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VOEUX DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT, AU CHEF DE L’ETAT

   
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Le chef du Gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga
Photo AMAP

Monsieur le Président de la République,

Au nom de Votre Gouvernement, je voudrais commencer par rendre grâce à Dieu le Tout Puissant, le Miséricordieux, de nous donner encore l’occasion au seuil d’une nouvelle année de l’implorer pour qu’il nous accorde la Santé et la Paix dont notre pays et notre Peuple ont besoin.

Nous remercions Allah de nous avoir donné la force de consacrer tant d’efforts au développement de notre pays qui, en dépit des écueils et des difficultés naturelles et conjoncturelles, tient debout et continue d’être cité en exemple comme un état démocratique dans lequel la bonne gouvernance et le respect des libertés sont des réalités tangibles.

A la veille de la Nouvelle Année, j’ai l’insigne honneur et le très grand plaisir de présenter, en mon nom personnel, et en celui des ministres, nos vœux les meilleurs de bonne santé, de bonheur et de prospérité à vous-même Monsieur le Président de la République, à votre famille et à tous ceux qui vous sont chers.

Monsieur le Président de la République,

La présente cérémonie de présentation de vœux revêt une importance particulière : elle est la dernière de votre mandat en cours. Je suis heureux qu’elle me donne l’opportunité de faire le point sur les principales réalisations entre 2002 et 2005, de souligner les faits marquants de l’année 2006 et d’évoquer quelques chantiers qui attendent le Gouvernement en 2007.

Monsieur le Président de la République,

A cet égard, il est important de rappeler que suite à votre élection à la magistrature suprême de l’Etat en juin 2002, vous avez, dans une lettre de cadrage adressée le 23 octobre 2002 au Premier Ministre, précisé à celui-ci l’assise et les repères essentiels de la mission que vous avez confiée au Gouvernement et qui s’inscrit dans la réalisation de votre vision pour notre pays, vision que vous avez partagée avec nos compatriotes à l’occasion de l’élection présidentielle de 2002 ; vous avez indiqué ainsi qu’il suit votre ambition pendant votre mandat, je cite : « assurer le bien-être de toutes les Maliennes et de tous les Maliens et faire du Mali un modèle de bonne gouvernance », fin de citation.

Le 29 avril 2004, votre choix s’est porté sur ma modeste personne pour conduire le Gouvernement de notre pays à la suite de mon Aîné, Monsieur Ahmed Mohamed AG HAMANI auquel, avec votre permission, je rends hommage en ce jour.

Aussi, voudrais-je encore une fois, en cette occasion solennelle, vous réitérer en mon nom et en celui de toute l’équipe gouvernementale nos remerciements sincères pour la confiance placée en chacun de nous. Mais je voudrais surtout vous demander d’accepter nos excuses pour les maladresses, les lacunes et les insuffisances qui ne nous auraient pas permis d’atteindre tous les objectifs qui nous étaient assignés.

Monsieur le Président de la République,

Dans le cadre de la traduction concrète de votre ambition pour le Mali, et sur la base des prescriptions de la lettre de cadrage, mon prédécesseur et moi-même avons présenté chacun, devant l’Assemblée Nationale, une déclaration de politique générale.

Après la réactualisation de la lettre de cadrage le 13 mai 2004, le Gouvernement a élaboré un programme d’action couvrant la période 2004-2007. Ce programme a été adopté par le Conseil des Ministres le 2 juillet 2004. Ses mises à jour au titre des années 2005 et 2006 ont été approuvées par le Conseil des Ministres respectivement le 22 décembre 2004 et le 22 décembre 2005.

Conformément à ces importants documents, des actions ont été menées par les départements ministériels et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire dans tous les domaines suivants, d’octobre 2002 à décembre 2006 :

-  le secteur agricole ;

-  le domaine des infrastructures ;

-  le domaine macroéconomique et d’autres politiques économiques sectorielles ;

-  le domaine de l’éducation, de la formation et de l’emploi ;

-  le domaine de la culture, de la jeunesse et des sports ;

-  le domaine de la santé, de la solidarité, du développement social, de la femme, de l’enfance et de la famille ;

-  le domaine de la gouvernance.

Ces actions font l’objet d’évaluations trimestrielles depuis octobre 2004.

Monsieur le Président de la République,

Entre 2002 et 2005, le Mali a enregistré de bonnes performances économiques malgré les difficultés rencontrées en 2004, telles que la mauvaise pluviométrie et l’invasion des criquets pèlerins. En effet, sur l’ensemble de la période, la croissance annuelle moyenne de l’économie a été de 5,1 %.

Le regain de dynamisme constaté en 2005, avec un taux de croissance de 6,1 %, devrait se confirmer en 2006.

Ces bons résultats ont été obtenus, essentiellement, grâce à la bonne performance du secteur agricole, observée sur les deux dernières campagnes, récompensant ainsi les politiques volontaristes mises en œuvre par le Gouvernement dans ce domaine.

Dans le domaine de l’agriculture, au titre du programme d’aménagement de 64 000 ha (50 000 ha en maîtrise totale de l’eau et de 14 000 ha en maîtrise partielle), 35 810 ha (dont 17 862 ha en maîtrise totale de l’eau et 17 948 ha en maîtrise partielle) ont été aménagés entre 2002 et 2005. Au cours de l’année 2006, 10 929 ha ont été aménagés, dont 8 518 ha en maîtrise totale de l’eau. Ainsi, les réalisations de cette année portent les superficies totales aménagées à ce jour à 46 739 ha, soit 73 % du programme.

Il convient de noter également la rénovation de la station de pompage de la plaine de San et sa connexion au réseau EDM.

Dans le souci de doter le secteur rural d’un outil de planification stratégique permettant l’émergence d’un sous-secteur agricole moderne, économiquement rentable et socialement profitable, le Gouvernement, sur vos orientations et sous votre impulsion, a élaboré un projet de Loi d’Orientation Agricole. Ce projet de loi a été adopté par l’Assemblée Nationale le 16 août 2006. La Loi d’Orientation Agricole a été promulguée le 05 septembre 2006 et publiée au Journal Officiel.

Au plan institutionnel, la création du Centre National de Lutte contre le Criquet Pèlerin (CNLCP) est venue à point nommé. Ce service public est destiné à renforcer les capacités nationales en matière de prévention et de lutte contre le criquet pèlerin.

En matière d’amélioration de l’équipement des producteurs, 2 594 paysans ont été équipés, sur la période 2002-2005, dans le cadre de l’opération « s’équiper en reboisant ». Au cours de l’année 2006, 1 117 paysans ont été équipés en matériels attelés et près de 560 tracteurs et accessoires ainsi que 66 groupes motopompes ont été cédés aux producteurs et prestataires ruraux dans le cadre de projets et programmes. Ces actions consacrent notre entrée dans l’ère de la mécanisation agricole.

Des actions significatives ont été menées dans le cadre de la réforme du secteur coton, avec notamment l’adoption d’une proposition de zonage de la CMDT pour la création des filiales et du Schéma Opérationnel de Privatisation. Dans le même temps, un Fonds de soutien du prix au producteur de coton a été institué dans le but de mettre les « cotonculteurs » à l’abri des chutes brutales et inattendues des prix mondiaux du coton.

La campagne agricole 2006-2007 a enregistré une production de 3 428 055 tonnes avec un bilan céréalier excédentaire de 264 300 tonnes. La production cotonnière est de 534 143 tonnes de coton graine.

Dans les domaines de l’Elevage et de la Pêche, d’importants projets et programmes sont en cours d’exécution, notamment le projet de Développement de l’Elevage Nord-Est, le projet Elevage Liptako-Gourma, le programme d’appui à la commercialisation et la valorisation des cuirs et peaux à travers le projet régional pilote pour l’Amélioration de la Qualité des Cuirs et Peaux en Afrique de l’Ouest, le programme de Construction de marchés, de centres d’abattage et de chambres froides pour volailles, le projet d’Appui au Développement de la Pêche Continentale dans le Delta Central du Niger, etc.

En 2006, les réalisations majeures ont été les suivantes :

-  la signature avec la Banque africaine de développement (BAD) de l’accord de prêt de 4,3 milliards de F CFA pour le financement du projet de gestion durable du bétail ruminant en Afrique de l’Ouest ;

-  le réaménagement des aires d’abattage de Kati Drall et de Markacoungo ;

-  la vaccination de 13 459 661 bovins au titre de la campagne 2005/2006 et le lancement de la campagne 2006/2007 à Yelimané ;

-  l’achèvement des travaux de construction du marché de bétail de Niamana (Bamako) ;

-  l’adoption d’un plan d’urgence et d’un plan de contingence pour la prévention et la lutte contre la grippe aviaire ;

-  l’organisation en collaboration avec l’Union Africaine de la 4ème conférence internationale sur la grippe aviaire ;

-  l’obtention auprès du Japon du financement pour la construction d’un marché moderne à poisson à Bamako ;

-  la réhabilitation des étangs piscicoles de Molodo et l’aménagement de 2 692 ha de mares d’étangs dans la région de Mopti.

En matière de Sécurité alimentaire, un effort important a été engagé dans le cadre de la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS), la mise en place de banques de céréales et d’un stock d’intervention, ainsi que des distributions alimentaires gratuites et de ventes d’aliment bétail. Ainsi, entre 2002 et 2005 : le niveau moyen annuel de reconstitution du SNS a été d’environ 18 600 tonnes de céréales ; 7 450 tonnes (dont 3 950 tonnes en 2003 et 3 500 tonnes en 2005 ) ont été consacrées à la mise en place de banques de céréales ; en 2005, 9 000 tonnes ont été consenties pour la constitution d’un stock d’intervention d’urgence ; des distributions gratuites d’aliments ont été effectuées aux populations pour 129 146 tonnes (60 000 tonnes en 2003, 9 146 tonnes en 2004 et 60 000 tonnes en 2005) ; ainsi que des ventes d’intervention d’aliment bétail pour 19 000 tonnes (8 000 tonnes en 2003 et 11 000 tonnes en 2005).

En décembre 2005, il y avait 440 banques de céréales dont environ 90 % implanté dans les régions Nord et Est du pays.

Cet effort en matière de sécurité alimentaire s’est poursuivi au cours de l’année 2006, où les réalisations suivantes ont été effectuées :

-  la reconstitution du Stock National de Sécurité à hauteur de 25 717 tonnes ;

-  la mise en place d’un Stock d’Intervention de 28 536 tonnes dont 8 000 tonnes de riz ;

-  la création de 556 banques de céréales avec 11 200 tonnes ;

-  l’approvisionnement des opérateurs et du marché en riz (25 000 tonnes) ;

-  des distributions gratuites de 1 338 tonnes de céréales, de 2 tonnes de farine et de 102 300 litres de lait aux populations, structures et organisations caritatives ;

-  des appuis aux populations pour 10 724 tonnes de céréales dans le cadre des programmes vivres contre travail et vivres contre formation ;

-  le démarrage du Programme d’Investissement et de Développement Rural des Régions du Nord, du Programme National de Sécurité Alimentaire dans les 166 communes les plus vulnérables ;

-  la négociation du financement avec le FIDA du financement du Programme d’Investissement et de Développement Rural de la Région de Kidal.

Ces actions sont la preuve que nous avons conscience du fait que l’abondance de la production agricole n’est pas en soi suffisante pour garantir la sécurité alimentaire. Elles sont d’ailleurs complétées par des campagnes de sensibilisation organisées en direction des producteurs pour la gestion judicieuse des excédents agricoles à travers le mécanisme des banques de céréales.

Des actions spécifiques sont orientées vers les localités les plus défavorisées dans le cadre du Programme National de Sécurité Alimentaire qui concernera les 166 communes les plus défavorisées du pays.

Au plan macroéconomique, le rebond enregistré en 2005, comme indiqué tantôt, semble se confirmer en 2006, où le taux de croissance devrait être d’au moins 5 %, grâce à l’augmentation de la production agricole et la relance de l’extraction de l’or.

La bonne tenue de notre rythme de croissance économique est aussi le reflet des réformes économiques que nous mettons en œuvre avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers.

Monsieur le Président de la République,

Le Gouvernement, pour marquer sa volonté de faire du Secteur privé le moteur de la croissance économique, a pris plusieurs décisions dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action pour l’amélioration de la pratique des affaires.

Au plan industriel, la mise en œuvre du programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles est désormais effective.

S’agissant de l’installation de nouvelles unités, l’espoir est permis pour un démarrage en 2007 du volet industriel du projet sucrier de Markala, dont le financement est bouclé. Le financement du volet agricole a fait l’objet de requêtes du Gouvernement auprès de nombreux partenaires. L’opération pépinière se poursuit avec la réalisation de soixante dix (70) hectares dont trente cinq (35) hectares de plantation de canne à sucre.

En 2007, le tissu industriel devrait s’étoffer avec la concrétisation des projets de Centre de conditionnement des fruits et légumes « PLAZA », d’extension de SUKALA, de cimenterie à Diamou et d’usine d’engrais à Ségou.

Afin de créer les conditions d’attrait des investisseurs, le nouveau Code des investissements a été mis en vigueur. Ainsi, plus de 135 projets ont été agréés au Code des Investissements totalisant plus de 100 milliards d’investissement pour environ 3000 emplois attendus. Rappelons que de juin 2002 à décembre 2005, 6 340 emplois ont été créés au titre des projets agréés au Code des Investissements dont 2 099 nouveaux emplois industriels (929 dans le domaine de la transformation du coton et sous produits).

En perspective, la mise en œuvre du programme « Millennium Challenge Account (MCA-Mali), du Projet d’appui aux sources de croissance et les retombées du Forum des Investisseurs au Mali seront de nature à renforcer les conditions propices aux investissements et au développement de l’initiative privée.

S’agissant des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries, leur financement est resté une préoccupation majeure du Gouvernement qui a adopté un nouveau plan d’action de développement de la micro-finance afin de créer des ressources additionnelles de financement. Le Fonds de Développement Economique et les réseaux de caisses mutuelles d’épargne et de crédit, membres de l’Association Professionnelle des Institutions de Micro Finance ont financé, entre 2002 et 2005, 451 entreprises artisanales à hauteur de 1,3 milliard de F CFA, dont la moitié est gérée par des femmes.

En 2006, plus de 355 entreprises artisanales ont été financées pour plus de 837 millions de F CFA.

Un Centre de Promotion et d’Appui des Systèmes Financiers Décentralisés a été créé, suite à la restructuration de la Cellule d’Appui et de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés, et est opérationnel.

Dans le domaine du commerce, des programmes de promotion de l’exportation de nos produits sont en cours d’exécution, notamment dans le cadre du projet « Trade Mali ». Ainsi environ 3 870 tonnes de mangues ont été exportées au cours de l’année 2006.

Rappelons que le Mali est qualifié au visa-textiles AGOA depuis décembre 2003 et des démarches sont en cours pour la qualification au visa catégorie 9 portant sur les articles textiles cousus à la main.

Une table ronde des bailleurs de fonds sur le cadre intégré d’assistance technique lié au commerce a été organisée en 2006.

Dans le cadre de l’appui aux commerçants détaillants, un projet d’un coût total d’environ 4 milliards de F CFA a été élaboré, adopté par le Gouvernement en novembre 2004 et lancé officiellement par vous-même, Monsieur le Président de la République, le 11 juillet 2005. Déjà, 26 centres de gestion agréés ont été créés dont 18 en 2006 ; en outre 398 commerçants détaillants ont bénéficié d’une formation parmi lesquels 300 ont reçu un financement.

Dans le secteur minier, la bonne tenue des cours de l’or, à des niveaux élevés, a suscité un regain d’intérêt des investisseurs pour la recherche de nouveaux gisements. C’est ainsi que d’importantes actions ont été engagées pour le développement et la construction des mines de Tabakoto, Loulo, Kodiéran et la reprise de Syama. La mine de Loulo est déjà construite et a été inaugurée le 12 novembre 2005. Le contexte international favorable a également permis l’extension de la durée de vie de la mine de Yatela dont la fermeture a été reportée de 2007 à 2009.

Au total la production totale d’or a été d’environ 230 tonnes : 44 tonnes entre juin 2002 et décembre 2002 ; 51,5 tonnes en 2003 ; 41,5 tonnes en 2004 ; 49 tonnes en 2005 et 44 tonnes à fin septembre 2006.

Parallèlement, la recherche pétrolière connaît un nouvel essor. Sur l’ensemble des bassins sédimentaires du pays, dix huit (18) blocs ont été créés dont onze (11) déjà attribués et les conventions y afférentes signées ; en outre, les demandes sont en cours d’instruction pour l’attribution de cinq (05) autres blocs.

Dans le domaine de l’énergie électrique, l’effort engagé en matière de fourniture d’électricité a permis d’accroître d’environ 40 % le nombre des abonnés qui est passé de 118 000 en 2002 à 165.000 en 2005, portant ainsi le taux national de desserte en énergie électrique de 12 % en 2002 à 15 % en 2005. La mise en œuvre des actions de l’Agence Malienne pour le Développement de l’Electrification Rurale et le Développement de l’Energie Domestique (AMADER), créée en 2003, devrait permettre de porter le taux de desserte électrique à 25 % en 2007. Déjà, en 2004 la localité de Sékoro a été électrifiée et en 2005 huit (8) autres localités (Sanankoroba, Baraoueli, Atta, Hamdallaye Toubacoura, Koumantou Markacoungo et Konobougou) ont été électrifiées.

En outre des réductions tarifaires cumulées de l’ordre de 22 % sur le prix de l’électricité ont été consenties : 3 % en octobre 2002, 10 % en 2003, 8,67 % en 2004 et le gel des tarifs en 2005 et 2006.

Malgré le départ du partenaire stratégique en octobre 2005, des actions majeures ont été entreprises et ont visé le renforcement de la capacité de production, de transport et de distribution d’électricité. Ainsi, la société Energie du Mali (EDM-SA) a été en mesure de préserver la continuité du service public dans le réseau interconnecté et les centres isolés grâce notamment à l’installation de 10 groupes électrogènes à Bamako (4), Sikasso (2) et à Mopti (4).

En outre, plusieurs localités ont bénéficié, en 2006, de l’éclairage public à partir de l’installation de 47 plate-formes multifontionnelles dotées de réseaux électriques contre 35 en 2005. Il s’agit notamment de Yanfolila, Cinzana, Ata, Téné, Kona, Batama, Sofara, Kéniéba, Kodongola et de Sido.

Ces actions renforcent celles qui ont déjà permis, en 2004 et 2005, à certaines villes (San, Koutiala, Bougouni, Kita, Bafoulabé, et Mahina) de bénéficier de nouveaux réseaux d’éclairage public, ainsi que de réhabiliter le réseau d’éclairage public du District de Bamako et de l’étendre à de nouvelles artères.

Au plan de l’accès à l’eau potable, les actions en matière de forage, de construction de puits et d’adduction d’eau en cours depuis 2002, se sont poursuivies. Ainsi entre 2002 et 2005, 857 forages équipés ont été réalisés et 972 forages réhabilités ; 596 puits modernes ont été construits et 36 réhabilités ; 120 puits citernes ont été construits ; 60 adductions d’eau potable et adductions d’eau sommaires ont été effectuées et 27 réhabilitées.

En 2006, 452 points d’eau modernes ont été réalisés en même temps que la réhabilitation de 113 pompes, 20 points d’eau modernes et deux adductions d’eau sommaires.

En perspective, l’accès des populations rurales à l’électricité connaîtra en 2007 une extension remarquable avec la mise en oeuvre des 28 conventions signées entre l’AMADER et des sociétés opérant dans le secteur.

L’année 2007 sera également marquée par la réalisation de centrales thermiques et le démarrage des travaux de réalisation des barrages hydroélectriques de Kénié et Félou destinés à renforcer à court et moyen termes les capacités de production de la Société EDM SA.

Au plan de l’éclairage public, des quartiers périphériques de Bamako et 7 autres localités seront concernés.

Concernant l’accès à l’eau, 400 nouveaux points d’eau potable et 76 systèmes d’adduction d’eau potable seront réalisés de même que la réhabilitation de 300 points d’eau existants.

D’autres réalisations importantes porteront sur le renforcement de l’adduction d’eau de la ville de Bamako, le démarrage des travaux de forage d’exploitation pour la ville de Fana et 13 centres de Mali-Sud dans les Cercles de Bougouni, Kadiolo, Koutiala, Sikasso et Yanfolila, l’adduction d’eau potable de 21 centres dans les cercles de Nioro et Diéma et 27 centres dans les cercles de Kayes, Kita, Kéniéba, Bafoulabé et Yélimané, la réhabilitation de l’adduction d’eau de la ville de Bandiagara et la sécurisation de celle de la ville de Kidal.

Dans le domaine de l’Artisanat et du Tourisme, l’organisation de rencontres importantes dans notre pays et la participation de notre pays à plusieurs manifestations à l’extérieur ont contribué à la promotion de nos produits artisanaux et à mieux faire connaître la destination Mali.

Entre 2002 et 2005, le Mali a organisé douze (12) salons et a participé à dix-huit (18) foires. On peut citer, entre autres, l’organisation de la fête de l’Artisanat du Mali à Paris et de la semaine de l’artisanat du Mali à Montreuil ; la participation du Mali au Folklife Festival de Washington, à la Foire Internationale de Rennes, à la foire internationale de Marseille, à la 100ème Edition de la Foire de Paris, à la foire Internationale de Lomé, à la 8ème Edition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), à la Foire Internationale de Dakar, à la 1ère Edition de la SECAM-G à Conakry.

En outre, plus de cinq mille (5 000) artisans et apprentis ont été formés ; mille (1 000) guides et dix mille (10 000) dépliants pour la promotion des produits artisanaux ont été confectionnés et diffusés.

Prochainement les capacités d’accueil en infrastructures hôtelières seront renforcées par la concrétisation du projet de construction d’un hôtel IBIS par le Groupe Accor et son partenaire privé malien ainsi que par la réalisation des investissements prévus par un partenaire libyen.

Dans le secteur de l’Equipement et des Transports, la politique de désenclavement intérieur et extérieur de notre pays est demeurée au cœur des préoccupations du Gouvernement.

De 2002 à 2005, les réalisations suivantes ont été effectuées : construction ou réhabilitation de 923 km de routes bitumées, construction de 245 km de route en terre moderne, construction de 747 km de pistes rurales, construction de 4 ponts, d’une passerelle et de 10 bacs, ainsi que l’entretien annuellement de 9000 km de routes et 2000 km de pistes.

Au cours de l’année 2006, les travaux de construction de plusieurs axes routiers ont été achevés et d’autres chantiers ont été ouverts.

Il s’agit de l’achèvement des travaux de construction des routes Kayes-Kidira,Tombouctou-Goundam-Tonka-Diré,Didiéni-(Kwala)-Mourdiah-Nara, Kita-Kourouninkoto-Diancounté Camara, Koulikoro-Banamba et de la bretelle route de Banamba-Katibougou. La longueur de ces routes est d’environ 730 kilomètres.

Il s’agit également de la construction du Pont de Wabaria sur le fleuve Niger à Gao et de ses voies d’accès et du Pont de Siraninkoto dans le Cercle de Kita.

Il s’agit aussi de la poursuite des travaux de construction des routes Bamako-Naréna, Diéma-Nioro, Diéma-Didiéni, Kati-Kita, Bamako-Bougouni et Gao-Ansongo-Labézanga pour un linéaire total d’environ 844 kilomètres.

Par ailleurs, on peut noter le démarrage des travaux des routes Bougouni-Yanfolila, et Nara-Niono, Kita-Sékokoto, totalisant 126 kilomètres de routes bitumées et 242 kilomètres de routes en terre.

A ces travaux viendront, très bientôt, s’ajouter au cours du premier semestre de l’année 2007, ceux des routes Kayes-Diamou-Sélinkégny-Bafoulabé, Bougouni-Sikasso, le tronçon Sévaré-Gossi de la route Sévaré-Gao et du tronçon Sékokoto-Bafing-Kéniéba-Falémé de la route régionale Kita-Saraya-Kédougou.

Au cours du deuxième semestre de l’année 2007, il est prévu le démarrage des travaux de bitumage de la route Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso. Il en est de même des travaux de raccordement des villes secondaires de Djéli, Yorosso, Tominian et Sofara au réseau principal de routes bitumées.

Ces projets totalisent 1200 km de routes bitumées.

L’accent a été mis également sur la consolidation de la concession de l’activité ferroviaire par la recherche de solution au problème du trafic voyageur à travers l’achat de trente huit (38) voitures et de six (6) locomotives.

En ce qui concerne le transport aérien, les actions majeures ont porté sur le renforcement des mesures de sécurité et de sûreté sur les plates-formes aéroportuaires et l’amélioration de l’environnement institutionnel du secteur.

En matière de transport fluvial, des actions visant à améliorer la navigation sur le fleuve Niger ont été effectuées : confection et pose de 80 balises ; récupération et pose des balises en divagation ; surcreusement du canal d’accès de Kabara ; réhabilitation des quais de Koulikoro, de Ségou, de Diré, de Tonka et de Niafunké.

Les actions en cours visent à améliorer la rentabilité de la Compagnie Malienne de Navigation par l’acquisition d’une flotte légère constituée de bateaux à faible tirant d’eau permettant de prolonger la durée de navigabilité du fleuve et de désenclaver sur une longue période de l’année les Régions du Nord-Mali.

En ce qui concerne la météorologie, des actions de construction et de réhabilitation de stations météorologiques ont été entreprises : stations de Kolondiéba, de Douentza, Koutiala, San, Ouéléssébougou, Dioila, Goundam, Niafunké, Gourma Rharous, Bourem, Bankass, Kéniéba, Niono, Bougouni, et Ansongo.

Un effort important a été fait sur l’assistance météorologique aux usagers et l’élaboration d’un Programme National de pluies provoquées et sa mise en œuvre pour la campagne agricole 2006-2007.

En matière d’habitat, les efforts de réalisation du Gouvernement ont porté, au cours de l’année 2006, sur :

-  la construction et l’attribution de 880 logements sociaux à Kayes, Kita, Nioro, San, Mopti, Bandiagara, Tombouctou, Diré, Goundam et Bamako ;

-  le démarrage des travaux de construction de 1 087 logements sociaux : Bamako (759), Koulikoro (27), Kati (20), Sikasso (120), Bougouni (20), Koutiala (30), Ségou (55), Gao (36), Ansongo (10) et Ménaka (10) ;

-  la signature de trois conventions avec des promoteurs privés pour la réalisation de 2 566 logements.

Ces réalisations consolident celles déjà effectuées en 2004 et 2005 qui ont porté sur un total de 1 533 logements sociaux construits et attribués à Bamako, Ségou, Gao et Kidal.

Dans le domaine de la Communication et des Nouvelles Technologies, des actions d’envergure visant à améliorer l’accès des populations aux services de télécommunication sont en cours depuis 2002. En outre, l’octroi à deux (2) opérateurs (MALITEL et IKATEL) de licences globales d’établissement et de fourniture de services de télécommunication a grandement contribué à renforcer le secteur aussi bien au niveau de la couverture géographique qu’à celui de l’accessibilité aux services à moindre coût. Ainsi le nombre d’abonnés au téléphone a été multiplié par huit (8), passant de 103.000 abonnés à fin 2002 à 837.000 au 31 décembre 2005. Cela a fait passer la densité téléphonique de 0,93 ligne pour 100 habitants en 2002 à 7 lignes pour 100 habitants en 2005.

Cet effort s’est poursuivi au cours de l’année 2006, où de nombreuses localités ont été raccordées au réseau fixe national. Il s’agit notamment de Néguéla, Sébékoro, Dionfacourou, Manantali, Niéna, Koumantou, Kéléya, Zantiébougou, Loulouni, Zégoua, Kadiolo, Hérémakono, Aourou, Logo, Modikané, Diboli. La liaison en fibre optique Sikasso-Koutiala désormais opérationnelle offre également des perspectives de désenclavement pour les localités situées le long de l’artère.

Les villes de Bourem, Bankass, Ménaka et Nara ont été couvertes par le réseau domestique de communication par satellite.

Les tarifs de raccordement du réseau fixe de la SOTELMA sont passés au cours des 12 derniers mois de 49 875 F CFA à 20 040 F CFA tandis que ceux des communications ont baissé de 266 F à 142 F CFA la minute en national et 16 % à 58 % en international selon les zones.

Quant au réseau GSM, le signal est disponible dans plus de trois cents (300) nouvelles localités. Les tarifs d’abonnement ont été ramenés de 5000 F CFA à 1000/1500 F CFA hors promotion.

En ce qui concerne les technologies de l’information et de la communication, plusieurs localités (Kidal, Niéna, Kita, Bougouni, Ouélessébougou, Koutiala, San) ont été connectées à Internet et le projet « Internet à l’Ecole » a permis à certains établissements scolaires de disposer d’infrastructures de niveau international et de connexion à haut débit.

A l’office National des Postes, la Politique de modernisation s’est poursuivie en vue du déploiement d’un système électronique de transfert de fonds et d’un logiciel de localisation et de suivi du courrier international. S’agissant de la couverture télévisuelle, outre les localités de Niéna, Tominian, Toukoto, Ballé, M’Pessoba et Aguelhoc qui ont pu disposé auparavant de stations TV-FM, le signal TV-FM a été rendu disponible, au cours de l’année 2006, dans les localités de Diré, Manakoro, Diboli, Gossi et Gogui (Nioro). Par ailleurs, trois stations régionales TV-FM sont en construction à Gao, Tombouctou et Koulikoro alors que celle de Kidal verra le jour en 2007.

Dans la conduite de toutes les activités concourant au développement économique de notre pays, le Gouvernement s’est constamment soucié de la préservation de l’environnement et l’assainissement du cadre de vie des populations. C’est dans ce contexte qu’il convient de situer les travaux d’assainissement et d’embellissement de la ville de Bamako, l’aménagement de collecteurs et caniveaux, l’acquisition et la distribution de poubelles, la protection des berges du fleuve Niger sur cent (100) hectares par des plantations d’arbres, la stabilisation des dunes de sable sur plus de cinq mille trois cents (5 300) hectares et la restauration de plus de mille deux cents (1 200) hectares de forêt dans les régions de Mopti, de Tombouctou et de Gao.

La construction de la station d’épuration des eaux usées de Sotuba, démarrée en 2004, est réalisée à 80 %.

Monsieur le Président de la République,

Dans le domaine de l’éducation, la mise en œuvre du Programme Décennal de l’Education (PRODEC) se poursuit et son bilan fait ressortir des avancées notables.

En effet, notre système éducatif a accompli des progrès en termes de couverture de la population d’enfants d’âge scolaire. Le taux de scolarisation du premier cycle de l’enseignement fondamental est passé de 64,3 % (53,7 % pour les filles) en 2002 à 74 % (63,4 % pour les filles) en 2005.

Concernant l’accès à l’école et le renforcement des structures d’encadrement, d’importantes activités ont été réalisées.

Au niveau de l’Education de base, la construction et l’équipement, entre 2002 et 2005 de 3.255 salles de classe, 44 Centres d’Animation Pédagogique, 6 Instituts de Formation de Maîtres (IFM), 6 Académies d’Enseignement, etc.

En 2006, les actions ont porté sur la construction de 639 salles de classe dans toutes les régions du Mali, la construction et l’équipement de six (06) Centres d’Animation Pédagogique dans le District de Bamako et la construction de l’Institut des Maîtres d’Aguel hoc.

Il y a lieu également de rappeler que le Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE) II, dont la mise en œuvre vient de commencer, soutiendra dans le cadre de l’amélioration de l’accès, la construction et l’équipement de 2.350 salles en moyenne par an pour le premier cycle et 431 pour le second cycle de l’enseignement fondamental.

Afin d’accélérer la scolarisation, notamment celle de la petite fille, le PISE II favorisera la mise en place des écoles de premier cycle assurant la continuité éducative des six (06) années d’études et l’augmentation du nombre de cantines scolaires appuyant l’initiative des collectivités territoriales.

Dans le cadre de l’amélioration de la qualité, entre 2002 et 2005, plus de 10 millions de manuels scolaires ont été distribués, faisant ainsi passé le ratio livre / élève de moins de un livre par élève à 1,4 livre par élève ; 14 000 livres de bibliothèque repartis entre 10 bibliothèques ; 2 852 maîtres élèves sont sortis des IFM ; 4.500 enseignants contractuels ont été formés dans le cadre de la Stratégie Alternative de Recrutement du Personnel Enseignant ; 960 éducateurs ont été formées (dont 300 nouveaux) et 300 Centres d’Education pour le Développement (CED) ont été ouverts en 2005.

Au cours de l’année 2006, les réalisations suivantes ont été effectuées : la distribution de 3.900.000 exemplaires de manuels scolaires dont 103.500 pour les médersas, le recrutement de 3.868 élèves maîtres dans les Instituts de Formation des Maîtres, le recrutement de 2.000 enseignants contractuels pour le fondamental, 364 pour l’Enseignement Secondaire Général, l’Enseignement Technique et Professionnel, les Instituts de Formation des Maîtres et 600 éducateurs pour les CED.

Au niveau de l’Enseignement Secondaire, Technique et Professionnel, outre le lycée de Goundam construit en 2003 et les lycées de Kalabancoro et Mopti construits en 2005, l’Institut de Formation Professionnelle de Bankass a été construit en 2006.

Il est à noter que 39 lycées publics ont été équipés en matériels informatiques dont 25 avec de nouvelles salles informatiques connectées à Internet, soit au total 1.571ordinateurs.

L’Enseignement Technique et Professionnel bénéficiera de reformes qui lui permettront de répondre davantage à la demande du marché de l’Emploi.

Le développement de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle par apprentissage, visera désormais à développer de manière complémentaire la gouvernance des secteurs public et privé de l’Enseignement et de la formation professionnelle, en vue d’en ouvrir l’accès aux couches défavorisées de la population et à répondre aux besoins du marché du travail.

L’objectif du développement de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique et technologique par la diversification des filières en tenant compte des créneaux porteurs et l’amélioration de la qualité des enseignements tout en maîtrisant les effectifs et les coûts de l’enseignement supérieur, sera maintenu et renforcé.

Dans ce cadre on note entre autres la construction de deux (02) décanats et de deux (02) blocs pédagogiques disposant chacun d’un amphithéâtre de 560 places, de 18 salles de classe, de 50 places et de deux (02) salles de 200 places pour le compte des Facultés de Sciences Juridiques et Politiques et de Sciences Economiques et de Gestion issues de la restructuration de la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques.

En matière de recherche, le renforcement des capacités, l’utilisation optimale des ressources disponibles, la dissémination et l’utilisation des résultats de la recherche seront des objectifs à poursuivre dans le cadre de la mise en œuvre du PISE II.

Concernant le renforcement du Partenariat en vue d’une gestion participative et apaisée des espaces scolaires et universitaires, 3.000 Comités de Gestion Scolaire étaient mis en place au 31 décembre 2005.

Au plan de la formation professionnelle et de l’apprentissage, entre 2002 et 2005, 25.000 acteurs du secteur informel (dont 5.000 femmes) ont été formés dans les treize (13) filières suivantes : mécanique-auto, tôlerie-auto, menuiserie métallique, menuiserie-bois, maçonnerie, plomberie-sanitaire, électronique, froid-climatisation, électricité-bâtiment, coupe et couture, teinture, coiffure et transformation agro-alimentaire ; en outre : plus de 12.000 acteurs du secteur moderne ont reçu une formation dans les domaines de l’administration, de la gestion, de l’informatique bureautique et des études de projets.

En 2006, les activités réalisées ont porté sur l’équipement de six (06) centres de formation professionnelle et des ateliers artisanaux dans divers domaines (coiffure, esthétique, couture…), le développement de nouveaux corps de métiers (tapisserie, bâtiments et travaux publics, maroquinerie) et la formation de 2 341 acteurs aux métiers artisanaux en direction du monde rural et de 1 073 agents du secteur moderne.

Au plan de la promotion de l’Emploi, de 2002 à 2005, 972 jeunes ont été formés en entrepreneuriat et plus de 9.000 jeunes ont été placés dans des stages de qualification à travers l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) et l’Agence Nationale pour l’Emploi ; 44 projets de création d’entreprises initiés par des jeunes en 2004 et 2005 ont bénéficié de l’appui de l’APEJ pour leur conception-montage ; en 2005, 33 projets soumises par l’APEJ à des banques ont été financés ; 39 bénéficiaires individuels ont été installés aux Halles de Bamako par la Caisse Associative d’Epargne et de Crédit des Entrepreneurs et Commerçants (CAECE/Jigisèmè) ; en outre la Banque Malienne de Solidarité a financé 2 projets de 1.000 télécentres pour 600 jeunes promoteurs constitués en 30 Groupements d’Intérêt Economique.

En 2006, les activités réalisées ont concerné le renforcement des capacités de 673 acteurs du secteur informel, l’appui à 220 personnes et à 83 promoteurs dans la conception et le montage des projets, la garantie de 107 projets au profit de jeunes promoteurs et le placement de 737 jeunes en stage de qualification et d’apprentissage dans les entreprises.

De façon plus spécifique, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Emploi-Jeunes, l’Agence pour la Promotion de l’Emploi-Jeune (APEJ) a entrepris, au cours de l’année 2006, des actions en vue :

-  du renforcement de l’employabilité des jeunes par l’apprentissage et les stages de qualification, ce qui a permis de placer 1 616 jeunes auprès des entreprises et de former 963 jeunes en apprentissage dans les corps de métier ;

-  de la formation de 1.609 jeunes à la gestion d’entreprises, du financement de 586 projets de jeunes ;

-  de la mise en place d’une ligne de crédit d’un montant de 150 millions de F CFA au profit du Fonds Auto Renouvelable pour l’Emploi pour la garantie des demandes de financement des jeunes commerçants ;

-  de la promotion des travaux à Haute Intensité de Main d’Oeuvre à travers l’aménagement de 171 ha de terres irriguées à Siengo au profit des jeunes ruraux, l’installation de 90 jeunes ruraux à Ké Macina et à l’Office Riz Ségou ;

-  de la réalisation des pistes de désenclavement rural pour les villages de Dougadougou et de N’Gara dans la région de Ségou ;

-  du reboisement de la forêt de Dioforongo.

Dans le domaine de la santé, du développement social, de la solidarité et des personnes âgées, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, de nombreuses actions allant dans le sens du soulagement des populations ont été réalisées. Les actes forts comme la gratuité de la césarienne, l’accès gratuit des malades aux antirétroviraux, la politique soutenue de construction de logements sociaux et la mensualisation des pensions de retraite se sont poursuivis à la grande satisfaction des travailleurs et des autres couches de la population.

La lutte contre le SIDA a été marquée par des progrès considérables dans la décentralisation des soins avec :

-  l’extension du nombre de sites de Prévention de la Transmission Mère Enfant (PTME) : la PTME est actuellement mise en place dans 59 sites (dont 7 hôpitaux à savoir Point G, Gabriel TOURE, hôpital Mère-Enfant le Luxembourg, Ségou, Mopti, Sikasso et Kayes) et 16 Centres de Santé de Référence ;

-  la création de nouveaux centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit : 26 centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit du VIH/SIDA ont été créés ;

-  et l’approvisionnement correct des hôpitaux et des centres de soins en ARV, préservatifs, tests et médicaments IST, ainsi que le suivi biologique des malades.

Cet effort s’est poursuivi au cours de l’année 2006.

En novembre 2006, le nombre de personnes sous ARV (avec prise en charge gratuite), dans notre pays, a atteint 10.000 contre 6.812 en 2005 et 776 en 2003. Ceci confère à notre pays un taux de couverture de 45 %, largement au-delà des 25 % proposés par l’OMS d’ici 2010. Le Mali se classe ainsi parmi les quatre pays d’Afrique les plus avancés en matière de prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

La couverture sanitaire a été considérablement améliorée. En effet, entre 2002 et 2005, 105 nouveaux CSCOM ont été créés avec une dotation initiale en Médicaments Essentiels, faisant passer le nombre total de CSCOM de 624 en 2002 à 729 en 2005. L’équipement de 406 CSCOM existants a été également renforcé. Le taux de couverture sanitaire à 5 km est passé à 48 % en 2005 contre 41 % en 2002. Quant à la couverture à 15 km, le taux est passé à 72 % en 2005 contre 68 % en 2002.

En outre, 5 nouveaux centres de santé de cercle ont été construits (Gao en 2003 ; Fana, Goundam, Abéibara et Ténézé en 2005) et 4 centres ont été réhabilités (Famory DOUMBIA à Ségou, Yanfolila, Yorosso et Ansongo).

Tous les centres de santé ont été dotés de matériels de laboratoire et de chirurgie et 11 Etablissements Publics Hospitaliers ont été aussi dotés en équipements médicaux spécialisés.

Ces actions se sont poursuivies en 2006 par la construction et l’équipement de 23 nouveaux CSCOM, la construction et la réhabilitation de 6 Centres de Santé de référence, le renforcement de l’équipement de 8 Centres de Santé de référence, la poursuite de l’équipement en matériels médico-chirurgicaux et la réhabilitation des Hôpitaux, notamment la construction et l’équipement du nouveau bloc administratif de l’hôpital Gabriel Touré, la construction et l’équipement du pôle Mère-Enfant de l’hôpital de Ségou, la fourniture d’équipements complémentaires aux hôpitaux de Mopti et de Tombouctou.

A l’Hôpital du Point G, la rénovation des blocs opératoires Cardiologie A et Chirurgie B, celle du service de cardiologie, la construction de nouveaux bâtiments R + 1 à l’urologie et du bâtiment pour la médecine nucléaire, sont en cours de réalisation.

La baisse du prix des médicaments entamée en 2003 avec l’homologation des prix des médicaments essentiels dans le secteur public (PPM, hôpitaux, CSCOM, Centres de santé) s’est poursuivie en 2005 grâce à l’aboutissement des négociations avec le secteur privé ayant conduit à la prise du Décret 06-086/P-RM du 28 février 2006, entraînant une réduction moyenne de 31,5 % sur les prix de 107 médicaments en dénomination commune internationale (DCI) inscrits sur la liste nationale des médicaments essentiels. Le taux de réduction atteint 74,4 % dans certains cas. Les médicaments concernés couvrent au moins 80 % des maladies courantes et constituent ceux qui sont actuellement les plus vendus dans l’ensemble des pharmacies publiques et privées.

En plus de la baisse, il y a une uniformisation des prix des médicaments concernés sur toute l’étendue du territoire national.

Il convient de souligner également les efforts qui ont été faits dans le domaine de la prévention des épidémies et dans l’organisation des ripostes. Dans les 8 régions et le District de Bamako, il a été réussi le pré-positionnement des médicaments, produits, matériels et des fonds ainsi que l’approvisionnement régulier des établissements publics de santé en vaccins et consommables.

Concernant la lutte contre le paludisme, outre les 500.000 moustiquaires imprégnées déjà achetées et distribuées, au cours de l’année 2006, 354.123 autres moustiquaires imprégnées ont été distribués aux groupes vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, à travers la consultation prénatale et le programme élargi de vaccination, la détection et le traitement précoce des cas de paludisme dans les centres de santé et à domicile. Notre ambition pour 2007 est de mettre en place un mécanisme de distribution massive.

Dans le domaine de la Santé de la reproduction, 11.250 kits (dont 7.500 kits pour césariennes non compliquées et 3.750 kits pour césariennes compliquées) ont été distribués en 2005, avec prise en charge gratuite des coûts des actes. En outre, 29 centres de santé ont été équipés en kits de transfusion sanguine.

En 2006, en plus de la distribution de 13.500 kits, il convient de signaler le renforcement du dispositif de prise en charge gratuite de la césarienne à travers notamment la dotation de plusieurs centres de référence en ambulances.

Une autre action d’envergure qui marquera 2007 sera le lancement de « l’opération miracle » dans le domaine de l’ophtalmologie. Fruit de la coopération entre Cuba et le Mali, elle permettra de donner espoir aux très nombreuses personnes qui aujourd’hui risquent de perdre la vue.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l’accès des plus démunis aux services sociaux de base et le développement des activités génératrices de revenus ont retenu l’attention du Gouvernement. Les actions engagées ont contribué à faire baisser l’indice de pauvreté qui est passé de 63,8 % en 2001 à 59,16 en 2005.

Dans le domaine de la Protection Sociale, les principales actions menées au cours de l’année 2006 ont permis de renforcer celles déjà entreprises dans les principaux domaines suivants :

-  l’extension du champs d’application de la protection sociale à travers la réalisation d’études sur l’introduction d’une part des régimes d’accident de travail et maladies professionnelles au profit des fonctionnaires et d’autre part, sur la capitalisation au profit des fonctionnaires et des militaires ;

-  l’étude complémentaire sur le montage institutionnel et technique de l’assurance maladie obligatoire et le Fonds d’Assistance Médicale est en cours de finalisation ;

-  l’élaboration et la mise à disposition du logiciel de contrôle automatisé de paiement des pensions dans les Directions Régionales de la Caisse des Retraités du Mali.

Concernant le domaine de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, les programmes de 2006 ont visé à renforcer les actions déjà engagées et ont consisté, s’agissant de la Femme, en la mise en place de conditions favorisant la promotion économique des femmes de façon durable. Ces programmes ont comporté la réalisation d’infrastructures communautaires, l’équipement de villages, d’organisations et de structures en plates formes multifonctionnelles, l’octroi de micro-crédits et de financement d’activités génératrices de revenus, l’élaboration d’un programme national d’appui aux femmes opératrices économiques et le développement de la promotion économique sous tendu par des activités devant contribuer à la promotion sociale, culturelle et citoyenne des femmes.

S’agissant de la protection et de la promotion des droits de l’Enfant et de la Famille, les activités ont concerné essentiellement la protection des Enfants vivant dans des situations particulièrement difficiles, ce qui a permis le rapatriement et la reconduite à la frontière de 85 enfants victimes de trafic transfrontalier, l’adoption de mesures spéciales de protection des enfants et la promotion du droit aux loisirs.

Dans le domaine de la Jeunesse et des Sports, et s’agissant particulièrement des activités de Jeunesse, 70 jeunes ont été formés en entreprenariat jeunesse et en fabrication de matériels sportifs ; en outre, 170 jeunes ont été formés en menuiserie-bois, menuiserie-métallique, froid, maintenance électronique et teinture ; par ailleurs, 14 projets de jeunes dans les domaines du petit commerce et de l’agro-pastoral ont été financés par le Fonds d’Insertion des Jeunes de la CONFEJES en 2004.

L’année 2006 a vu l’amorce de la mise en œuvre du programme national de promotion de la jeunesse 2006-2008 par la prise en charge des préoccupations fondamentales des jeunes en matière d’emploi, de formation, de citoyenneté et de lutte contre le VIH/SIDA, la participation active du Mali à l’élaboration de la Charte africaine de la jeunesse à Addis-Abeba et au déroulement du Vème Forum pour le développement de l’Afrique.

Concernant les Sports, le Mali a participé, de 2002 à 2005 à 22 compétitions internationales parmi lesquelles on peut signaler : la participation au tournoi de la Solidarité en Athlétisme au Bénin en 2003 où le Mali a remporté la première place ; la participation en 2005 aux 11ème Championnats d’Afrique des Clubs de basket-ball dames au Mali où le Djoliba Dames, a été sacré champion d’Afrique et au Championnat du Monde Francophone de Taekwondo au Niger où Modibo Daba KEITA a remporté la médaille d’or.

En 2006, on note le succès des athlètes maliens au 14ème tournoi de la solidarité organisé du 12 au 14 mai 2006 à Lomé en remportant la première place, l’obtention par Moussa KONATE de la médaille d’or dans la catégorie des poids lourds (91 kg) de la première coupe d’Afrique des Nations de boxe à Libreville (Gabon) ; l’obtention de la coupe de l’Office de Liaison de l’Afrique de football militaire dotée du Trophée du Président Amadou Toumani TOURE (1ère édition) par l’Union Sportive des Forces Armées et de Sécurité du Mali (USFAS) ; le succès éclatant de Daba Modibo KEITA à l’Open International de Taekwondo de New York, aux Etats-Unis d’Amérique ; le sacre de l’Equipe Nationale Junior dames de basket-ball au 9ème Championnat d’Afrique, organisé à Cotonou (Bénin), du 08 au 16 septembre 2006 et sa qualification à la Coupe du Monde de la catégorie à Bratislava (Slovaquie) en juin-juillet 2007, la qualification de l’Equipe Nationale Junior garçons de basket-ball, vice-championne au 15ème Championnat d’Afrique, à la Coupe du Monde de sa catégorie prévue à Vancouver (Canada) en juillet 2007 ainsi que la victoire de l’Equipe Nationale Espoir de Basket-ball dames au 2ème Championnat d’Afrique des Nations des moins de 23 ans qui s’est déroulé à Maputo (Mozambique), du 2 au 9 décembre 2006 et sa qualification au Championnat du Monde de sa catégorie en 2007 à Moscou (Fédération de Russie).

En matière d’infrastructures sportives, en plus de la construction en 2002 de quatre (4) stades (Koulikoro, Tombouctou, Gao et Kidal) et la construction en 2005 du lycée Sportif Ben Oumar SY à Kabala, celle des stades de Bougouni, Koutiala et San évolue de façon satisfaisante.

Dans le domaine de la Culture, d’importantes actions ont été entreprises depuis 2002, parmi lesquelles on peut citer :

-  la réhabilitation de certains sites historiques : Woyowayanko en 2002, le palais de Aguibou Tall à Bandiagara et la Mosquée de la Dina à Hamdalahi en 2003, l’extension du Musée National en 2004 et la réhabilitation de la Mosquée de Komoguel à Mopti en 2005 ;

-  l’organisation de la Biennale Artistique et Culturelle à Bamako en 2003 et à Ségou en 2005 ;

-  la promotion du livre et de la lecture par l’acquisition de 35 800 livres pour le réseau lecture publique et lecture scolaire et la rénovation de bibliothèques de lecture publique et de bibliothèques de lycée ;

-  l’organisation de Manifestations Internationales : 5ème et 6ème Rencontres Africaines de la Photographie respectivement en 2003 et 2005 ; 1ère et 2ème Editions du Festival Triangle du Balafon à Sikasso respectivement en 2004 et 2005 ; et 2ème Edition de la Rencontre des Chasseurs de l’Afrique de l’Ouest en 2005 ;

-  la production de films : film de fiction pour enfants, film documentaire, film de fiction long métrage et d’une série TV ;

-  l’aménagement et l’équipement d’espaces culturels : Tientiguiba DANTE à Ségou en 2004, Mérou BA à Ségou en 2005, ainsi que la construction et l’équipement de l’Espace Lamissa BENGALY à Sikasso en 2005 ;

-  et la construction du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké KOUYATE en 2003. En 2006, les activités réalisées en matière d’action culturelle ont concerné la célébration de Tombouctou, Capitale de la Culture Islamique et l’ouverture de la médiathèque du Centre National de la Lecture Publique avec un Fonds documentaire de 8.000 livres pour adultes et enfants.

En perspective, il est projeté des actions pour faire élire Tombouctou parmi les Sept Nouvelles Merveilles du monde et la construction des musées régionaux de Sikasso, Djenné, Bandiagara et de Gao.

Monsieur le Président de la République,

Les perspectives économiques au cours de l’année 2007 seront marquées par la mise en œuvre de la deuxième génération du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté qui a mis en tête des priorités l’accélération du rythme de croissance économique à travers notamment le développement des secteurs productifs et l’intensification des réformes économiques.

Ce nouvel élan dans la lutte contre la pauvreté nécessitera la mobilisation de ressources extérieures importantes en appui aux efforts internes.

Pour sa part, le Gouvernement saisit toute la portée de l’allègement substantiel du fardeau de la dette consenti par les pays membres du G8 dans le cadre de la nouvelle « Initiative d’Allègement de la Dette Multilatérale » ainsi que des financements acquis dans le cadre du Millennium Challenge Account et du 10ème FED avec l’Union Européenne. Aussi, prendra-t-il toutes les dispositions nécessaires pour mobiliser ces financements et les canaliser vers les secteurs identifiés.

Les infrastructures d’appui à la croissance, les voies d’accès aux marchés sous régional et international, le renforcement des capacités institutionnelles, l’amélioration de la qualité des ressources humaines et de la gouvernance sont autant de domaines retenus comme cibles des futurs projets.

Monsieur le Président de la République,

Dans le domaine de la consolidation des fondements démocratiques de notre pays, des mesures ont été prises pour mettre dans de bonnes dispositions de travail, les structures impliquées dans l’organisation, le suivi et le contrôle des prochaines consultations électorales.

Dans les domaines du travail et du dialogue social, à l’issue de négociations apaisées avec les partenaires sociaux, deux décisions importantes ont été prises dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs en activité et des travailleurs retraités. Ainsi, le Gouvernement, malgré les contraintes budgétaires actuelles a consenti, à compter du 1er janvier 2006, une révision des grilles indiciaires des fonctionnaires des catégories B1 et B2. Il a également décidé, à compter du 1er janvier 2007, une augmentation de 2, 5 % de la valeur du point indiciaire des grilles de traitement de l’ensemble des personnels civils et militaires. Les pensions gérées par la Caisse des Retraites du Mali seront majorées dans les mêmes proportions et dans les mêmes conditions.

L’incidence financière annuelle totale de ces nouvelles mesures, qui s’ajoutent à celles déjà adoptées par le Gouvernement, représente sept milliards neuf cent millions (7 900 000 000) de F CFA.

On peut noter également la relecture de quatre (04) conventions collectives de travail : la convention collective des Banques, Assurances, et Etablissements Financiers, la convention collective des Systèmes Financiers Décentralisés, la convention collective des Industries Alimentaires et la convention collective des Centres de Santé Communautaires.

En 2007, il est prèvu l’organisation des élections professionnelles.

Dans le domaine de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, le plan opérationnel du Programme de Développement Institutionnel a enregistré le démarrage de sa phase d’exécution à travers notamment le concours financier et technique de l’Union Européenne adossé à un instrument dénommé Programme d’Appui à la Réforme Administrative et à la Décentralisation.

Dans le domaine de la Justice, la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de la Justice se poursuit. Les actions du Gouvernement dans ce domaine ont porté essentiellement, comme les années passées, sur le renforcement des capacités et l’amélioration des infrastructures.

Ainsi de 2002 à 2005, 664 personnes (auditeurs de justice, greffiers, secrétaires de greffes et parquets, surveillants de prisons) ont bénéficié d’une formation initiale et 1278 d’une formation continue ; en outre 120 auditeurs de justice, 182 greffiers, 166 secrétaires des greffes et parquets et 201 surveillants de prisons ont été recrutés. En outre un effort important a été fait en matière de réalisation d’infrastructures au profit de la Justice :

-  construction des Palais de Justice de Douentza en 2002, Ménaka en 2003, de l’Institut National de Formation Judiciaire en 2004, de la Cour d’Appel de Bamako et du Palais de Justice de Yélimané en 2005 ;

-  réhabilitation des Palais de Justice de Markala, Niono, Sikasso et Gao en 2002 ; de la Cour d’Appel de Kayes, des Palais de Justice de Kita, de San et du tribunal de 1ère Instance de la commune III de Bamako en 2003 ; du Palais de Justice deDiéma en 2004 ; des Palais de Justice des Communes II, III, IV, VI du district de Bamako, ainsi que de Markala, Kita, Ségou et Mopti en 2005.

En2006, il a été réalisé :

-  la construction d’un immeuble abritant la Direction Nationale de l’Administration de la Justice, la Direction Nationale des Affaires Judiciaires et du Sceau et la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée ;

-  la rénovation de la maison d’arrêt de Koulikoro avec la réalisation d’un quartier destiné au Tribunal Pénal International pour le Rwanda ;

-  la construction de la maison d’arrêt d’Ansongo.

En matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, les pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako et Mopti sont opérationnels car ils ont été dotés de moyens nécessaires à l’accomplissement correct de leur mission.

Au plan de la sécurité des biens et des personnes, en 2006, dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et le braquage sur les principaux axes routiers, des actions majeures ont porté sur :

-  le renforcement des ressources humaines par la formation en cours de 300 Gendarmes, 315 Gardes et 250 Fonctionnaires de la Protection Civile ;

-  l’acquisition de 30 véhicules, 25 motos, 02 ambulances, 01 Camion incendie ;

-  la construction de deux (02) Commissariat de Police ;

-  la construction et la réhabilitation des services de transmission de la Police Nationale ;

-  la construction de deux (02) Brigades Territoriales de Gendarmerie ;

-  la construction de la Direction Régionale de la Protection Civile de Tombouctou ;

-  la construction de 21 nouveaux postes de police dont dix sept (17) aux frontières ;

-  la création de sept (07) postes de sécurité temporaires et d’un peloton de Sécurité à Amalaoulaou.

Des mesures spécifiques ont été prises pour sanctionner les infractions au code de la route, afin de freiner la progression des accidents de la circulation.

Monsieur le Président de la République,

Le Gouvernement est demeuré attentif aux conditions de vie et de séjour de nos compatriotes vivant à l’extérieur.

L’appui et l’accompagnement nécessaires ont été apportés à ceux d’entre eux faisant l’objet de mesures de reconduite à la frontière.

Le Gouvernement s’est pleinement investi auprès des autorités des pays concernés afin que ces opérations se déroulent dans le respect de la dignité des personnes concernées.

Les visites que nous avons reçues de nombreuses personnalités politiques, des hauts responsables de grandes Institutions internationales témoignent à suffisance de l’audience de plus en plus affirmée de notre pays sur la scène internationale.

Cette reconnaissance de la Communauté internationale et ces succès nous les devons à certaines valeurs intrinsèques et à la qualité de notre gestion publique. Ces valeurs seront préservées et consolidées.

Dans le cadre des réunions internationales, notre pays a participé :

-  au 8ème Sommet des Leaders et Chefs d’Etat de la CEN-SAD tenu à tripoli (Libye) les 1er et 2 juin 2006 ;

-  au Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO, tenu à Abuja (Nigéria) le 06 octobre 2006 sur la crise ivorienne ;

-  le Mali, ayant succédé au Chili à la tête de la Communauté des Démocraties pour la période 2006-2007, a préparé et organisé à Bamako le 19 mars 2006 la réunion du Convening Group de cette organisation qui a regroupé 16 pays ;

-  la diplomatie malienne a joué un rôle déterminant dans l’élection de notre compatriote Hamadoun I. TOURE au poste de Secrétaire Général de l’Union Internationale des Télécommunications.

Les visites des personnalités ci-après ont permis de renforcer notre diplomatie. Il s’agit, entre autres :

-  de Son Excellence Monsieur Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal ;

-  de Son Excellence Monsieur Mouammar Al Kadhafi, Guide de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, Populaire et Socialiste, Monsieur Mouammar Al Kadhafi,

-  de Son Excellence Monsieur Hugo Chavez FRIAS, Président de la République Bolivienne du Venezuela ;

-  de Son Excellence Monsieur John KUFUOR, Président de la République du Ghana ;

-  du Premier Ministre du Grand Duché du Luxembourg, Monsieur Jean Claude JUNKER ;

-  du Premier Ministre des Pays-Bas, Monsieur Jan Peter BALKENENDE ;

-  et de l’Honorable Madame Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada.

Monsieur le Président de la République,

L’année 2007 verra l’organisation des élections présidentielle et législatives, des moments forts et exaltants où notre peuple choisira celles et ceux qui seront appelés à gérer son destin de 2007 à 2012. Je ne doute pas qu’à cette occasion, comme par le passé, il puisera dans ses ressources morales et patriotiques multiséculaires, la force requise pour manifester de nouveau sa maturité, son sens de l’Etat et de la Nation hérité de nos valeurs ancestrales. Il ne peut d’ailleurs en être autrement pour un peuple dont le combat pour l’indépendance et la liberté a toujours été cité en exemple.

En 2007, le peuple malien tout entier sera debout comme un rempart pour la consolidation de sa démocratie chèrement acquise dont la vivacité et la pérennisation ont toujours été au centre de vos préoccupations depuis cinq ans. C’est pour cela qu’il vous a souverainement confié sa destinée.

Monsieur le Président de la République,

Depuis que nous avons l’honneur et le privilège de servir notre pays sous votre haute autorité, vous nous avez constamment administré la preuve de votre conviction profonde de voir notre pays relever tous les défis auxquels il est confronté dans le cadre de l’accélération de son développement. Cette conviction, le peuple malien le partage avec vous et c’est ce qui explique les succès que le Mali ne cesse de remporter.

Monsieur le Président de la République,

Au seuil de la nouvelle année, permettez-moi une fois de plus de vous souhaiter, à vous-même et à tous vos proches, une bonne et heureuse année 2007.

Que Dieu, le tout puissant, fasse de l’année 2007 une année de bonheur, de progrès et de concorde pour tous les enfants de notre pays !

Que Dieu protège et bénisse le Mali !


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Voeux 07 PM
Voeux du Premier Ministre au Chef de l’Etat
 
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