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SYNTHESE DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE 08 JUIN 2005

   

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Une vue de la Salle des Banquets
Photo AMAP

C’est dans une Salle des Banquets archicomble du Palais de Koulouba que le Président de la République a fait son apparition aux alentours de 10H30mn. L’auditoire du jour, outre les collaborateurs du Président, était fort d’environ 120 participants se répartissant comme suit :

- des chefs d’instance de régulation et d’auto-régulation de la presse ;

- des représentants des associations professionnelles représentatives ;

- des services publics de médias ;

- 48 journaux maliens ;

- 21 radios de proximité dont 03 de l’intérieur (Kati, Koulikoro et Bougouni) ;

- 12 correspondants de presse étrangère accrédités au Mali ;

- 07 envoyés spéciaux ou journalistes étrangers de passage à Bamako ;

- 23 invités spéciaux tous évoluant presque dans le vaste secteur de la communication au Mali.

En guise d’introduction, et comme cela sied en pareille circonstance, le Président de la République a chaleureusement salué la présence de la presse nationale et internationale dans la Maison Commune (le Palais de Koulouba). Parlant de la conférence de presse proprement dite, ATT a évoqué le respect d’une tradition désormais installée qui lui permet de faire un large tour d’horizon des grands sujets d’intérêt national. Il s’agit, entre autres, des difficultés de l’heure, de ses échecs, de ses succès et de ses ambitions pour le Mali.

Cet exercice, précisera-t-il, est un excellent moyen de rendre compte de sa gouvernance à la Nation et de lever quelques équivoques. Mais un exercice tout autant difficile quand il s’agit, en trois années, de réfléchir, d’initier, de présenter, de boucler les financements et de réaliser des projets dans des domaines aussi variés que les infrastructures, les équipements, les aménagements, les logements sociaux, les commodités...

Dans son introduction liminaire, le Chef de l’Etat s’est autorisé quelques rappels :

La situation politique

En matière de gestion du pouvoir, ATT est formel : « l’expérience que nous avons tentée en associant à l’action gouvernementale un large éventail de sensibilités politiques et apolitiques a porté des fruits . De façon incontestable, les efforts conjugués ont permis la stabilité intérieure et la paix sociale. Mais, reconnaît-il, cette expérience a laissé voir un déficit de force d’accompagnement et un déficit de partenaires.

Anticipant sur les questions qui lui seront posées sur cet aspect de sa gouvernance, le Président de la République a clairement dit : « Je récuse le terme Unanimisme, puisque le cadre de collaboration créé a respecté l’identité de ceux qui ont librement souscrit et qui ont fait entendre leur différence à l’intérieur. Chaque Institution a joué son rôle sans complaisance d’une part, et notre gouvernance est restée une gouvernance d’équilibre, d’où ne sont absentes ni les critiques, ni les contradictions ».

Poursuivant son raisonnement, ATT ajoute : « J’ai plutôt préféré la Gestion consensuelle du pouvoir, mais je soutiens fermement la présence des partis politiques dans cette gestion consensuelle du pouvoir qui n’est pas une figure imposée ».

La Vision du Président

De l’opportunité qui lui est offerte, ATT profite pour annoncer que tous ses efforts seront dirigés vers deux (02) objectifs majeurs, à savoir :

- le mieux-être des populations et ;

- le développement durable de notre pays.

C’est ainsi, affirmera-t-il, qu’il faut comprendre l’accent mis sur :

• les routes, les pistes, les puits ;

• les logements sociaux ;

• les télécommunications ;

• les infrastructures scolaires et sanitaires ;

• l’électrification rurale ;

• les périmètres irrigués ;

• la sécurité alimentaire ;

• la prospection pétrolière et minière ;

• la lutte contre le SIDA (le MAP).

ATT s’engage à ne ménager aucune ressource de l’Etat pour arriver à cette fin, et en appelle à des synergies pour maximiser les résultats.

L’Agriculture

La conviction du Président est que la Loi d’Orientation Agricole (LOA) peut contribuer à sortir le Mali d’une agriculture sociale pour le faire entrer dans l’aire de l’agro-industrie avec des grandes exploitations et des moyens conséquents. Cette loi, dit-il, favorisera la politique de grands aménagements dans le domaine hydro-agricole d’une part et encouragera la valorisation des phosphates de Tilemsi d’autre part.

Les routes et pistes

L’ambition du Président ATT est claire ; il s’agit de :

- Lier les zones de production aux zones de consommation et ;

- Créer de nouveaux circuits de commercialisation.

Mais, en la matière, reconnaît ATT, les efforts nationaux sont confrontés à des limites objectives. Elles ont pour nom :

- La limite des ressources propres et ;

- La limite de l’aide au développement qui, malheureusement, tarit de plus en plus.

Cependant, déclare-t-il, la qualité de nos efforts et de notre gouvernance est reconnue par nos partenaires. Mais ces efforts sont annihilés par des adversités auxquelles le pays est confronté depuis trois (03) ans. Et ATT de passer en revue ces adversités dont l’impact négatif a considérablement plombé les efforts de l’Etat.

A. La crise ivoirienne :

Elle a causé à l’économie nationale d’énormes pertes et de manque à gagner qui se chiffrent à plus d’une centaine de milliards, dira-t-il.

Prenant le cas spécifique de la Région de Sikasso, ATT a expliqué que le nombre de véhicules en direction de la Côte d’Ivoire a chuté de 2795 en 2002 (seconde crise) à 771 en 2003.

En temps normal, déclare le Président, l’on dénombrait par jour 400 véhicules, toutes catégories confondues. Aujourd’hui, ce chiffre est réduit à seulement quelques dizaines de véhicules. Toute chose ayant fait chuter de 79% la valeur des importations de la Côte d’Ivoire vers Sikasso seulement entre 2002 et 2003.

A la même période, la valeur des exportations de cette région vers la Côte d’Ivoire a connu une baisse de l’ordre de 63%. Ce qui devait engendrer une baisse de 2/3 des recettes douanières. Il en découle, selon le Président de la République, d’énormes pertes qui se manifestent par :

- les pertes d’emplois ;

- la baisse de recettes de la région ;

- la hausse du prix de certains produits de grande consommation ;

- la perte des biens des rapatriés maliens et ;

- la mévente de produits jadis écoulés sur le marché ivoirien.

B. La chute du dollars

Pour ceux qui ne le savent pas, le Président de la République a expliqué que l’essentiel des produits d’exportations du Mali sont vendus sur les marchés mondiaux dans cette monnaie. Malheureusement, expliquera-t-il, le cours du dollar a subi des fluctuations qui ont été dommageables pour notre économie. A titre d’illustration, le dollar valait 716,5 FCFA en mai 2002. Le mois suivant, juin 2002, date de d’arrivée du Président Touré aux affaires, il avait baissé à 670,51 FCFA. En janvier 2005, ce même dollar ne valait plus que 499,70 FCFA. Aujourd’hui, en avril 2005, un dollar vaut 506 FCFA. Cette baisse vertigineuse du cours du dollars a occasionné un gros manque à gagner pour notre économie qui repose essentiellement sur l’exportation du coton et de l’or.

C. La flambée du prix du pétrole :

Cette situation a porté un préjudice considérable à l’économie malienne pour la simple raison que, en seulement trois ans, le prix du baril de pétrole a plus que doublé. Pour étayer ses propos, le Président donne la progression de la hausse du pétrole de Janvier 2002 à avril 2005 (US $) :

PériodeValeur
Janvier 2002 20,09
Décembre 2002 29,45
PériodeValeur
Décembre 2003 31,99
Décembre 2004 43,60
PériodeValeur
Mars 2005 55,58
Avril 2005 54,68

D. L’arrêt précoce des pluies :

Aux du Chef de l’Etat, cette situation a porté un coup dur aux efforts des paysans maliens. Le déficit céréalier qui en a résulté a été de 800.000 tonnes en 2002 et de 345.000 tonnes en 2004.

E. Les criquets pèlerins :

L’invasion acridienne, selon ATT, a occasionné entre 6 à 10 % de pertes de la production céréalière et causé d’énormes dégâts aux pâturages qui ont été saccagés dans une très forte proportion, accentuant ainsi le déficit en aliments bétail.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, reconnaît ATT, de nombreux autres facteurs ont contribué à sinistrer l’économie nationale. Au nombre de ces facteurs, il faut retenir essentiellement :

- la baisse de 43% des cours du coton entre Décembre 2003 et Décembre 2004 ;

- le blocage de l’aide budgétaire (Banque Mondiale)

La conjonction de ces facteurs, a regretté le Président Touré, a considérablement ralenti notre marche en avant. Nous avons été contraint de reporter sur les actions d’urgence les ressources destinées à d’autres priorités économiques et sociales, confiera-t-il. C’est ainsi que, sans hésiter et au nom de la solidarité nationale, nous avons oeuvré à apporter un appui conséquent aux populations victimes des calamités.


Renouvelant sa foi en l’avenir du Mali, ATT a mis en exergue les énormes potentialités dont dispose notre pays et qu’il convient d’exploiter judicieusement. Il a donné l’assurance que son équipe oeuvrera à apporter les réponses les mieux indiquées pour répondre à la forte demande sociale. Enfin, le Président de la République s’est rejoui d’avoir pu instaurer un contexte socio-politique caractérisé par une ère de paix et de stabilité.

Dans son introduction tout comme dans ses réponses à certaines questions qui lui ont été posées, le Président de la République s’est largement expliqué sur les efforts de l’Etat en vue d’améliorer les revenus des citoyens. Il a apporté aussi un éclairage nouveau sur d’autres aspects de la vie de la Nation, notamment la production de l’or, l’accès à l’eau potable, la lutte contre la corruption, les quetions économiques, le malaise du football national...

*****

Salaires, pensions et avantages assimilés

Tableau Récapitulatif de la masse salariale 2004 - 2005 en unités de FCFA

Exécution 2004
Inscription 2005
Taux de progression 2004-2005
Exécution Mai 2005
121.703.829.683
140.190.362.000
15%
52.847.075.597

Evolution de la masse salariale moyenne mensuelle de 2004 à 2005 :

2004 : 10,1 Milliards F.CFA

2005 : 11,6 Milliards F.CFA

Par rapport à 2001 :

- 2001 : 82 Milliards F.CFA

- 2004 : 121,7 Milliards F.CFA

Soit une augmentation de 39,7 Milliards F.CFA

Salaires et avantages

Dans ce domaine, l’Etat a fait des efforts très appréciables, notamment :

- La révision de la grille salariale en Octobre 2002 :

Incidence financière : 10.500.000.000 F.CFA

- La révision de la grille B1 et B2

Incidence financière : 1,390.000.000 F.CFA

- L’alignement des enseignants contractuels sur le salaire des fonctionnaires :

Incidence financière : 1,200.000.000 F.CFA

- L’alignement des contractuels relevant du Décret 306 du 04 Juillet 2000.

Incidence financière : 1,300.000.000 F.CFA

- Les avancements pour : 5.350.000.000 F.CFA

Si l’on prend en compte les indemnités, les autres régularisations et réajustements opérés, les efforts dans ce seul domaine tournent autour de 20.340.000.000 F.CFA.

La masse salariale est passée de 82,2 Milliards de F.CFA en 2002 à 111,140 Milliards en 2004.

Soit un effort additionnel de 29,140 Milliards de F.CFA, correspondant à une augmentation de l’ordre de 35,33 %.

Evolution au plan individuel (en milliers de F.CFA)

Catégorie
Evolution
A
de 162.676 à 202.226
B2
de 96.811 à 116.951
B1
de 95.952 à 356
C
de 60.727 à 84.199

Cas d’un agent célibataire sans enfants et sans primes, 2002 - 2005 (en milliers de F.CFA)

Catégorie
Evolution
A
de 62.945 à 93.711
B2
de 49.109 à 70.446
B1
de 44.112 à 63.374
C
de 35.075 à 48.683

En plus, l’Etat a consenti de gros efforts pour revaloriser le SMIG qui est passé de 24.730 F.CFA à 28.460 F.CFA. Dans le même élan, les conditions des retraités ont connu des améliorations substantielles. Ainsi :

- Pour l’INPS :

• les pensions minimales passent de 16.188F.CFA à 44.397 F.CFA ;

• la valorisation des allocations familiales a coûté 170 Millions de F.CFA ;

- pour la Caisse des retraites du Mali : revalorisation des pensions civiles et militaires ;

- le paiement de 1.15 d’indemnité spéciale de solidarité ;

- l’alignement sur les nouvelles grilles en 2003 ;

- le paiement des rappels au titre de nouvelles grilles salariales en 2004 ;

- la mensualisation du paiement des pensions ;

- l’ouverture d’antennes régionales de la Caisse des Retraites du Mali dans toutes les capitales régionales ;

- l’essor de la micro-finance qui a contribué à :

* l’auto emploi ;

* l’emploi indépendant ;

* l’accès des couches défavorisés aux financements.

A titre d’illustration, la micro-finance a dégagé les résultats ci-après :

Ressources mobilisées

- 37,162 Milliards F.CFA en 2002

- 34,298 Milliards F.CFA en 2004

Nombre d’emplois créés

- 2.436 en 2002

- 2.928 en 2004

Selon les dernières statistiques, au 1er trimestre 2005, le secteur de la micro-finance emploie quelque 627.543 personnes.


****

Production d’or
Année
Tonnage
Valeur
2002
60 tonnes
55 milliards
2003
53 tonnes
65 milliards
2004
45 tonnes
42,5 milliards

En 2005, les prévisions de production sont de l’ordre de 51,2 tonnes avec notamment l’ouverture des mines d’or de Tabacoto et Loulo.

Le secteur de l’or est devenu très dynamique ces dernières années avec la réouverture de la Mine de Kalana (2003)et l’ouverture attendue, en 2006, de deux autres mines : Siama et Kodiaran.


****

L’accès à l’eau potable

Des progrès remarquables ont été accomplis dans ce secteur :

- Création de 1103 points d’eau (Forages et puits équipés) ;

- 27 adductions d’eau ;

- 18 petits barrages sur les cours d’eau secondaires ;

- 30 petits barrages en étude (Kayes et Kangaba) ;

- Réalisation d’études : barrges de Taoussa et Kénié.


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Lutte contre la corruption

Cellule d’Appui aux Structure de Contrôle de l’Administration (CASCA)

De 2002 au 31 mai 2005), la CASCA a atteint les résultats ci-après :

- Nombre de Dossiers : 359 ;

- Transmis à la Justice : 70 ;

- En traitement : 69

Le Vérificateur Général

Le Vérificateur et ses Assistants sont prêts ; 09 conseillers sur 11 ont prêté serment en début de ce mois de juin. Selon les propres propos du Vérificateur Général, huit équipes seront bientôt sur le terrain pour démarrer les premiers contrôles.

Le Pôle économique

Cette structure est déjà fonctionnelle à Bamako, Kayes et Mopti. Elle a produit des résultats fort appréciables.

Le Contrôle Général des Services Publics

Son effectif est passé de 27 agents en 2002 à 41 agents en 2004. Dans le même temps, son budget de fonctionnement a augmenté de l’ordre de 65%


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La rareté de l’argent

Il ressort des explications de ATT que cette situation s’explique par une conjonction de facteurs défavorables :

- Le système bancaire :

Il a moins financé les PME / PMI.

- Le Budget d’Etat :

Les différents chocs ont neutralisé les ressources de l’Etat.

- Les ressources provenant de l’extérieur :

Le Mali a bénéficié de moins d’aide en 2004 qu’en 2003. Au titre des emprunts et des dons, le pays a reçu :

- 34,3 Milliards en 2004, contre ;

- 97,1 Milliards en 2003.

Soit un retrait significatif de l’ordre de 62,8 Milliards de F.CFA

En 2004, il doit atteindre 72,1 Milliards qui, comparés aux 34,3 Milliards reçus, laissent apparaître une moins value de 37,8 Milliards. Cette masse d’argent n’est pas rentrée dans les caisses de l’Etat pour aider au financement de l’économie.

Dans la même période, il y a eu aussi des négocitions très difficiles avec nos partenaires au sujet de la filière coton. Heureusement, déclare ATT, nous nous sommes compris sur le fond et allons reprendre les négociations dans une perspective beaucoup plus favorable.


****

Les performances économiques
2003PourcentageRang (sur8)
Taux de Croissance 7,4 2ème
Taux d’inflation -1,3 3ème
Taux de pression fiscale 14,2 5ème
En 2004PourcentageRang (sur8)
Taux de Croissance 1,5 7ème
Taux d’Inflation - 3,1 1er
Taux de Pression Fiscale 15 3ème

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Les évènements du 27 Mars 2005

Par rapport aux graves incidents survenus lors du match de football Mali-Togo, le Chef de l’Etat s’est longuement expliqué : "J’ai laissé le Gouvernement gérer une de ses missions cardinales, à savoir l’exercice de l’autorité de l’Etat et la protection de nos populations, de leurs biens et des biens publics.

Je félicite la Justice pour la célérité dans l’instruction et des procès.

J’ai commandité une enquête minutieuse, pour faire ressortir les causes apparentes et celles profondes, suite à de tels comportements.

J’attends les résultats définitifs que j’ai souhaité fouillés et très réfléchis.

Cependant, les résultats préliminaires m’ont permis de retenir quelques causes :

1) La dimension sociale du Football : rien ne peut mobiliser autant et susciter tant de pression. Le Football n’est plus un simple sport ;

2) La sur-médiatisation : gagner ou crever ;

3) La très grande déception au regard des valeurs individuelles de notre équipe A ;

4) Une carence totale du maintien d’ordre

- limité au stade ;

- totalement absent en ville pendant plusieurs heures ;

- absence d’éléments de réserve et de piquet d’intervention ;

5) La mauvaise lecture de certains Chefs commandant nos Services de Sécurité qui n’ont pas mesuré l’intensité de l’évènement ;

6) L’infiltration massive de malfaiteurs à la recherche de profits faciles et non protégés ;

7) Notre passiveté face aux casses à l’exception de certaines communes et quartiers qui ont protégé les biens publics) ;

8) Le sentiment d’avoir été oublié, la sensation d’être marginalisé (de la part des gouvernants ;)

9) La montée du chauvinisme et la perte de l’esprit sportif ;

10) Un large sentiment de frustration (allusion à l’arbitrage) ;

11) La mauvaise lecture de certaines images sur le terrain après le 2ème but togolais. La télévision aurait dû arrêter sa retransmission.

D’autres raisons crapuleuses font l’objet d’enquête approfondie et détaillée.

Sur les 23 établissements saccagés, 18 sont des bars ou restaurants.

Des autorisations de complaisance pour laisser s’installer bars et restaurants entre des familles, non loin des maisons de culte ont été données. Ceci tient de la provocation.

Cependant, rien ne saurait justifier cette folie qui nous a fait honte. Nous pensions ne pas être capables de tels comportements.

L’option de plus en plus accentuée en faveur de la violence prend corps. Cependant, rien ne peut justifier un tel comportement !

Pays démocratique et respectant les Droits Humains, le Mali n’interdit aucune forme pacifique et civilisée de protestation ; bien au contraire, elles sont admises.

Mais, ce qui me peine encore, c’est la honte, la mauvaise image que nous avons donnée de nous même à l’extérieur.

Je retiens aussi que peu de pays en Afrique ont investi dans le football plus que le Mali ces cinq (05) dernières années.

Je retiens encore que ceux chargés d’organiser, d’animer et de conduire notre Football ont failli et se perdent dans de vaines querelles de chefs aux conséquences néfastes et destructrices pour notre sport-roi.

L’élimination de nos Juniors au Bénin et de nos Cadets à Banjul est plutôt liée à une mauvaise préparation qu’aux talents reconnus de nos jeunes.

L’Etat a donné tout ce qui lui a été demandé. Alors, pourquoi tant de contre-performances ?"


Mot de la fin prononcé par Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République, Chef de l’Etat du Mali lors de la Conférence de Presse de A l’Occasion du « 3ème Anniversaire du 08 Juin » (Koulouba, 08 Juin 2005)

Mesdames, Messieurs,

Je tiens à vous remercier d’être venu si nombreux répondre à l’invitation de la Cellule de Communication de la Présidence de la République.

Au fil des ans, c’est la 3ème fois que nous nous rencontrons pour la conférence de presse ; chacun de nous commence à s’habituer à l’exercice.

Pour ma part, je considère que lorsque des hommes et des femmes vous confient en toute liberté la direction d’un Etat, ce privilège est indissociable de l’obligation de rendre compte aux mêmes populations de ce nous faisons en leur nom.

Dans ce travail, la Presse (publique comme privée) est un relais incontournable.

Votre activité ne se limite pas seulement à donner l’information, vous émettez aussi des avis, des critiques, des suggestions... sur l’action publique.

C’est de cette manière que vous contribuez, à votre façon, à faire avancer le débat.

La fonction d’informer, je le répète assez souvent, est toujours une difficile mission. Vous appartenez à la seule corporation à laquelle la société reconnaît le droit d’avoir un avis sur tout et sur tout le monde.

C’est un redoutable privilège que seul le respect de l’éthique et de la déontologie permet d’assurer au mieux des intérêts de votre profession et de la société.

Vos journaux, Radios et TV font partie de vos biens les plus précieux. Préservez-les de toutes les atteintes qui peuvent nuire à leur image et à leur crédit.

Je renouvelle à chacune et à chacun de vous mes sincères remerciements.

Je n’oublie pas vos confrères africains et ceux venus d’ailleurs qui ont pris part à cette rencontre.

Je vous remercie de votre attention !

 
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