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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU LUNDI 14 NOVEMBRE 2005

   

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, lundi, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Amadou Toumani Touré, président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES :

* AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES :

Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’installation des lignes de tension, des groupes électrogènes et des transformateurs pour l’électrification des villes et villages du Mali.

L’électrification des villes et des villages pour améliorer les conditions de vie des populations et créer un environnement propice au développement des activités socio-économiques est au centre des préoccupations et de l’action du gouvernement.

Le réseau électrique interconnecté de notre pays, composé de 2 centrales thermiques et de 3 centrales hydroélectriques, alimente en énergie 14 centres urbains et semi-urbains. Si la mise en service en 2002 de la centrale hydroélectrique de Manantali a permis d’accroître la capacité du réseau, l’évolution laisse apparaître un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande. C’est ainsi qu’en 2006 il est prévu un déficit d’environ 9 mégawatts (MW) résultant d’une demande dont le niveau de pointe devrait se situer à environ 150 MW alors que le niveau de l’offre est de l’ordre de 141 MW.

C’est pourquoi, il est devenu nécessaire de trouver des moyens de production additionnels afin de pouvoir faire face à la demande et de permettre le raccordement de nouveaux abonnés.

Le présent marché est conclu dans cet objectif. Il porte sur la fourniture et l’installation de 8 groupes électrogènes d’une capacité totale de 18 MW, de 8 transformateurs de puissance nominale totale de 22.400 KVA et des câbles de 15.000 volts.

Le marché est attribué à la société indienne Angelique International Limited pour un montant de 15 millions de dollars des États-Unis, soit 7,5 milliards de Fcfa et un délai d’exécution de 12 mois.

Le financement est assuré par une ligne de crédit du gouvernement de l’Inde dans le cadre du programme TEAM 9.

* AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ :

Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif aux centres de dépistage volontaire, anonyme et gratuit de l’infection par le virus de l’immunodéficience acquise (VIH).

Notre pays s’est engagé, de manière résolue, dans la lutte contre les épidémies et particulièrement dans la lutte contre le VIH/Sida. A cet effet, la loi du 20 juillet 1998 régissant la lutte contre les épidémies et les vaccinations obligatoires contre certaines maladies dispose que la politique de lutte contre l’infection par le VIH relève de la responsabilité de l’État. Elle précise qu’à ce titre, le ministre de la Santé désigne, dans chaque région ou localité où les conditions sont réunies, un centre de consultation destiné à effectuer, de façon anonyme, volontaire et gratuit le dépistage de l’infection par le VIH.

Le présent projet de décret, pris pour l’application de ces dispositions de la loi, définit les missions des centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit de l’infection par le VIH. Il détermine les conditions et modalités d’ouverture et de fermeture de ces centres ainsi que les contrôles auxquels ils seront soumis.

Aux termes du projet de décret, les centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit de l’infection par le VIH sont des établissements de santé, publics ou privés dont les activités visent à déterminer le statut sérologique et à prévenir la transmission du VIH par l’information et la sensibilisation en vue d’un changement de comportement. A travers leurs activités, les centres vont constituer un maillon important dans le dispositif de lutte contre le VIH/Sida.

* AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’HABITAT ET DE L’URBANISME :

Le Conseil des ministres a adopté deux projets portant approbation des schémas directeurs d’urbanisme respectivement de la ville de Rharous et environs et de la ville de Bourem et environs.

Les villes de Rharous en 6è Région et de Bourem en 7è Région vont devoir faire face à des problèmes d’urbanisation dans les prochaines années en raison des perspectives de leur évolution sur les plans de la démographie et du développement subséquent des activités socio-économiques. La ville de Rharous, chef-lieu de cercle et de la commune rurale du même nom, avait une population estimée à 4.625 habitants en 2004. Celle-ci doit atteindre 6.551 habitants en 2014 et 8.144 habitants en 2024.

Le périmètre d’urbanisation de la ville se confond avec les limites de la commune qui comprend, outre la ville de Rharous, 13 villages et 15 fractions pour une population totale estimée à 20.731 habitants en 2004.

Quant à la ville de Bourem, elle est le chef-lieu du cercle et de la commune rurale du même nom. Sa population qui était estimée à 5.389 habitants en 2004 doit atteindre 6.701 habitants en 2014 et 8.331 habitants en 2024.

Le périmètre d’urbanisation de la ville coïncide avec l’emprise de la commune rurale qui comprend, outre la ville de Bourem, 12 villages et 8 fractions nomades pour une population totale de 24.188 habitants en 2004 qui doit atteindre 37.000 habitants en 2024.

Avec les schémas directeurs d’urbanisme, ces villes vont pouvoir disposer d’instruments de planification et de gestion de leur développement urbain au cours des vingts prochaines années.

 
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