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Les voeux du Nouvel An 2003

   

Les voeux du Nouvel An

Mes Chers Compatriotes,

Au seuil du Nouvel An, c’est un agréable devoir pour moi, de présenter mes voeux les meilleurs à chaque Malienne, à chaque Malien, aux Frères Africains et aux Hôtes Etrangers vivant au Mali.

Dans le vieux pays de traditions qu’est le Mali, les repères historiques ne manquent pas. Toutefois, je crois ne pas me tromper, lorsque j’inclus l’année 2002 dans les moments importants de l’Histoire de notre Nation.

Les douze mois écoulés ont été riches en défis, aussi grands les uns que les autres ; notre Grand Peuple a su, à chaque fois, les relever avec courage et intelligence.

J’avais eu à magnifier l’organisation réussie de la Coupe d’Afrique des Nations de Football ainsi que la participation de qualité des Aigles du Mali, à cette grande compétition sportive Continentale.

Le même sens de responsabilité nous avait permis, quelques mois plus tard, de tenir des Elections Présidentielle et Législatives apaisées et de confirmer notre maturité politique tout en étant conscients de nos insuffisances en matière électorale.

Dans la continuité du même processus électoral, j’invite le Gouvernement à engager des Concertations avec l’ensemble de la Classe Politique, sur l’organisation des prochaines Elections Municipales prévues en 2003 et 2004. L’harmonisation du calendrier de ces consultations me semble nécessaire. Cependant, la bonne préparation de ces élections appelle de notre part une décision consensuelle, mais réaliste.

Mes Chers Compatriotes,

L’année 2002 n’a pas été qu’une année de fêtes sportive ou électorale. Notre pays a eu aussi à faire face aux aléas de la nature : je veux parler de la mauvaise pluviométrie que nous avons enregistrée au cours de l’hivernage dernier, faisant peser de sérieuses menaces sur notre sécurité alimentaire.

Fidèle à ma conviction que le devoir de l’Etat, est de créer les conditions d’une autosuffisance alimentaire, j’ai engagé le Gouvernement à mettre en oeuvre tout le dispositif de sécurité alimentaire et les mesures complémentaires, pour faire face, à une période de soudure précoce et longue.

J’entends aussi donner une impulsion vigoureuse, dès 2003, aux aménagements hydroagricoles et à ceux de maîtrise de l’eau pour qu’à moyen terme nous atteignions une sécurité alimentaire durable.

Mes Chers Compatriotes,

La crise en Côte d’Ivoire voisine est un autre événement qui s’impose à nous, avec des conséquences néfastes pour notre Pays.

Je m’incline respectueusement devant la mémoire de nos compatriotes morts dans cette tragédie, en rappelant une fois de plus aux Autorités ivoiriennes et, plus généralement, à celles de tous les pays qui accueillent les ressortissants maliens leur devoir, je dirais même leur obligation de protection de nos concitoyens et des étrangers.

Parallèlement à la formulation claire et nette de cette exigence de sécurisation et de protection des nôtres, le Gouvernement a entrepris un programme de rapatriement des candidats au retour volontaire au Mali. Je saisis l’occasion pour inviter chacun de nous, à maintenir l’élan de solidarité autour de nos frères et soeurs éprouvés par ces douloureux événements.

C’est le lieu, pour moi, de témoigner notre gratitude à tous les partenaires et organismes qui nous aident à faire face aux conséquences humanitaires du conflit avec l’afflux de réfugiés dans les zones frontalières.

Il me plaît de saluer, dans la même foulée, nos opérateurs économiques qui, par leur dynamisme, leur sens de l’initiative, ont fortement contribué, aux côtés de l’Etat, à amoindrir les effets de la crise sur l’approvisionnement régulier de notre pays fortement tributaire du port d’Abidjan. Cet engagement patriotique de nos femmes et hommes d’affaires est une source de fierté pour toute la Nation.

J’ai tiré de cette crise ivoirienne, la leçon que la défense de nos intérêts nationaux nous commande aussi de nous impliquer activement dans la recherche de solutions politique et diplomatique.

C’est le sens à donner à l’initiative que j’ai prise en réunissant à Bamako, les Présidents Blaise COMPAORE du Burkina Faso et Laurent GBAGBO, de Côte d’Ivoire, le 03 Décembre dernier.

L’initiative malienne, de même que la visite que j’ai effectuée au Libéria auprès du Président Charles Taylor, s’inscrivent pleinement dans le cadre des efforts diplomatiques de la CEDEAO et visent surtout, à créer, un environnement sous-régional apaisé pouvant favoriser les avancées dans les négociations entre les parties ivoiriennes en conflit.

Mes Chers Compatriotes,

Ces moments difficiles que traverse la sous-région, démontrent à suffisance l’urgence, pour nous, de prendre plus vigoureusement en mains notre destin en tant que Nation, sans jamais renoncer à l’intégration africaine.

Mon Message à la Nation du 22 Septembre 2002 , la Lettre de Cadrage que j’ai remise au Premier Ministre et la Déclaration de Politique Générale présentée par le Chef du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale, fixent les repères de cette action politique forte, déterminée et volontariste, que nous entendons conduire.

Le chemin est balisé ; il nous reste à amplifier l’effort et la dynamique de travail soutenu, afin que « les fruits répondent à la promesse des fleurs ».

Je ne me lasserai jamais d’évoquer nos atouts, pour positionner notre pays sur l’orbite du développement durable ce, d’autant plus que le potentiel agropastoral du Mali est notre principale force.

Il nous appartient d’en faire le moteur de notre économie, le pilier de notre croissance par une politique systématique de renforcement et de création de filières agropastorales.

Dans ce cadre, on peut se réjouir du processus de redressement de la Filière coton, particulièrement de la transformation de notre fibre, avec l’ouverture en Avril 2003 de la filature Fitina et des projets en cours, que j’encourage fortement pour que nous tirions plus de valeur ajoutée et d’ emplois de cet avantage.

Dans le secteur minier, l’amélioration de notre rang de 3è producteur d’Or en Afrique est un objectif majeur, la 2è place étant largement à notre portée. Notre production d’or a été de l’ordre de 60 tonnes cette année, pour un chiffre d’affaires d’environ 360 milliards de FCFA, dont 55 milliards de FCFA d’apport au Budget de l’Etat. En 2003, nous pouvons et devons dépasser ces résultats.

Dans la même veine, j’attache du prix à l’intensification de la recherche pétrolière dans notre vaste bassin sédimentaire, couvrant près de 800.000 km2 et qui présente des indices encourageants.

Mes Chers Compatriotes,

La finalité de toute cette politique est l’amélioration du pouvoir d’achat et la réalisation du bien-être des Maliennes et des Maliens.

Un grand pas a été effectué dans ce sens, par une augmentation substantielle des salaires et des pensions des retraités. La hausse des salaires et pensions consentie aux travailleurs de la Fonction Publique et aux retraités est, de loin, la plus importante jamais réalisée dans notre pays.

La revalorisation du statut général de la Fonction Publique et des statuts particuliers de la Magistrature, de l’Enseignement Supérieur, des Forces Armées et de Sécurité, participe de cette volonté de répondre aux attentes légitimes du monde du travail.

Dans la même logique, notre engagement pour un accès moins onéreux de nos concitoyens aux commodités essentielles que sont l’eau, l’électricité et le téléphone, trouve sa concrétisation dans le tout prochain rééquilibrage des tarifs de la SOTELMA et de MALITEL.

Ce rééquilibrage se traduira au niveau du réseau fixe de la SOTELMA, par une baisse de 47% sur les tarifs des communications interurbaines et par une baisse moyenne, variant de 33 à 67 %, pour les communications internationales.

Sur le réseau GSM, il sera procédé à une baisse de 9% sur les tarifs internes à MALITEL. Une baisse de 15% sera appliquée sur le type d’exploitation « Waatibè », qui est la commodité la plus utilisée par les consommateurs. Toujours sur le réseau GSM, une diminution de 14% sera appliquée sur les tarifs des communications internationales. La baisse des tarifs sera effective dès ce week-end, à compter du samedi 4 Janvier 2003.

Ces réductions tarifaires s’accompagneront de l’amélioration de la qualité des services et l’extension des différents réseaux, dont celui de MALITEL qui sera renforcé par la mise en service, dans les prochains mois, de 20.000 lignes supplémentaires.

Le premier trimestre de l’année 2003 enregistrera également le démarrage des activités de la Société IKATEL. Le deuxième opérateur téléphonique du Mali se propose de couvrir, au cours des mois à venir, les 8 capitales régionales ainsi que les zones de forte immigration situées en première région.

L’implantation d’IKATEL sera indiscutablement bénéfique pour notre pays, au plan de la création d’emplois. A côté des emplois directs constitués par le personnel de la société, un nombre important d’emplois indirects sera généré, par la multiplication des télécentres.

La cohabitation des deux opérateurs -SOTELMA et IKATEL- produira, j’en suis certain, des effets positifs pour les usagers maliens du téléphone, en termes de coûts et de qualité d’offre de services.

Dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information, l’action gouvernementale privilégiera la réduction des coûts d’acquisition du matériel informatique et la popularisation du recours aux nouveaux outils de communication dans tous les secteurs de notre développement.

S’agissant de l’Energie, je peux d’ores et déjà vous annoncer une baisse sensible sur les tarifs de l’électricité et de l’eau, dans les prochaines semaines. Par ailleurs, l’Agence Malienne pour le Développement de l’Energie Rurale (AMDER) verra le jour en 2003 en collaboration avec la Banque Mondiale et d’autres partenaires au développement.

Cette Agence sera essentiellement chargée de la mise en ?uvre du Projet Energie Domestique et Accès aux services de base en milieu rural, notamment l’électricité rurale et l’énergie domestique. Les activités de l’AMDER, permettront d’atteindre des résultats notables en matière de création d’emplois et de revenus, de protection de l’environnement et d’amélioration des conditions de vie des populations rurales, par la facilitation de l’accès aux services de base que sont la santé, l’éducation, l’eau potable ainsi que par des mesures de préservation, des formations forestières.

En matière de Santé, des efforts considérables seront consentis pour rendre accessibles les produits pharmaceutiques. Ainsi les prix des médicaments essentiels génériques, en Dénomination Commune Internationale (DCI), vont subir une réduction très significative dans les établissements publics et communautaires.

L’accès à un logement décent pour tous nous préoccupe également au plus haut point. Une première réponse forte sera apportée à cette attente à travers le lancement d’un vaste projet de 3500 logements sociaux au Mali, dont 1500 dans les régions et 2.000 à Bamako, avec le démarrage effectif du chantier de Bamako dès janvier 2003.

Mes Chers compatriotes,

Je tiens à saluer ici l’accalmie qui règne à l’école. Les différents examens de fin d’année 2002, se sont tenus dans la quiétude et l’année scolaire et universitaire 2002-2003, se déroule quasi normalement. J’exhorte les uns et les autres, à oeuvrer pour la consolidation et la pérennisation de cet acquis important. Pour soutenir cet élan, l’Etat réalisera en 2003 :

1- la construction de 1783 salles de classes dans toutes les Régions ; 2- la réhabilitation de 500 salles de classes dans toutes les Régions ; 3- la construction et l’équipement de 30 CAP dans toutes les Régions ; 4- la construction et l’équipement de 6 académies d’enseignement à : Kati, Kita, San, Douentza, Koutiala, Bamako rive droite ; 5- la réhabilitation de 9 académies d’enseignement à : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Segou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Bamako ;

6- la construction de 9 Instituts de Formation de Maîtres (IMF) à : Kidal, Bamako, Nara, Sikasso, Koro, Tominian, Gao, Diré, Extention Sévaré ; 7- la construction de 9 Centres d’Animation Féminin (CAF) à : Bourem, Bamako, Bla, Koutiala, Koro,Nara, Rharouss, Kidal Nioro ; 8- la construction de 02 lycées à :Mopti-ville et Goundam ; 9- la construction et l’équipement de 3 Instituts de Formation Professionnelle (IPF) à : Ségou, Diré, Sévaré ; 10- la construction et l’équipement de 36 laboratoires, 26 bibliothèques et de 28 salles informatiques pour les Etablissements d’Enseignement Secondaire ; Chaque bibliothèque sera dotée, de 2000 livres. Chaque salle informatique sera équipée, de 20 micro-ordinateurs, soit 560 micro-ordinateurs, tous connectés à internet ; 11- l’acquisition de 4 millions de livres pour les ecoles fondamentales (pour la rentrée scolaire 2003-2004). S’agissant des ecoles communautaires, afin de venir en appui aux populations l’Etat participera, en 2003, à la prise en charge des salaires de 4595 enseignants.

L’année 2003 c’est aussi un autre challenge pour nous : celui de réussir la participation du Mali comme pays-phare, au festival Folklife, prévu en Juin 2003, à Washington, et qui représente, une grande opportunité économique, culturelle et touristique pour notre pays.

Mes Chers Compatriotes,

Le chômage des jeunes nous interpelle plus que jamais. Aussi, le Programme Emploi Jeunes, qui sera lancé en 2003, aura pour objectifs de développer d’une part l’emploi salarié, en renforçant l’ « employabilité » des jeunes par l’apprentissage et les stages de qualification professionnelle et, d’autre part, l’emploi indépendant en assouplissant les conditions d’accès des jeunes au crédit.

Mes Chers Compatriotes,

J’ai une pensée particulière pour nos compatriotes vivant à l’extérieur. Je voudrais les rassurer, encore une fois, qu’ils ne seront jamais exclus ni marginalisés. Bien au contraire, je les impliquerai dans tous les aspects de la vie de la Nation.

Comment oublier nos malades et tous ceux qui souffrent ? Pour eux, cette période de Fêtes constitue plutôt un moment d’épreuves. Nous prions de toutes nos forces pour qu’ils retrouvent la santé et la quiétude auxquelles ils aspirent.

Mes Chers Compatriotes ;

La réussite de l’oeuvre collective sera la somme du succès de chacun de nous dans son domaine d’activité et de compétence. Pour le bon accomplissement de ce destin collectif, je tiens à formuler pour chacun de vous, pour vos familles, mes v ?ux ardents d’une Bonne et Heureuse Année 2003.

Vive le Mali, dans une Afrique Unie et en Paix.

 
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