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NOUVEL AN 2012 : Réponse de Son Excellence Monsieur le Président de la République aux voeux du Corps diplomatique (Koulouba, 06 Janvier 2012)

   

Excellence, Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique ;

Excellence, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Africaines et Internationales ;

Mesdames, Messieurs,

Je suis très touché, Monsieur le Doyen, par les vœux et les mots aimables, que vous venez de m’adresser ainsi qu’au peuple malien, en votre nom et en celui de l’ensemble des Diplomates, accrédités au Mali.

En retour, je vous prie d’accepter Excellences, mes Vœux ardents, d’une bonne et heureuse année 2012, pour vous-mêmes, pour les membres du corps diplomatique et consulaire, pour les représentants des organisations africaines et internationales, ainsi que pour les membres de vos familles, mes vœux les plus chaleureux, pour l’année nouvelle.

Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,

Comme à votre habitude, vous dressez avec beaucoup de générosité et d’amitié, un bilan des réalisations et des efforts de l’Etat malien, dans différents Secteurs de la Vie Socio-économique, sans occulter la conjoncture difficile, que le Mali et bien d’autres Pays ont affronté, au cours de l’année écoulée.

Je voudrais ajouter que nos acquis sont aussi le fruit de la coopération et du partenariat efficace, que nous entretenons, avec vos Pays et vos Institutions.

Mesdames, Messieurs,

Le début de la nouvelle année est toujours un moment privilégié d’introspection, de bilan et des perspectives. Aussi, vous me permettrez de partager avec vous quelques questionnements.

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Le Chef de l’Etat répondant aux voeux du Corps diplomatique

A l’instar de nombreux pays du Sahel, le Mali fait face aux conséquences de la dernière campagne agricole, dont les prévisions ont été fortement compromises par un déficit pluviométrique.

Selon les estimations des experts nationaux, corroborées par celles de leurs collègues du CILSS, il est à redouter une crise alimentaire d’amplitude variable en fonction des zones de production.

Dès l’annonce de la tendance, j’ai engagé le gouvernement à mettre en œuvre un Plan d’urgence, afin de faire face à la crise alimentaire qui s’annonce. Ce plan d’urgence se traduira par :

- la distribution gratuite de céréales dans les communes les plus vulnérables,
- la reconstitution et le renforcement du stock national de sécurité en mil et sorgho à concurrence de 10 000 tonnes,
- la distribution gratuite d’aliments bétail aux éleveurs touchés par la crise.

Au total, l’assistance de l’Etat portera sur plus de 40.000 tonnes de vivres, pour un coût de 19 milliards de FCFA. Parallèlement, des initiatives novatrices seront engagées pour assurer l’approvisionnement correct en eau potable, dans le cadre de l’hydraulique urbaine, villageoise et pastorale. C’est justement pour soustraire notre pays aux aléas de la pluviométrie, que dès le début de mon premier mandat, j’ai engagé le Gouvernement, à créer les bases d’une agro-industrie ambitieuse dont les axes les plus saillants ont été :

- la réalisation des grands travaux dans le domaine des aménagements hydro-agricoles,
- la construction d’usines d’assemblages de tracteurs,
- l’incitation à la construction d’unités de production d’intrants agricoles,
- l’élaboration d’une Loi d’orientation Agricole,
- les pluies provoquées,
- la politique de diversification de la production agricole, et
- le développement des infrastructures routières pour lier les zones de production à celles de la consommation.

Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Nous voici au terme d’une année qui aura été celle de l’amplification des chantiers de transformation de notre pays et à l’orée d’une autre qui sera marquée par le rendez-vous combien important des scrutins référendaire, présidentiel et législatif.

L’enjeu et le défi sont à tous égards comparables à ceux des scrutins de 1992 et de 2002, deux dates-repères dans la vie du Mali démocratique, avec des alternances politiques pacifiques qui valent à notre pays le respect de la Communauté des Nations.

Aussi, au regard de nos responsabilités individuelles et collectives, nous avons l’obligation de les réussir les élections à venir, pour non seulement affirmer la maturité de notre démocratie ; mais également pour maintenir notre pays dans la trajectoire ascendante, qui nous donne chaque jour, depuis des années, des raisons de croire en un futur meilleur pour les enfants du Mali.

Le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires tout en restant constamment ouvert au dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral, afin d’assurer le succès des différents scrutins.

Mesdames, Messieurs,

La tenue régulière d’élections libres et transparentes est non seulement un baromètre de la vitalité d’une démocratie, mais elle permet aussi, au pays de se doter d’institutions stables qui constituent le premier socle du développement. Tout au long des dix dernières années, notre ambition a été de maintenir ce double mouvement pour accélérer la transformation de notre Pays.

Le renforcement de la sécurité alimentaire, ainsi que de la qualité de l’éducation et de la santé, les actions structurelles dont le développement institutionnel et social, celui des Infrastructures, des mines, du secteur privé, des arts et de la culture, du tourisme et de l’artisanat, la communication sont les axes essentiels du grand chantier pour un Mali émergent.

Je me réjouis des efforts remarquables accomplis dans ces différents secteurs au cours de l’année qui s’achève et des bonnes perspectives qui s’offrent à nous pour 2012.

Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Les Progrès accomplis par notre pays sont indéniables. Leur pérennisation doit reposer sur une meilleure organisation administrative du Mali. Notre ambition est de :

- mettre l’Administration en adéquation avec les objectifs de sa modernisation assignés dans le cadre du Programme de Développement Institutionnel ;
- prendre en compte les solidarités communautaires ; et réaliser les objectifs fixés par l’Etat dans le cadre de la décentralisation.

C’est dans cet esprit, que le Conseil des ministres vient d’adopter le projet de loi portant augmentation du nombre de Régions administratives qui passe de huit à dix neuf (19).

La création des Régions de Taoudéni et de Ménaka procède de cette volonté et de cette vision.

L’étendue des régions du Nord du Mali, appelle de notre part une réponse appropriée, pour rapprocher l’administration des administrés.

Il s’agit de réussir, dans le même mouvement un meilleur cadrage de défense et de sécurité et un élargissement des espaces favorisant une large participation des élus locaux au débat national sur les questions politiques, sociales et sécuritaires.

Mesdames, Messieurs,

La paix et la sécurité sont le socle du progrès social et économique. Les derniers événements survenus à Hombori et à Tombouctou nous confortent encore plus dans cette conviction.

Le Mali a réaffirmé sa condamnation sans réserve de ces pratiques terroriste et criminelle, ainsi que sa détermination, qui porte ses premiers fruits avec l’arrestation des auteurs de l’enlèvement de Hombori, à œuvrer en faveur de la libération des otages.

La bande sahélo-saharienne, déjà fragile, doit gérer la nouvelle donne du retour des soldats de nationalité libyenne, mais originaires de nos pays, et plus grave celle de la dissémination d’armes de tous genre.

Je tiens, au nom de notre Nation, à saluer tous nos frères qui, de retour de Libye, ont proclamé solennellement leur intention pacifique et décidé de se mettre au service du Mali. Je veux leur assurer que le dialogue et l’ouverture demeurent la clef voûte de notre politique, pour une cohésion nationale.

A tous les autres pays de la Bande sahélo-saharienne, le Mali réaffirme son adhésion au dispositif inter-pays, pour la mise en commun de nos moyens politiques, diplomatiques et militaires afin de lutter plus efficacement contre toutes formes de menace et singulièrement le terrorisme et les trafics divers qui prospèrent dans la zone.

A cet effet, le Mali s’est doté d’une politique nationale de lutte pour la paix, la stabilité et le développement des régions Nord de notre pays. Le PSPSDN est une réponse immédiate pour faire le lien entre la situation des risques sécuritaires et la reprise du développement local dans le Nord du Mali.

Le Programme spécial est conçu de manière à s‘intégrer de façon complémentaire et cohérente avec d’autres actions en cours ou prévues. Les cibles prioritaires du Programme sont les communautés de base, les sites de fixation des personnes déplacées, les nouveaux pôles économiques locaux.

Je reste convaincu, que la consolidation de la paix ne saurait résider dans le tout sécuritaire, mais plutôt dans sa combinaison avec des actions de développement en faveur des populations.

Excellence, Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique ;

Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires ;

Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Africaines et Internationales ;

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, pour terminer, souhaiter à vos Pays, aux Souverains, Chefs d’Etat, Chefs d’Institutions, que vous représentez, à vos collaborateurs, à vos familles et à vous-mêmes, mes vœux sincères de santé, de prospérité et de bonheur pour 2012.

Je vous remercie de votre attention !

 
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