Fil RSS du site

Abonnez-vous à la lettre d’information de Koulouba
 

   
Contactez la rédaction
ACCUEIL | ACTUALITES

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail title=


5EME SESSION DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AGRICULTURE : La L.O.A. sur une bonne dynamique

   

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré, a présidé, le vendredi 06 mai 2011, dans la Salle des Banquets du Palais de Koulouba, la 5ème Session du Conseil Supérieur de l’Agriculture.
Ont pris part à cette session, outre le Chef de l’Etat et le Premier Ministre, de nombreuses personnalités. Parmi celles – ci, des représentants des institutions de la République, des membres du Gouvernement, des représentants des organisations professionnelles, des représentants de la société civile et de nombreux invités.

Au cours de la session, cinq thèmes majeurs ont été abordés. Il s’agit du bilan de la campagne agricole 2010 – 2011 et le projet de la campagne agricole 2011- 2012, de la problématique de l’exploitation forestière, de l’état de mise en œuvre de la Loi d’Orientation Agricole (LOA), de la problématique de l’alimentation du bétail et de la problématique du suivi de la mise en œuvre du Programme national de réponse de la sécurité alimentaire au Mali.
Le Ministre de l’Agriculture, M. Agatam Ag Alassane, dans son exposé sur le bilan de la campagne agricole 2010 – 2011 et le projet de la campagne agricole 2011- 2012, a affirmé que la subvention aux intrants (engrais et semences) dont ont bénéficié 412.312 producteurs de riz, maïs, blé, sorgho, niébé et coton au cours de la campagne 2010 – 2011, est estimée à plus de 21 milliards 531 millions de francs CFA. Sur ce montant, 12 milliards ont été consacrés à la culture du riz et 6,4 milliards aux cultures du système coton.
Au plan des investissements, le ministre s’est réjoui des financements acquis qui se sont élevés à 824 milliards en 2010 contre 700 en 2009.
Le ministre a, par ailleurs, mis l’accent sur le démarrage difficile lié à l’installation tardive des pluies, les inondations dans plusieurs zones agricoles ainsi que les dégâts causés par les acridiens et les oiseaux granivores.
Cependant, malgré cet état de fait, l’apport des pluies provoquées a permis aux cultures de poursuivre leur croissance et de boucler leur cycle végétatif dans de bonnes conditions, a noté M. Agatham.
S’agissant de la production céréalière de la campagne écoulée, elle est estimée à 7. 315. 818 tonnes, a précisé le ministre. De l’avis du Ministre de l’Agriculture, cette production connaîtra une hausse au cours de la présente campagne et se situera autour de 8.940.780 tonnes.

JPEG - 122.8 ko
Une vue du du présidium du Conseil Supérieur de l’Agriculture

Le second thème Problématique de l’exploitation forestière, comment répondre aux besoins économiques, écologiques et sociaux du présent sans compromettre ceux des générations futures, a été développé par le Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le Professeur Tiémoko SANGARE. Dans son exposé, le Ministre SANGARE a fait l’état des lieux des forêts classées (113 pour un million d’hectares et 20 forêts pour 259.200 ha soumis à un aménagement durable). Il a également fait le point des massifs forestiers du domaine protégé, soit 342 massifs villageois de 346.737 ha suivant des plans d’aménagement concertés).
Le ministre de l’Environnement a aussi évoqué les causes de la dégradation de nos forêts qui sont, entre autres, les déforestations, les feux de brousse et l’élevage extensif.
Les dispositions prises en la matière, selon M. SANGARE, demeurent l’élaboration de textes législatifs en matière de gestion des ressources naturelles, l’élaboration et la mise en œuvre de politiques forestières et de protection de l’environnement, le transfert de compétences aux collectivités territoriales et l’intensification du reboisement.
Le sujet sur la problématique de l’alimentation du bétail a été traité par M. Bokary TRETA, Ministre de l’Elevage et de la Pêche. Ce dernier a mis l’accent sur les grands systèmes d’élevage à savoir le système pastoral (transhumance et nomadisme, le système agro –pastoral (intégration agriculture – élevage) et le système moderne péri- urbain (concessions rurales intensives). M. TRETA a également évoqué les trois sources de l’alimentation du bétail que sont les parcours naturels, les résidus des récoltes et les sous produits agro – industriels.
Quant aux contraintes évoquées par le ministre de l’élevage, elles tournent autour de la faible productivité des pâturages, l’accès difficile aux pâturages à cause du rétrécissement des espaces pastoraux, la fréquence élevée des feux de brousse, la faible intégration agriculture -élevage dans la gestion de l’espace et la faible disponibilité ainsi que le coût élevé des aliments concentrés (tourteaux, farine basse, etc.).
Toujours au chapitre des contraintes, le Ministre TRETA a également évoqué les questions liées à l’insécurité foncière et le faible niveau des investissements dans les infrastructures, le faible niveau de structuration des communautés des éleveurs, le faible niveau de suivi zootechnique dû à l’insuffisance du personnel d’encadrement, le vol du bétail et la faiblesse des données de base. A ce propos, il faut savoir que le dernier recensement général du cheptel date de 1991.
Afin de trouver des solutions à ces difficultés, un certain de nombre de projets connaissent des débuts d’exécution. Il s’agit de la réalisation des projets de 34 forages dans les cercles de Bourem, Gao, Ansongo, Menaka et Gossi ; 54 puits et 16 puits pastoraux à grand diamètre dans les zones de Dilly, Kayes-Nord, Kaarta et Nara-Est.
Il faut noter également la réalisation de 21 puits villageois dans les Cercles de Bourem, Ansongo, Gao et Gossi ; de 17 puits réhabilités à Bourem, Gao, Ansongo, Ménaka et Gossi ; de 27 mares (dont 12 aquacoles) dans les localités de Bourem, Gao, Ansongo, Ménaka et Gossi.
Enfin, le Ministre s’est apesanti sur la réalisation de 2 châteaux d’eau à Bardougeul (Niafunké) et à Goudam et de 4 mini-barrages et de la réhabilitation de 3947 ha de bourgoutière.
D’autres actions contribuent à résoudre ces problèmes notamment la distribution de 6,7 tonnes de semences fourragères et l’emblavement de de 4 000 ha en cultures fourragères.
S’agissant des interventions d’urgence, les actions entamées portent sur 3028,5 tonnes d’aliment bétail subventionnées, 1430 tonnes d’aliment bétail fourni par le PASMZAM, 1598,5 tonnes fournies par la coopération néerlandaise dans le cercle de Ménaka, 10 tonnes de pierre à lécher et 3454 tonnes d’aliment bétail distribuées dans les régions nord.
Quant aux actions de protection des pâturages, elles ont concerné la réalisation de 150 km de pare-feux dans les zones de Manakoro, Sagabary, Tousséguéla et Madina Diassa ; la réalisation de 384 km de pare-feux dans les zones de Nara-est, Dilly et kayes-Nord et la diffusion de messages de sensibilisation sur les feux de brousse sur certaines radios de proximité.
Pour sa part, la Commissaire à la Sécurité alimentaire Mme LNASRY Nana Yaya HAÏDARA, s’est penchée sur le suivi de la mise en œuvre du Plan National de Réponses aux difficultés alimentaires.
Pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre du Plan National de Réponses aux difficultés alimentaires, Mme Lansry a insisté sur la nécessité de doter le dispositif d’urgence actuel en ressources financières et en compétences humaines.
Mme LANSRY a fait remarquer que les difficultés d’urgence relatives à l’hydraulique, à la nutrition, au pastoralisme et à la pêche n’ont pas de réponses ni au niveau du dispositif national ni au niveau des départements sectoriels concernés.
Comme solution, elle propose la relecture des textes du Programme de Restructuration du Marché Céréalier (PRMC) de façon à prendre en compte les difficultés ci-dessus mentionnées.
La Commissaire à la Sécurité Alimentaire propose enfin d’inscrire dans les programmes d’action pluriannuel et particulièrement dans les zones vulnérables des activités de réponse aux urgences en lien avec le dispositif national d’urgence.
Avant de clore les travaux de la 5ème session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, le Chef de l’Etat a salué les efforts des différents acteurs qui ont permis d’avoir des résultats tangibles dans la mise en œuvre de la Loi d’Orientation Agricole (LOA).
Le Président de la République a enfin insisté sur certaines préoccupations liées notamment à la protection des végétaux, l’appui à la recherche, l’encadrement, le dispositif de suivi – évaluation, l’approvisionnement du pays en céréales, la question des équipements et la moralisation des subventions afin de booster davantage la production et la productivité dans le domaine agricole.
Kader MAIGA

 
© Equipe de Développement du Site de Koulouba - 2009