la misère des populations.
Amadou Toumani Touré a réitéré son appel à l’union pour combattre le terrorisme dans la bande sahélo saharienne avant de remercier les touristes qui ont effectué le déplacement de Tombouctou. Leur geste prouve à l’opinion internationale, que dans le Septentrion malien, il n’y a pas que des bandits, il y a aussi des éleveurs, des agriculteurs, des artisans et des commerçants qui vivent et qui ont envie de vivre de leur travail. Cette population silencieuse a aussi envie de vivre et de travailler.
Amadou Toumani Touré a profité de l’occasion pour condamner avec vigueur l’enlèvement de Français au Niger (NDLR : ils ont finalement été exécutés).
A.O.D

 
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