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VOEUX DU PRESIDENT DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES AU CHEF DE L’ETAT

   
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M. Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, Président du HCCT
Photo AMAP

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Sacrifiant à l’heureuse tradition d’échanges de vœux au seuil du nouvel an, j’ai l’insigne honneur et le sentiment de fierté au nom du Haut Conseil des Collectivités de venir vous exprimer de nouveau, à votre famille et à tous vos collaborateurs nos vœux les meilleurs de bonne santé et de prospérité afin que vous poursuiviez la belle œuvre de construction nationale du pays dont le rayonnement au-delà de ses frontières s’affirme de plus en plus.

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

L’année 2006 arrive à son terme, une autre ouvre ses portes pour finir certainement comme la précédente. Il en sera ainsi éternellement.

Observée sous cet angle, la logique de la succession inéluctable et irrévocable des années, semblables à celle des jours, apparaît très souvent comme un phénomène banal, si elle n’est ponctuée de faits et d’œuvres structurants.

Le passage de l’année 2006 à l’année 2007, qu’il nous est donné aujourd’hui de célébrer, au-delà de la symbolique de la théorie de la chronologie du temps, interpelle chacun d’entre-nous pour faire le bilan de l’année qui s’achève, capitaliser nos réussites mais aussi et surtout méditer sur nos échecs, en vue de mieux nous éclairer pour l’avenir.

A cet égard, l’année 2006 aura été jalonnée par des faits qui marqueront d’un trait indélébile la vie des maliennes et des maliens en général dont vous avez le suffrage.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Le Haut Conseil des Collectivités à l’instar des autres institutions, jouant à vos côtés son rôle d’interface, salue vivement votre implication personnelle, votre clairvoyance, votre sens du devoir et de la responsabilité dans le traitement de la crise sécuritaire de Kidal.

La paix est un impératif national qui assure notre souveraineté et notre intégrité, les collectivités y adhérent en mesurant bien plus toute son importance au vu de vos appréciables réalisations au profit du mieux être de nos populations et la culture de cette paix qui se gagne tous les jours, augure bien des lendemains plus enchanteurs dans toutes les régions.

L’année 2006 aura marqué de façon singulière la vie du Haut Conseil des Collectivités et de l’ensemble des Collectivités Territoriales du Mali.

Aussi permettez-moi, Excellence Monsieur le Président, de jeter un regard quelque peu succinct sur le chemin parcouru, dont les étapes réalisées, répondent pleinement à la mission essentielle de mon institution, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales, laquelle mission entre autres est de s’investir à l’amélioration de la qualité de la vie des citoyens vivant à l’intérieur des collectivités, conformément aux dispositions de l’article 99 de notre Constitution.

D’abord, l’aboutissement de la loi portant Statut des élus des Collectivités territoriales a été salué par l’ensemble des élus locaux.

Par l’adoption de cette loi, notre pays a fait un nouveau pas dans l’approfondissement du processus de décentralisation.

Le Statut des élus des Collectivités territoriales établit un équilibre cohérent entre les droits et les devoirs des élus locaux.

Au-delà des incitations matérielles qu’elle augure pour les élus des Collectivités territoriales, cette loi édicte le droit à la formation, à l’information, mais aussi et surtout, le droit à la protection contre les menaces, outrages, injures ou diffamations dont les élus locaux peuvent être l’objet dans l’exercice de leur fonction.

Il s’agit là d’une avancée majeure, car elle comble un vide qu’aucun Gouvernement du Mali indépendant n’a comblé et du coup, affiche si haut, la volonté politique de votre Gouvernement de soutenir la décentralisation dans notre pays. Assurément elle contribuera à accroître l’efficacité des Collectivités territoriales.

Tous les élus des Collectivités territoriales, par ma voix, vous adressent leurs remerciements et s’engagent résolument à vos cotés pour mériter ce bénéfice.

L’adoption de la nouvelle loi électorale comporte également plusieurs innovations dictées par la maturation de notre processus démocratique, dont la plus importante est le parrainage indispensable d’élus nationaux et locaux du candidat à l’élection présidentielle.

Le parrainage par des élus locaux, dont la fonction vient d’être magnifiée par l’adoption de la loi portant Statut des élus des Collectivités territoriales, replace, à la fois, et l’élu local et la Collectivité Territoriale au centre des enjeux électoraux de notre pays.

L’examen et l’adoption par le Conseil des Ministres du 26 octobre 2006 du document de politique nationale de décentralisation sont de nature à symboliser la consolidation et l’irréversibilité de la décentralisation que vous avez sans cesse énoncées ; outre ces mesures, les projets de textes portant création d’un Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales et de projet de loi sur la création du Centre de Formation professionnelle et de Perfectionnement des Elus et du Personnel des Collectivités Territoriales, offrent à la décentralisation de véritables moyens de réalisation de ses nobles ambitions.

L’année 2006 aura été marquée également par le démarrage effectif du Programme d’Appui à la Réforme de l’Administration et de la Décentralisation (PARAD) ; avec comme toile de fond, la nécessaire adaptation de l’administration d’Etat à la réforme de décentralisation.

Un tel programme, avec sa composante développement institutionnel centrée sur la réorganisation des services de l’Etat et le développement de la décentralisation, sera de nature à améliorer l’offre de prestation de l’Etat en direction des Collectivités territoriales.

Nous apprécions à sa juste valeur au bénéfice de nos collectivités cet éclatant et impressionnant transfert de ressources financières de700% inscrit, au budget d’Etat de 2007 et représentant près de 90 milliards de nos francs ; ce à quoi s’ajoute l’’exercice de la maîtrise d’ouvrage de ce pactole par les collectivités.

Que dire alors de la loi portant création et administration des villages, fractions et quartiers ?

Tout cela témoigne de la constante volonté du Gouvernement d’assurer la cohérence et l’efficacité des différentes autorités de proximité que constituent les Maires, les Chefs de villages, de Fractions et de Quartiers.

Une synergie entre ces différentes autorités incarne la quiétude et la paix sociale, vivier naturel de tout développement.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Au plan national, et, parlant de votre bilan à la tête du Mali, l’année 2006 aura été celle de la consécration.

En briguant le suffrage du Peuple malien en 2002, vous avez juré de défendre la Patrie et l’intégrité du territoire national, de vous engager pour assurer un meilleur cadre de vie et un mieux être aux maliennes et maliens et de consolider l’Etat de droit et la démocratie, si chèrement acquis par notre Peuple.

En parlant de serment, qu’il me soit permis de rappeler ce que le Président Modibo KEITA a répondu à un message de la Jeunesse de l’US-RDA, venue jurer devant lui pour défendre la révolution, je cite : « Jurer n’est qu’un jeu de langue et de mots s’il n’engage la conscience et l’âme de la personne qui l’a prononcée » Fin de Citation.

On peut affirmer, Monsieur le Président, sans risque de se tromper que le serment que vous avez pris devant le Peuple malien, souverain, votre mandant, n’a été ni un jeu de langue, ni un jeu de mots.

L’année 2006 aura vu vos efforts inlassables couronnés de succès, en témoigne déjà le caractère cyclique des inaugurations d’infrastructures de toutes natures, empreintes de joie et d’allégresse.

Ces inaugurations ressemblent à la période des moissons où les récoltes de fonio, de mil, de mais, de coton, de riz, d’igname, de wandzou, de niébé, d’arachide à la faveur d’une bonne pluviométrie, se suivent et se ressemblent. Car elles sont toutes annonciatrices de bonheur après un si dur labeur.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

L’inauguration de nombreuses infrastructures, dont les plus emblématiques sont, entre autres, les ponts de Kankéla, en troisième Région et Wabaria en septième Région, les nombreuses routes du développement, les aménagements hydro agricoles, les équipements de téléphonie et les milliers de logements sociaux réalisés à Bamako et dans toutes les Régions du Mali, en sont les illustrations les plus remarquables.

Toutes ces infrastructures participent au bonheur des maliennes et des maliens, tout comme les moissons le sont pour les communautés rurales. Elles se succèdent les unes après les autres.

En m’attardant particulièrement sur les logements sociaux, il me plait de constater que le rythme accru des livraisons et la diversification sans cesse grandissante de leur champ d’implantation ont largement contribué à étancher la soif de nos compatriotes en toit, ce toit, qui, à juste titre, est un des signes ostentatoires de dignité et d’ennoblissement de la personne humaine.

La politique de logements sociaux a, en outre, comblé tous les espoirs jadis déçus, dans ce domaine.

Désormais, celle menée par votre Gouvernement depuis 2002 nous rassure tant par la tenue de vos promesses que par l’amplitude des perspectives à court, moyen et long termes.

Les logements sociaux illuminent en nous l’image d’un grand puits gorgé d’eau ; les maliennes et les maliens y boivent allègrement, soit à l’aller, soit au retour.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Il s’agit assurément d’une autre façon de voir et de faire pour notre pays et dont votre action quotidienne est porteuse.

Les Maliennes et les Maliens avaient soif d’une telle manne céleste.

Que Dieu en soit loué. Ils l’ont obtenu grâce à votre sens de respect du serment que vous avez pris avec eux.

Toutes ces actions énumérées avec insistance à n’en pas douter, procèdent de l’amélioration des conditions de vie des populations à l’intérieur des Collectivités, une des missions constitutionnelles, fondement de l’existence même du Haut Conseil des Collectivités du Mali.

Les élus des Collectivités territoriales et les Conseillers nationaux, par ma voix, vous en félicitent et vous en remercient très sincèrement.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Je ne saurais parler suffisamment de ce tableau sans évoquer les avancées remarquables de notre pays en matière de bonne gouvernance.

A cet effet, la politique de décentralisation, conçue et mise en œuvre, fait du Mali le pays d’inspiration le plus visité à travers de voyages d’études et d’échanges aux fins de s’enquérir de son expérience en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Les nombreuses sollicitations et invitations adressées au Haut Conseil des Collectivités à travers les quatre (04) coins du monde, lors de rencontres internationales pour témoigner de l’expérience malienne en matière de démocratie et de bonne gouvernance, ne constituent-elles pas des marques de considération et d’estime pour l’ensemble des maliennes et maliens en général et la classe dirigeante malienne en particulier ?

S’y ajoutent l’esprit de tolérance et le respect de la différence qui caractérisent les plus hautes autorités et vous, singulièrement Monsieur le Président de la République.

A la faveur de cette tolérance de l’autre, l’exercice trop prononcé de la liberté d’expression travestit les règles de bienséance et aboutit souvent à des comportements pour le moins outrageants.

Face à ces dérives, vous avez toujours fait preuve, Monsieur le Président, d’une très grande maîtrise de soi pour mettre les libertés chèrement acquises par notre peuple et la concorde nationale, au-dessus de tout.

Au Haut Conseil des Collectivités, nous vous exhortons à persévérer dans cette voie. Les mois à venir seront encore plus exaltants car ils seront chargés d’une série de scrutins, faisant même de l’année 2007, une année électorale, un test de maturité de notre démocratie qui s’affirme à chaque échéance du défi national.

Vos dernières invitations à Washington et à Bruxelles, qui ont davantage rehaussé l’éclat de notre pays ne finiront sans doute pas de faire de jaloux, d’inspirer des nations mais surtout de combler les espoirs d’un peuple plus que jamais convaincu de la justesse de votre politique de bonne gouvernance.

A cet effet, nous prophétisons les élections générales de 2007, sereines, transparentes et crédibles. Le seul victorieux étant le Peuple du grand Mali.

A l’orée de la nouvelle année, permettez-moi, Monsieur le Président, de vous formuler encore une fois des vœux sincères de santé, de longévité et de succès pour vous-même, votre famille et tous ceux qui vous sont chers.

Que le Tout Puissant vous permette d’avoir une excellente santé physique et morale pour répondre aux attentes multiples et multiformes des maliennes et maliens. Puisse l’année 2007 voir la prospérité du Mali grandir encore davantage sous votre bienveillante autorité douée de pédagogie, de patience et de générosité.

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, permettez-moi avant de terminer d’implorer pour notre Peuple, la miséricorde et l’assistance plus grande de notre Seigneur, Allah, pour faire de notre pays, le Mali, un havre de paix et de prospérité tant matérielle que morale. C’est à lui et à lui seul, l’omnipotent, l’omniprésent et l’omniscient vers lequel nous tendons les mains pour conjurer tout mauvais sort contre notre cher Mali en boutant hors ses frontières, l’ennemi commun Satan vecteur d’égoïsme, de méchanceté, de discorde et de malédiction de toutes sortes, en prononçant ces prières à chaque moment de notre vie : Al - Fâtiha.

Je vous remercie

 
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