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17ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine sur le thème "Accélérer l’Autonomisation des jeunes pour le développement" : Discours du Chef de l’Etat (29 juin 2011)

   

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Mesdames, Messieurs les Ministres ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais adresser mes sincères remerciements à mon aîné le Président Teodoro Obiang NGUEMA, au Gouvernement et au Peuple de Guinée Equatoriale, nos vives et chaleureuses félicitations pour l’accueil fraternel réservé à toutes les délégations et la parfaite organisation de notre Sommet, dans cette belle ville de Malabo.

C’est aussi le lieu, d’exprimer toute notre satisfaction au Président NGUEMA, pour la sagesse et la clairvoyance avec lesquelles il conduit les destinées de notre Union, en sa qualité de Président en exercice.

Excellences ;

Mesdames, Messieurs,

Cette 17ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union a décidé de se pencher sur la question de l’accélération de l’autonomisation des jeunes pour le développement durable de notre Continent.

Je tiens à saluer mon frère Meles ZENAWI pour avoir si brillamment campé le sujet.

Ce thème sur la jeunesse, est en parfaite cohérence avec la Charte Africaine de la jeunesse, adoptée par notre Organisation en janvier 2006 à Banjul et le Plan d’Action décennal pour le développement et la promotion de la Jeunesse 2009-2018.

Il traduit aussi et surtout, la prise de conscience claire par nos Etats de l’enjeu et de la place de la jeunesse qui est notre meilleur atout pour le futur de notre Continent, mais qui peut s’avérer aussi une menace pour la stabilité en l’absence de perspectives d’avenir réelles.

Les représentants des jeunes nous diront leur lecture et leur vision des politiques mises en œuvre en leur direction.

Toutefois, plus généralement, nous savons que cette jeunesse aspire à une formation de qualité, que le VIH/SIDA constitue, pour elle, une source de profond désarroi, parmi les problèmes de santé.

La performance des systèmes éducatifs constitue une attente forte des jeunes africains. Nous devons conduire cette réflexion en lien avec l’apport des nouvelles technologies qui ont révolutionné l’acquisition du savoir et des pans entiers de l’activité humaine.

Mais de toutes les difficultés, la crise de l’emploi est sans conteste, la préoccupation majeure des jeunes.

Le chômage des jeunes, cause de véritables tragédies dans les familles, prive nos Etats de bras, dont l’Afrique a impérativement besoin, pour son développement.

Je sais par ailleurs, les efforts que déploie chacun de nos Pays pour apporter une réponse pertinente à cette lancinante question.

Dans ce sens, le Mali a mis en œuvre, depuis 2002, un Programme Emploi Jeunes (PEJ) doté d’un Fonds National de l’Emploi des Jeunes.

Le Programme Emploi Jeunes (Phase I) avait pour objectifs, entre autres, de :

- renforcer l’employabilité des jeunes en leur offrant des possibilités d’apprentissage et de stages de qualification professionnelle dans les entreprises ;
- développer l’Entrepreneuriat des jeunes ;
- faciliter l’accès des jeunes ruraux au marché du travail grâce à la méthode HIMO (Haute Intensité en Main d’œuvre) ;
- faciliter l’accès des jeunes à des lignes de crédit renouvelables.

Afin de consolider les acquis du Programme Emploi Jeunes I et de faire de l’emploi des jeunes une priorité, il a été institué en 2008 la Taxe Emploi jeunes sur les recettes de l’or produit au Mali.

Après l’évaluation de ce premier Programme d’Emploi Jeune, nous venons d’élaborer et d’adopter le Programme Emploi Jeunes (Phase II) pour la période 2011-2016, pour un budget global de 38 579 064 407 F CFA (80 millions de dollars US environ).

Le Programme d’Emploi Jeune II ciblera en priorité trois domaines, à savoir :

- l’emploi rural ;
- l’emploi des jeunes ;
- les jeunes de la diaspora.

Mais également, les groupes vulnérables, notamment les handicapés bénéficieront d’une attention particulière dans le Programme d’Emploi.

Excellences ;

Mesdames, Messieurs,

Dans le contexte actuel, comment parler de la jeunesse sans s’arrêter, un moment, sur la question de l’immigration ?

Des milliers de jeunes africains partent de chez eux, en quête d’opportunités, qu’ils espèrent trouver ailleurs. Ils empruntent le Sahara, les détroits, les océans et parfois même le train d’atterrissage des avions.

Combien d’entre eux, se sont noyés ou perdus à jamais, dans le désert, ou ont été abandonnés à leur sort, dans des embarcations sommaires ?

Nous ne le saurons jamais !

L’immigration clandestine nous interpelle tous, pays de départ, pays de transit et pays d’accueil. Nous devons combattre les réseaux de passeurs, mais aussi nous entendre sur une meilleure organisation des flux migratoires.

Il faut se rendre à l’évidence : le phénomène de migration est aussi vieux que le monde et ce n’est pas à l’heure de la mondialisation, de la globalisation des économies, que la vague va s’estomper. Bien au contraire !

Selon les projections de l’organisation des migrations internationales, si les tendances actuelles se maintiennent, un africain sur dix, vivra en dehors de son pays d’origine, d’ici 2025.

La même source estime à 16,3 Millions, le nombre de migrants, à l’échelle du continent Africain. Nous ne devons cependant pas céder, au sentiment d’impuissance.

Il est encore possible, de mieux ordonner le mouvement, à la fois pour la sécurisation, des candidats au départ et pour leur meilleure insertion, dans les pays d’accueil.

Parallèlement, il nous faut aussi travailler à réunir les conditions, permettant de retenir les jeunes et faciliter la réinsertion de ceux qui décident, de retourner dans leur pays d’origine.

Le développement, par une croissance économique soutenue, demeure le seul moyen, pour ouvrir de meilleures perspectives, aux populations africaines.

Le continent dispose d’importantes ressources agricoles, minières, fauniques, halieutiques et d’une flore diversifiée, pour assurer son décollage économique.

Pour nombre de nos Etats, l’agriculture recèle un énorme potentiel de croissance et constitue un secteur pourvoyeur d’emplois, pour les jeunes.

Mais, l’Afrique tire assez peu de profits de ses filières agricoles, sur un marché mondial, dont les règles sont faussées par les Subventions et la spéculation.

Excellences,

Mesdames, Messieurs,

La jeunesse est le temps du don de soi, de la générosité et de l’altruisme. Sur la foi de cette conviction, je soumets à notre Conférence, l’idée de la création d’un Corps de volontaires africains qui permettra de Dakar au Cap, de Bamako à Djibouti, de mettre l’expertise de nos jeunes, au profit de nos communautés tout en favorisant le brassage entre les futurs dirigeants du continent et les populations africaines.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 
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